ACADÉMIE MIMOSIFCOM Interview : Pascal THÉAULT (Directeur de l’Académie MimoSifcom) :

« Chercher à toujours s’améliorer »

Juste après la rentrée, le lundi 29 août dernier, Pascal THÉAULT, le Directeur de l’Académie MimoSifcom a sacrifié un temps de programme d’activité très chargé pour nous accorder une interview dans laquelle nous abordons le fonctionnement de l’Académie MimoSifcom et ce qui la rend différente des autres.

Comment se sont passées les retrouvailles après plus d’un mois de vacances?

Nous avons eu une rentrée marquée par un excellent état d’esprit affiché par les uns et les autres. Les pensionnaires et les encadrants sont motivés. On sent une rigueur, une discipline et surtout une envie et le plaisir de faire les choses, ensemble, le mieux possible. Nous avons la chance de pouvoir servir le football et en particulier le football des jeunes et, dans le même temps, le privilège d’appartenir à un très grand club professionnel, de plus en plus structuré et qui reste une vraie grande famille.

 

Pendant la saison écoulée, certains pensionnaires comme ZANÉ Ousséni, DIARRA Zoumana AMANÉ Akoua Roméo, DIAKITÉ Oumar, KONATÉ Karim ou SALAOU Abondances ont été transférés en Europe ou en Amérique et pendant cette présaison d’autres ont rejoint le groupe professionnel de l’ASEC Mimosas. Au vu de ces résultats, peut-on dire que la saison dernière a été une réussite?

Nous ne fonctionnons pas et on ne raisonne pas à partir d’un résultat et surtout moins sur la réussite (ou non) des transferts de joueurs. En formation, ce qui importe, c’est le chemin. Le résultat n’est que la conséquence du travail. Le résultat immédiat chez les jeunes reste aléatoire. On peut gagner les matchs chez les jeunes et ne pas avoir raison et on peut perdre et se trouver sur le bon chemin. Notre vocation, c’est de former des futurs joueurs qui devront gagner… en pro, lorsqu’il est alors impératif de gagner. Pour cela, concentrons-nous avec passion, courage et humilité à transmettre chaque jour notre savoir au jeune joueur, tant au niveau de son éducation, des aspects humains, sociaux et footballistiques. Nous sommes missionnés pour réussir ce travail. La formation d’un joueur c’est un défi de chaque instant. Le formateur, de nature, n’est jamais satisfait, il doit sans arrêt être habité par le doute et cette recherche de l’excellence.

 

Lors de la réunion de rentrée, vous avez présenté de nouvelles personnes qui faisaient leur entrée dans le staff d’encadreurs de l’Académie MimoSifcom. Qui sont-ils et qu’attendez-vous d’eux?

Des coachs nous ont quittés pour diverses raisons comme cela arrive dans toute structure. Ils ont immédiatement trouvé des points de chute ailleurs et cela nous réjouit parce que notre objectif est non seulement de former des joueurs, mais également des cadres techniques comme ce fut le cas pour AMANI Yao, TRAORÉ Siaka  »Gigi », Maxime GOUAMÉNÉ, ZARÉ Aboubakar, KOUADJO Félix et bien d’autres. Comme dans une équipe de football, quand il y a des départs, il y a des recrutements qu’il faut faire le plus professionnellement possible pour apporter le maximum de compétences afin que l’institution Académie MimoSifcom reste la plus performante possible.

Ainsi, au niveau du staff technique, le coach ZOUH SOH Franck Michel dit coach Kouzo a trouvé une belle opportunité en tant qu’adjoint dans un club professionnel ivoirien. Kevin LIOT a rejoint sa famille à l’étranger et a été remplacé par Jean François PÉRON un formateur d’expérience et également un ancien joueur professionnel français. Pour le secteur médical, nous avons recruté un nouveau médecin, Dr ESLAHPAZIR Jobin qui exerce à la PISAM et qui va nous apporter toute son expérience et son savoir. Nous avons aussi enregistré l’arrivée d’un masseur-thérapeute, Franck LEGOUPIL.

 

Avant même la reprise, vous avez ouvert un tournoi dans les quartiers d’Abidjan. Qu’en est-il ?

L’ASEC Mimosas demeure le club du peuple. Pour être proches de ce peuple, en relation et avec l’aide des quartiers, nous avons remis sur pied ce tournoi de l’ASEC Mimosas, dans 5 quartiers différents et qui se déroule sur 10 jours. Cela nous sert de détection et de repères afin de renforcer nos effectifs. En effet, c’est dans ces quartiers que se trouve la graine que nous façonnons à Sol Béni pour la faire éclore.

 

Quels sont les grands axes de travail, cette saison?

Le mode d’emploi ou la formule reste le même avec des améliorations à chaque fois. Nous avons une citation ici qui dit : «Plus l’Homme grandit, plus la chance du footballeur est grande». Nous sommes dans la recherche permanente du meilleur, dans la discipline, la rigueur avec le bon rythme de travail. À l’Académie MimoSifcom, nous faisons énormément travailler nos jeunes. Nous nous entraînons 8 fois dans la semaine (pour les U16 et U18) auquel s’ajoute 5 heures de cours obligatoire, chaque jour, avec des cours d’anglais renforcés, des initiations à la nage, au karaté, à la danse, au théâtre, etc.  Tout cela parce que nous pensons qu’après cette formation, nos jeunes devraient se sentir en réussite partout dans le monde avec ce maximum de connaissances.

 

Quelle est votre plus grande fierté en tant que formateur à l’ASEC Mimosas?

Je n’ai pas une fierté en particulier. J’essaye de me focaliser sur le jour présent et l’avenir. Mon rêve d’enfant et d’adolescent était d’entrainer… un centre de formation ! Éducateur, et ce depuis plus de 50 saisons, j’ai eu ce privilège de remplir ma vie professionnelle en vivant chaque jour de ma passion : un jeu ! Je mesure ma chance et mon bonheur de pouvoir continuer à servir le football et de servir mon club chaque jour du mieux possible.