Éditorial :

Avec du bon sens !

Après 3 journées de compétition et malgré un départ poussif lors de la 1ère journée, le train jaune et noir semble lancé sur la bonne voie avec 7 points sans avoir encaissé un seul but tout en ayant marqué 3. La route est encore très longue, mais réjouissons-nous de ce bon début en espérant que nos athlètes réussiront à conserver cette vitesse de croisière élevée.

 

Dans notre édito précédent paru le vendredi 2 avril 2021, nous prônions un peu de tolérance et de patience vis-à-vis de tous, joueurs et encadrants, mais aussi vis-à-vis des organisateurs de la compétition, notamment en ce qui concerne la gestion du huis-clos et celle des tests COVID imposés aux joueurs et aux staffs.

 

Le jour de la parution de cet article, la Présidente du Comité de normalisation de la Fédération Ivoirienne de Football (CONOR – FIF) transmettait aux clubs un courrier dans lequel elle indiquait que face à « la situation sanitaire du pays, nous sommes tous en situation d’apprentissage, le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique et nous-même (CONOR-FIF) », prenant la peine, avec humilité, de s’excuser « pour les ratés que vous avez pu constater ».

 

En ce qui concerne les ajustements opérés à partir de la 4e journée (disputer tous les matchs à Abidjan, centraliser les tests COVID, lever le huis-clos en autorisant les supporters à assister aux matchs en respectant les gestes barrières…), si certaines voix se sont élevées pour les critiquer, notamment certaines équipes évoluant hors d’Abidjan, ils nous apparaissent avant tout avoir été pris dans l’intérêt général et surtout sans aucun parti-pris ni arrière-pensées visant à favoriser tel soutien ou à mettre des bâtons dans les roues de tel autre. Cette concomitance (entre la parution de notre article et la décision du CONOR-FIF) a mis de l’eau au moulin de ceux qui voient l’empreinte de Me Roger OUÉGNIN dans toutes les décisions du CONOR-FIF alors qu’il s’agit avant tout de bon sens, cette capacité de bien juger, sans passion, dont Descartes disait qu’il était « la chose du monde la mieux partagée »… pour autant que l’on fasse l’effort de l’utiliser !

 

Sans vouloir idéaliser cette situation transitoire du Comité de Normalisation, l’absence d’ambition personnelle de ses dirigeants pour diriger le football ivoirien à l’issue de leur mission les rend certainement plus libres de prendre des décisions qui pourraient déplaire, mais qui sont essentielles et nécessaires. Et nous ne voyons pas en quoi leur soi-disant absence d’expérience ou de connaissance des rouages du football sont des obstacles pour prendre les bonnes décisions dès lors qu’elles sont prises en concertation et en bonne intelligence. Voilà la révolution copernicienne que doit opérer notre football dont les chantiers sont immenses et les voies à prendre pour le développer assez clairement balisées : s’unir autour d’un projet commun et ambitieux de développement du football en faisant taire les querelles de chapelle qui n’ont d’autres conséquences que de créer la division et maintenir notre sport roi dans les difficultés où il se trouve.

 

Benoît YOU