Éditorial :

Ça va chauffer !

Un peu de répit avant le sprint final ne peut pas faire de mal aux organismes de nos athlètes tant la première phase a été intense. Ainsi après avoir joué 12 matchs en 54 jours (soit un match tous les 4 jours en moyenne) et avant d’avoir à en jouer 6 en 20 jours (soit un match tous les 3 jours), disposer de plus de 2 semaines sans compétition officielle n’est pas un luxe.

 

Cette semaine est consacrée à la récupération, à certains peaufinages tactiques alors que 5 Mimos ont été sélectionnés pour participer au stage de l’équipe nationale des joueurs locaux, à Sol Béni, sous la houlette des sélectionneurs nationaux, Patrice BEAUMELLE et Maxime GOUAMÉNÉ.

 

Cette Super division s’annonce comme une compétition très relevée avec 4 belles équipes qui vendront chèrement leur peau après tous les efforts consentis pour en arriver là. Parmi ces 4 chasseurs de titre, nous retrouvons deux équipes qui ont déjà au moins un titre de champion à leur palmarès (26 pour l’ASEC Mimosas et 1 pour la SOA) alors que les deux autres (AFAD et FC San Pedro) voudraient bien le devenir pour la première fois. Les prétendants n’auront pas le droit à l’erreur tant le nombre de matchs est réduit et un faux-départ aura toutes les chances d’être éliminatoires. Que le meilleur gagne, en espérant que cela soit le club le plus titré de Côte d’Ivoire, fort de son expérience de ce genre de compétition et de la qualité de son effectif.

 

Il était difficile de ne pas aborder l’évènement principal de cette semaine même s’il concerne notre rival dont la descente en Ligue 2 constitue une catastrophe tant pour les amoureux de ce club que pour tout le football ivoirien. Voilà l’aboutissement malheureux d’un long processus démarré il y a de nombreuses années en raison d’une absence de vision et d’une gouvernance défaillante. Il est toujours triste de voir des monuments s’effondrer, mais si l’on veut être un peu optimiste pour l’avenir du club vert et rouge, on peut toujours se dire « qu’à quelque chose, malheur est bon » et voir dans cette descente, une opportunité de se reconstruire sur de bonnes bases ! Si certains Actionnaires se sont réjouis de cette relégation (ce qui est de bonne guerre), nous sommes convaincus que, pour se développer, notre club et notre sport ont besoin de deux clubs populaires forts et rivaux. En effet, malgré leurs efforts pour se construire, aucun autre club ivoirien ne peut se targuer aujourd’hui, et certainement pour longtemps, de disposer d’une base de supporters conséquente comme celles de l’ASEC Mimosas ou de l’Africa Sports d’Abidjan qui captent entre 85 et 90% de la population ivoirienne. Le chemin de la reconstruction sera long et la formule selon laquelle « un grand club ne meurt jamais » est plus que jamais galvaudée. L’histoire du sport est remplie de ces institutions qui connurent la gloire avant de s’éteindre et desquelles il ne reste plus grand-chose sauf dans la mémoire de leurs aficionados. Pour cela, chers Actionnaires, vous êtes libres de critiquer vos joueurs, entraîneurs, dirigeants, mais n’oubliez jamais qu’un club, en tant qu’institution, demeure très fragile. Il a besoin d’être défendu et bichonné chaque jour pour que la flamme ne s’éteigne jamais.

 

 

Benoît YOU