Me KONE Mamadou (Président du CNACO): « La fin du championnat sera intense »

Loin d’être découragé par l’élimination de l’ASEC Mimosas en Ligue des champions et le parcours difficile de celle-ci en L1, le Président du CNACO, Me Koné Mamadou, pense que la fin de saison sera intense et il demande à tous les membres du club de se préparer à participer efficacement et en toute humilité à cette intensité de fin de championnat.

Interview.

Monsieur le Président, il y a comme un malaise chez certains Actionnaires après les différents matches nuls de l’ASEC en L1 et sa défaite face au Dynamos en Ligue des champion, le samedi 13 septembre dernier. Que pensez-vous de cette situation ?
Quand les résultats sportifs de notre équipe ne sont pas bons, comme on a pu le constater parfois en championnat et surtout dans le cadre de la Ligue des champions, il est normal que certains supporters soient mécontents. Il est normal aussi que lorsque nous sommes battus sur notre propre terrain par le Dynamos alors qu’une victoire nous aurait donné presqu’à coup sûr la qualification pour les demi-finales, des supporters expriment leur désespoir aux dirigeants. S’ils ne parlent pas à leurs dirigeants, à qui parleront-ils ? Toutefois, tout est question de mesure et de ton.

Pourtant, malgré leur désespoir, l’on constate que les Actionnaires se rendent de plus en plus nombreux au stade pour soutenir leur équipe. Comment expliquez-vous cela ?
C’est la preuve justement que les supporters de l’ASEC Mimosas continuent d’aimer leur club et qu’il n’y a pas d’opposition fondamentale à la politique de construction du club que mène le Conseil d’Administration. Il y a juste que c’est la question de l’encadrement technique qui fâche en ce moment. Sans vouloir entrer dans les détails, je voudrais rappeler une vérité universelle aux Actionnaires: aucune situation n’est éternelle. L’erreur serait de se comporter comme si l’on voulait forcer la main au PCA.
Continuons de nous faire mutuellement confiance, dans l’union et en toute responsabilité.

En parlant des Actionnaires, qu’avez-vous à leur dire après notre élimination de la Ligue des champions ?
Lorsque je revois ce qui nous est arrivé, cette année, en Ligue des champions, particulièrement lors du match ASEC-Dynamos du samedi 13 septembre dernier, alors qu’une victoire nous assurait la qualification pour les demi-finales, j’ai l’impression de revivre le match du samedi 16 décembre 1995 contre Orlando Pirates, mais en moins tragique. Et je pense que dans la vie, Dieu ou la Providence vous soumet, parfois, à une épreuve pour voir votre réaction.
Ainsi en 1993, nous avons subi une épreuve à Kumasi, au Ghana, lors d’une demi-finale retour de la Coupe d’Afrique des clubs champions, Kotoko-ASEC. De même en 1995, nous avons subi une autre épreuve contre Orlando Pirates. Face à ce genre d’épreuves, il faut savoir réagir comme nous l’avons fait chaque fois. C’est-à-dire avec dignité.
En retour, parce que nous avons eu le comportement que Dieu ou la Providence attendait peut-être de nous, nous avons gagné la Ligue des champions en 1998 et la Super Coupe en 1999.
Je voudrais donc demander aux Actionnaires de considérer que notre défaite contre le Dynamos, à Abidjan, le samedi 13 septembre dernier, fait partie de ces épreuves de la vie qu’il faut gérer dans la dignité pour espérer des lendemains meilleurs.

Malgré les coups du sort, avez-vous quand même des regrets après l’élimination de l’ASEC Mimosas en Ligue des champions ?
Forcément, toute la famille mimosas a des regrets. Parce qu’il ne nous a pas manqué grand’chose pour être en demi-finale. Mais le sort et sûrement quelques erreurs individuelles en ont décidé autrement. A partir de là, on ne peut qu’avoir des regrets.

A présent, l’ASEC Mimosas doit forcément améliorer sa position au classement en L1 pour espérer disputer la Ligue des champions en 2009. La croyez-vous capable de redresser la situation ?
Bien entendu, je sais notre équipe capable de redresser la situation. Cependant, la vérité aujourd’hui est que nous sommes troisièmes de la L1. Je voudrais demander à toute la famille mimosas d’être humble, d’y croire et de continuer à travailler. Il ne sert à rien de faire des déclarations tapageuses. Travaillons sérieusement, silencieusement et dans l’humilité. J’ai bon espoir que les résultats suivront.

Quel est votre mot d’ordre pour la suite de la saison ?
Je l’ai déjà dit, c’est de travailler dans le silence et avec une grande humilité.

Ce message s’adresse-t-il seulement à l’équipe?
Non, à tout le monde. C’est-à-dire aux dirigeants que nous sommes, à l’équipe et aux supporters, je demande à tous de travailler sur tous les plans. Mais travailler dans le silence ne veut pas dire que nous ne dénoncerions pas les injustices dont nous pourrions être l’objet.

Quel est votre mot de fin, Monsieur le Président ?
Je voudrais dire à tous les Mimos de croire fermement en leur équipe. Il y aura forcément des victoires. Aucune équipe n’est définitivement condamnée aux matches nuls. La fin de la L1 sera intense. Préparons-nous sérieusement dans le silence, dans l’humilité et sur tous les plans pour participer efficacement à cette intensité de fin de championnat national de première division.

Interview réalisée au Caire par K. Ismaël.

LAISSER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

5 + un =