Éditorial :

« La Reine est morte, Vive le Roi »

La disparition de la Reine d’Angleterre, Elizabeth II, a marqué l’actualité internationale ces derniers jours après plus de 70 ans de règne sur la Couronne britannique. C’est alors que le vieux proverbe « Le Roi est mort, Vive le Roi » a rejailli, traduisant la théorie des deux corps du Roi, de l’historien allemand, Ernst Kantorowicz :

 

          « Parce qu’il est naturellement un homme (ou une femme) mortel

          (le), le roi (ou la reine) souffre, doute, se trompe parfois : il n’est

          ni infaillible, ni intouchable, et en aucune manière l’ombre de Dieu

          sur Terre comme le souverain peut l’être en régime théocratique.

          Mais dans ce corps mortel du roi vient se loger le corps immortel du royaume que le roi transmet à son successeur ».

 

Ainsi, quelques heures après le décès de la Reine et avant même son enterrement, le nouveau Roi, Charles III était déjà sur le trône qui ne resta pas longtemps vacant.

 

À l’aube de la nouvelle saison qui a démarré sur les plans nationaux et internationaux le week-end dernier, le champion Mimos, bien vivant, se doit, contrairement au Roi, de remettre son titre en jeu et de confirmer sa suprématie chaque saison. Et même si nous restons sur 4 titres en 6 exercices, il faut aller glaner chaque trophée à la sueur de notre front. C’est bien mieux ainsi, car la satisfaction est, bien évidemment, à la hauteur de l’effort fourni. D’illustres auteurs l’ont bien mieux écrit notamment Pierre Corneille dans la célèbre réplique du Cid : « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Qu’il s’agisse de la Ligue 1 ou de la Ligue des Champions, il en faudra de la persévérance et du travail pour venir à bout d’une saison à rallonge. Rien n’est jamais offert, il n’existe pas de petites victoires et il est important de savoir toutes les apprécier à leur juste valeur.

 

Celle obtenue ce dimanche à Cotonou en fait partie même si elle n’octroie rien, suspendue au résultat d’un match retour incertain prévu ce dimanche dans la capitale politique. Mais elle laisse tout de même espérer une possible qualification pour le prochain tour !

 

Nous pourrons ensuite nous consacrer à la compétition locale, avec un peu de retard, mais surtout avec beaucoup plus de matchs à disputer. Et là aussi, il faudra savoir remettre chaque jour le cœur à l’ouvrage.

 

Ainsi va toute saison sportive. Sans Roi ni Reine, mais avec des champions et des championnes qui méritent tout notre respect dans leur quête de succès.

 

Que cette saison soit belle !

 

Benoît YOU