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Interview Abdoulaye TRAORE (Ancien attaquant de l’ASEC Mimosas)

« Pourquoi je reviens à la maison »

mercredi 16 nov. 2016 - 12H38 - Consulté 9997 fois

Abdoulaye TRAORE (Ancien attaquant de l’ASEC Mimosas)

L’ancien buteur des Jaune et noir a décidé de faire la paix avec le président Roger OUEGNIN et la grande famille de l’ASEC Mimosas.

Que devient Abdoulaye TRAORE dit Ben Badi ?

Je suis là, je me porte bien. J’ai créé une ONG qui prône des élections apaisées. J’essaye d’avancer avec mes petites idées et je m’accroche.
 

Cela fait politique, alors qu’on s’attendait plutôt à une reconversion dans le milieu du football…

Non, ce n’est pas de la politique. Mon ONG est apolitique. J’ai passé mes diplômes d’entraîneur. J’ai la licence B fédérale. J’ai le football dans le sang et je ne suis pas loin non plus du milieu du football. Il faut rendre à César ce qui appartient à  César. J’ai fait partie du gotha du football ivoirien. J’ai commencé au Stella club d’Adjamé, certes, mais j’ai passé mes plus belles années à l’ASEC. J’apporterai mon expérience et mon soutien à mon équipe de cœur, avec plaisir.

Vous avez pourtant pris vos distances avec l’ASEC…

Entre un père et son fils, il peut avoir des problèmes mais le père reste toujours le père. Il y a eu des incompréhensions dues à une absence de communication. en 2010, lors des élections à la FIF, il y a eu des écarts de langage. J’ai tenu des propos qui ont heurté le président Roger OUEGNIN de l’ASEC. J’ai tenu ces propos, peut-être, parce que j’étais dans le camp opposé. Mais comme vous le savez, dans la vie, on ne peut pas toujours avoir la même vision. Aujourd’hui je regrette ce qui s’est passé. Je demande pardon aux dirigeants de l’ASEC et à tous les Actionnaires que j’ai offensé par mes propos envers le président Roger OUEGNIN. Le plus important maintenant, c’est l’ambition et la vision que nous devons tous partager pour ce club. Aujourd’hui, à Sol Béni, les installations et tout ce qui a été réalisé sont un motif de fierté. 

Quelle était l’atmosphère à l’ASEC en 1989 à l’avènement de Me Roger OUEGNIN ?

L’environnement qui avait été créé autour du club par Me Roger OUEGNIN ne peut pas s’expliquer. Nous étions de fortes têtes dans l’équipe mais le président Roger OUEGNIN a su créer les conditions pour que nous nous mettions tous au service du club. C’était unique. On peut certes copier mais ce sera difficile de faire pareil.

Quels sont les souvenirs qui vous ont marqué ?

Il y en a plusieurs. Je pense particulièrement au match contre l’Africa Sports, en championnat, qui n’est pas allé à son terme. On était menés (2-0) à la mi-temps. En seconde période, j’ai marqué deux buts en 5 minutes et après l’égalisation, l’Africa a quitté le terrain. C’était un match important pour nous parce que le soir même de la rencontre, l’ASEC devait signer un contrat avec un équipementier. Mais au début de cette aventure, il y a eu ce geste de Me Roger OUEGNIN qui est allé me chercher à Avignon pour que je revienne jouer à l’ASEC. Il avait créé toutes les conditions pour ce retour inattendu. A l’ASEC, c’était comme si j’étais toujours à Avignon. Je vivais comme un professionnel. Le président Roger a fait beaucoup de choses pour moi. Je ne peux pas tout dire. C’est pour cela que je regrette sincèrement ce qui s’est passé.

A présent, que comptez-vous apporter concrètement à ce club ?

Ce que nous les anciens de l’ASEC, nous pouvons apporter, c’est notre expérience et notre soutien dans toutes les actions qui vont être posées par le président Roger OUEGNIN et son Conseil d’administration. Nous le suivrons partout dans les toutes les actions de mobilisation pour apporter notre expérience. Je vais m’impliquer davantage dans toutes les activités. Je suis à la disposition de l’ASEC.  C’est à travers cette solidarité que l’ASEC redeviendra le club qu’il était.

L’absence de cette union sacrée explique-t-elle les mauvaises performances actuelles de l’équipe ?

Vous savez, il y a la bataille sur le terrain et en dehors. Selon moi, l’entente au sein d’un club est importante.

Quel message aimeriez-vous adresser à la jeune génération de l’ASEC ?

Il faut qu’ils sachent que l’ASEC est une institution. Lorsqu’on franchit le portail de Sol Béni, nous ne sommes plus dans une équipe, mais dans un club. Quand on y entre, on doit être fier de porter le maillot et défendre les couleurs de ce club. Avec amour et passion.

Quel jugement portez-vous sur le nouveau visage de l’équipe avant l’ouverture de la nouvelle saison ?

L’ASEC peut revenir au sommet du football ivoirien. J’ai vu le recrutement qui a été fait et également l’engouement et la ferveur des Actionnaires. De même que l’engagement du président Ouegnin qui a la confiance de son conseil d’administration. La section football a été confiée à des hommes de terrain qui ont de l’expérience. Il y a aussi le dynamisme apporté par le président délégué, Léonce Yacé. Je n’ai aucun doute sur le retour de l’ASEC au devant du football ivoirien. On fera tout ce qui est humainement possible pour que l’ASEC revienne au premier plan. Les joueurs devront faire leur part dans cette opération de reconquête.

 Source : le quotidien Fraternité Matin du mercredi 16 novembre 2016.

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