Éditorial :

Une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne !

À l’approche des Jeux Olympiques de Tokyo qui se dérouleront au cours des mois de juillet et août 2021 et qui s’annoncent déjà comme une grande fête du sport, la tentation est grande de comparer la Superdivision que nous vivons avec l’une des épreuves phares des Olympiades : la course de 400m sur piste, l’épreuve d’athlétisme certainement la plus difficile, car elle demande à ses spécialistes de disposer tout à la fois de qualités opposées de vitesse et d’endurance. Après trois mois d’une compétition rythmée et intense et à 3 jours de la dernière journée de la Superdivision, nous sommes à quelques encablures de l’arrivée, ce moment que les coureurs du tour de piste décrivent comme « s’ils couraient contre un mur », où l’acide lactique leur brûle les muscles et ne leur permet plus d’avancer ! Seuls les mieux entraînés et ceux disposant d’un véritable mental de champion coupent le ruban en tête.

 

Si les 4 équipes les plus valeureuses de la Ligue 1 nous ont offert un superbe spectacle au cours de cette Superdivision, il n’en reste plus que 2 à pouvoir aspirer au titre, la course infernale ayant fait son écrémage lors de la 5e et avant-dernière journée. Tous leurs joueurs sont au bout du rouleau après avoir disputé 17 matchs en 85 jours, mais tout va pourtant se jouer au cours des dernières 90 (voire 95) minutes, certainement les plus dures de la saison ! Il en va ainsi de toutes les finales de se disputer à la fin d’un tournoi où les organismes sont épuisés. C’est la raison pour laquelle les finales sont rarement le plus beau match d’une compétition, que ce soit la CAN, la Coupe du Monde ou la Ligue des Champions. Mais elle est la plus belle des victoires et la plus cruelle des défaites qui se joue tout autant avec son cœur, ses tripes et son mental qu’avec ses jambes.

 

Le sélectionneur actuel de l’équipe de France, Didier DESCHAMPS, qui s’y connait en finale pour en avoir remporté de nombreuses en tant que joueur et entraîneur (Coupe du Monde, championnat d’Europe, la Ligue des Champions…), avait déclaré à ses joueurs, quelques minutes avant la finale de la Coupe du Monde 2018 remportée en Russie : « Une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne. Dans une finale de Coupe du monde, on ne retient que le vainqueur, jamais le finaliste. Faites-le pour la France, vos proches et pour vous ».

 

Mimos, vous avez été fantastiques jusqu’à maintenant ! À vous de gagner, pour l’ASEC Mimosas, vos proches et pour vous !

 

Benoît YOU