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KOUAMÉ Konan Désiré Magloire (Ancien milieu de terrain de l’ASEC Mimosas de 2003 à 2009) :

« Me Roger OUÉGNIN est un président intrépide et protecteur »

KOUAMÉ Magloire est l’un des joueurs qui ont écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du club entre 2003 et 2009. Il en garde de bons souvenirs et les évoque avec beaucoup de plaisir pour la plus grande joie de nos lecteurs.

Que devenez-vous?
Je m’occupe aujourd’hui des jeunes de la Société Omnisports de l’Armée en qualité de coach et de Directeur Sportif. Sur le plan matrimonial, je suis célibataire.

Comment êtes-vous arrivé à l’ASEC Mimosas?
C’était en 2003, à l’issue d’un match amical entre mon centre formateur, le CSIS Kartala et l’équipe réserve de l’ASEC Mimosas que j’ai été retenu pour une série de tests avec l’équipe espoir de l’ASEC Mimosas qui était entraînée par AMANI Yao Lambert César. Après une seule séance d’entraînement avec cette équipe, j’ai été promu en équipe professionnelle dirigée à l’époque par AKA Kouamé Basile. Mais c’est au Mercato de la mi-saison que j’avais pu être intégré dans la liste officielle des pros du club.

Quel a été votre parcours après l’ASEC Mimosas?
J’ai évolué à l’ASEC Mimosas de 2003 à 2009. J’ai porté ensuite les couleurs de la SOA pendant une saison, puis de l’Africa Sports d’Abidjan où j’ai joué pendant 3 saisons, avant de me retrouver à l’AS Tanda pour 6 mois et j’ai terminé ma carrière à l’ES Bingerville, en Ligue 2, en 2014-2015.

Êtes-vous satisfait de votre carrière de footballeur?
Je n’ai aucun regret. Je pense avoir bien fait tout ce que j’avais à faire, avoir donné tout ce que je pouvais aux clubs que j’ai servis, et avoir pris du plaisir à exercer ce métier de footballeur que j’ai beaucoup aimé. Hormis les blessures qui ont freiné ma progression, je n’ai aucun regret à proprement parler.

Quel a été votre coéquipier le plus fort à l’ASEC Mimosas?
Pendant mes années ASEC Mimosas, j’ai joué avec plusieurs générations. Dans chacune d’elles, il y avait à chaque fois un joueur qui sortait du lot. Mais pour moi, le meilleur des meilleurs des différentes générations a été YA Konan Didier. Il était vraiment fort parce qu’il pouvait nous faire gagner un match grâce à son génie et son talent.

Quel est le vis-à-vis le plus fort qui vous posait des problèmes au niveau national?
C’était un joueur du Stade d’Abidjan du nom de YABRÉ Raphaël qui avait fini par évoluer à l’ASEC Mimosas. Il était techniquement au-dessus de la moyenne et il faisait juste et bien ce qu’il devait faire sur un terrain. YABRÉ a été l’un des milieux de terrain qui me posaient de sérieux problèmes dans l’entre-jeu à chaque fois qu’on a joué contre le Stade d’Abidjan.

Et au niveau international?
À ce niveau, c’était l’Égyptien Mohammed Abou TREIKA. Il était très difficile à marquer au milieu du terrain parce qu’il était tantôt à gauche, tantôt au milieu, tantôt à droit et dès qu’il recevait une balle, il la passait aussitôt à un coéquipier. Il ne laissait pas le temps à un adversaire de l’approcher pour le contrer. Et dès qu’il passait la balle à un coéquipier, il se déplaçait aussitôt. Abou TREIKA était un excellent joueur.

Avec quel coéquipier vous entendiez-vous le plus sur le terrain?
Je dirai Arthur Valéry Pierre KOCOU avec qui j’ai constitué un excellent duo défensif au milieu du terrain pendant 5 à 6 saisons. On s’entendait très bien également en dehors du terrain. On était tout le temps ensemble au point que les Actionnaires confondaient nos deux noms.

Quel est celui qui avait le plus l’esprit professionnel?
Je citerai deux coéquipiers : GOORÉ Dacosta Akès et SORO Bakari. Le premier inspirait le respect par son charisme et sa franchise. Il pouvait regarder un coéquipier dans les yeux et dire à celui-ci ce qu’il pensait de lui sans toutefois l’offenser. Il avait aussi une grande capacité à galvaniser ses coéquipiers avant une rencontre ou à les réconforter après une défaite. Le second a été notre capitaine durant deux saisons. Il savait aussi tirer le groupe vers le haut. Je ne suis pas étonné de voir que ces deux coéquipiers ont pu mener une bonne carrière professionnelle hors de nos frontières.

Quel était votre coéquipier le plus sympathique?
Tous les coéquipiers l’étaient. On se fréquentait, on se rendait visite, on formait une famille. Il m’est difficile de citer l’un d’eux comme le plus sympathique.

Y a-t-il un coéquipier que vous avez perdu de vue et que vous aimeriez revoir?
C’est DIARRA Ali. Depuis qu’on s’est quitté en 2007, je n’ai plus eu de ses nouvelles. J’ai appris plus tard qu’il évoluait en Chine. C’était un bon joueur, quelqu’un de bien et de très fraternel avec qui on a passé de bons moments à l’ASEC Mimosas. J’aimerais le revoir ou avoir ses contacts pour communiquer souvent avec lui au téléphone.

Et l’entraîneur qui vous a marqué le plus à l’ASEC Mimosas?
J’en ai connu deux : AKA Kouamé, en 2003 et Patrick LIEWIG, de 2004 à 2009. AKA Kouamé m’a marqué parce qu’il est le coach qui m’a tout de suite donné ma chance quand j’ai obtenu ma qualification en équipe professionnelle. Patrick LIEWIG a fait progresser toute l’équipe sur les plans technique, tactique, physique et mental. Il était contesté par les Actionnaires. Mais nous qui étions avec lui savions tout le bien qu’il nous faisait. C’est d’ailleurs pour cette raison que vous n’entendrez jamais l’un de ses anciens joueurs dire du mal de lui. Personnellement, cet entraîneur m’a beaucoup aidé à progresser sur les plans tactique et mental.

Quel est le meilleur souvenir de votre passage à l’ASEC Mimosas?
C’est mon premier titre de champion de Côte d’Ivoire, en 2003. On devait gagner les trois derniers matchs du championnat national pour espérer remporter le titre. Et on l’a fait en une semaine contre trois des quatre grands clubs de légende d’Abidjan qui sont le Stade d’Abidjan, l’Africa Sports d’Abidjan et le Stella Club d’Adjamé. Ce qui était remarquable, c’est qu’on avait relevé ce défi avec un groupe rajeuni dont la majorité des joueurs arrivait fraichement de l’équipe réserve.

Et votre mauvais souvenir?
C’est un mal que je m’explique encore difficilement et qui a précipité mon départ de l’ASEC Mimosas. Un jour, j’ai ressenti une forte douleur au dos quand je sortais de la douche. C’était le jour même d’un match important de Ligue des champions contre Monomotapa du Zimbabwe. Je n’ai pas pu disputer cette rencontre. Après, il a fallu faire des rééducations à n’en plus finir. Mais j’ai pu continuer de jouer quelques années de plus à la SOA, à l’Africa Sports d’Abidjan, à l’AS Tanda et à l’ES Bingerville.

Avez-vous une anecdote à raconter que vous n’avez jamais dite à quelqu’un?
J’en ai deux concernant le PCA, Me Roger OUÉGNIN. La première est un fait qui s’est produit en 2005. Le PCA avait décidé, pour la fin de saison, d’un challenge de bonus de primes pour chaque victoire. On venait de battre le CO Korhogo et de percevoir une prime de 150 000 FCFA. Le match suivant devait nous opposer à l’éternel rival, l’Africa Sports d’Abidjan. On espérait que le PCA augmenterait encore les primes de match. Un soir, quand il nous a rendu visite pendant la mise au vert, on l’a approché pour lui dire : « Président, demain on jouera contre l’éternel rival. Les primes seront-elles revues à la hausse ». Il a appelé, sur-le-champ, l’intendant Hyacinthe COULIDIATI pour lui demander de ramener nos primes de victoire à 50 000 FCFA. Devant notre étonnement, il a dit que si un derby ASEC-Africa ne nous motivait pas, ce n’est pas une prime, quel que soit son montant, qui le ferait. Et il est resté sur sa décision. Mais on a battu (2-0) l’Africa Sports, le lendemain.

La seconde anecdote a eu lieu, en 2006, le jour d’un match aller de poules contre Enyimba IFC, à Aba, dans le sud-est du Nigeria. Il pleut beaucoup dans cette zone et ce jour-là, une pluie abondante était tombée sur la ville. Lorsqu’on est arrivé au stade, la pelouse était inondée. C’est ce jour-là que j’ai vu l’esprit protecteur et paternaliste du PCA, Me Roger OUÉGNIN, envers ses joueurs et son staff d’encadrants. Les Nigérians ne voulaient pas qu’on ait accès à nos vestiaires. Le PCA est entré dans une colère noire. Il a voulu aller vers le Commissaire au match pour lui demander de faire ouvrir les portes. Des agents des forces de l’ordre et des membres du comité d’organisation d’Enyimba ont voulu l’en empêcher. Le PCA a montré qu’il est intrépide. Il a foncé vers ces hommes qui tentaient de le repousser. Il les a affrontés et s’est frayé un chemin vers le Commissaire au match. Ce dernier a ordonné qu’on ouvre immédiatement les portes de nos vestiaires. Cela a été fait. Mais à l’intérieur, on avait déversé des choses dégueulasses, immondes. Le PCA a encore tempêté et exigé que tout cela soit nettoyé et que les vestiaires soient lavés. Ce qui a été fait et on a pu y entrer pour se préparer et en ressortir ensuite pour arracher le match nul (0-0). J’ai senti que ce Monsieur est prêt à tout pour protéger son équipe. Au match retour, à Abidjan, on l’a emporté (3-0).

Quel est votre mot de fin?
Je remercie toutes les personnes qui m’ont permis d’évoluer à l’ASEC Mimosas. Partout où je me retrouve aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, on m’identifie seulement comme un ancien joueur de l’ASEC Mimosas alors que j’ai porté après les couleurs d’autres clubs nationaux. Cela me réjouit et me fait penser que quelque part, mes performances à l’ASEC Mimosas ont plus marqué les gens que celles que j’ai réalisées dans les autres clubs où j’ai joué. Je profite de l’occasion pour remercier le PCA, ses collaborateurs et les Actionnaires. Je souhaite également une bonne et heureuse année 2021 à la grande famille de l’ASEC Mimosas

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Éditorial :

Un coup d’œil dans le rétro !

À l’occasion de ce premier éditorial de l’année 2021, permettez-moi de vous adresser tous mes vœux pour cette nouvelle année. Par l’intermédiaire de cette rubrique, nous avons pu communiquer tout au long de l’année 2020 sur les évènements qui l’ont jalonnée. Telle est sa mission, et plus généralement des médias de notre club : informer et éclairer.

 

Pour clôturer définitivement cette année si particulière, autorisons-nous à regarder dans le rétroviseur pour se remémorer ces 12 derniers mois si riches en évènements en ayant une pensée pour nos chers disparus en 2020.

 

Tout d’abord, revenons sur le premier éditorial de l’année 2020, publié le 2 Janvier 2020 dans le magazine 1463 et signé de Me Roger OUÉGNIN, avec pour titre : « La FIF au révélateur ». Dans la suite logique de ses combats menés au cours des années précédentes, l’éditorial de notre président, avait pour objectif de mettre en lumière le caractère mensonger des propos du 1er Vice-Président de la FIF au sujet de la politique du Comité Exécutif de la FIF de l’époque sur la formation des jeunes footballeurs et les sélections nationales de jeunes. Les derniers résultats obtenus par l’équipe nationale U20 lors du tournoi UFOA B disputé au Bénin, qualificatif pour la CAN U20 (en Mauritanie), avec une défaite contre les U20 du Burkina Faso ne sont qu’une illustration supplémentaire (si besoin en est) de l’absence totale de vision dans ce domaine de la part des dirigeants fédéraux récemment déchus, et en place depuis septembre 2011. À ce sujet, il serait intéressant de connaître les raisons pour lesquelles le meilleur espoir de la Ligue 1 de la saison précédente (TRAORÉ Bénie Adama) n’a pas été retenu pour cette compétition.

 

Puisque nous abordons la question des jeunes joueurs, nous serions également curieux de savoir où en est le projet C-JEUNE, annoncé avec fanfare et trompettes comme faisant partie du grand projet révolutionnaire du Comité Exécutif déchu pour la formation des jeunes joueurs de football en Côte d’Ivoire.

 

Évidemment, à compter de Mars 2020, la pandémie de COVID-19 a pris le dessus et a occupé les esprits pendant plusieurs mois. Notre magazine a poursuivi son travail d’information et a rempli sa mission de sensibilisation en appelant sans cesse à la « précaution et à la responsabilité » (Numéro 1474 du 19 Mars 2020). Le combat contre le virus n’est toujours pas fini et il convient de rester très prudent pour éviter que la situation ne s’aggrave alors qu’il a déjà fait de si nombreux dégâts en Côte d’Ivoire et dans le monde.

 

L’autre feuilleton qui nous a tenus en haleine (et nous y sommes toujours) tout au long de l’année 2020 est celui des élections à la Présidence de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) puisque le mandat du Comité Exécutif précédent est arrivé à échéance en février 2020. Depuis dix mois donc, la communauté du Football de notre pays attend son nouveau Président. La mise en place d’un Comité de normalisation par la FIFA a clôturé cette année et remis certainement à plusieurs mois l’élection d’un nouveau président.

 

Dans le même temps, malgré l’autorisation des autorités politiques et sanitaires pour la reprise des activités sportives de compétition, les championnats nationaux de football en Côte d’Ivoire sont toujours à l’arrêt. Après avoir posé la question « JUSQU’À QUAND? » dans notre éditorial du magazine n°1500 du 20 Novembre 2020, est venu le temps du « POURQUOI ? » dans celui du magazine n°1502 du 4 Décembre 2020. Cette dernière interrogation a suscité un vif débat parmi les acteurs du football ivoirien pour savoir si l’interruption du processus électoral par la FIFA était réellement la raison pour laquelle les championnats ivoiriens n’avaient pas repris. Chacun a pu se faire son opinion sur le sujet et c’est bien le principal.

 

À défaut de compétitions officielles, c’est un tournoi amical (Tournoi de la Fraternité) qui clôtura l’année sportive et nous aura permis de renouer avec des considérations sportives pour le dernier éditorial de l’année (n°1505 du 24 Décembre 2020) en voyant dans la qualité du jeu produit et des résultats obtenus par notre équipe, « des signes encourageants » pour la saison qui viendra.

 

Finissons cet éditorial en émettant le vœu de voir beaucoup plus de matchs de football en Côte d’Ivoire en 2021. Il s’agit en effet de la raison d’être première de notre Association et plus largement de celle du monde du football ivoirien.

 

Benoît YOU

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ASEC MIMOSAS :

LES VOEUX DU PCA

Voilà que s’achève l’année 2020 avec son lot de surprises, de bons et surtout de tristes évènements. A n’en point douter, elle restera dans nos mémoires comme l’année de la pandémie de la COVID-19 accompagnée de ses graves conséquences pour le monde, la Côte d’Ivoire, le sport et l’ASEC Mimosas. Au niveau de notre club, nous en garderons des souvenirs douloureux et sommes impatients d’en tourner la page, même si les épreuves traversées auront permis de souder encore d’avantage les hommes et les femmes qui œuvrent chaque jour au développement de notre projet sportif et humain. J’ai une pensée pour tous ceux qui ont souffert pendant cette période, soit personnellement, soit par la perte d’un être cher. Je leur adresse tout mon soutien et mon affectueuse compassion.
Pour 2021, à tous les Actionnaires, partenaires, athlètes et encadrants de l’ASEC Mimosas ainsi qu’à tous les salariés de notre association et plus largement à tout le public sportif, je souhaite tout d’abord une santé de fer, si précieuse en ces temps de pandémie. Je vous invite à l’entretenir d’autant plus que quand elle est présente, tout se passe bien.
Au niveau sportif, avant même d’espérer remporter des trophées, que l’avènement de 2021 marque la fin rapide de ce sevrage de 9 mois durement ressenti par tout le monde du football ivoirien, afin que nos joueurs et plus largement tous les joueurs de football en Côte d’Ivoire, reprennent l’exercice courant de leur métier.
J’émets également le vœu que la décision de la FIFA ouvre de nouvelles perspectives pour notre football, tant sur le plan sportif que sur ceux de la bonne gouvernance et de l’éthique, ces valeurs n’étant pas dissociables d’une bonne politique sportive.
Si l’avenir ne s’annonce pas sans embûches, j’ai une grande confiance dans la capacité de notre association à relever les nombreux challenges qui se dresseront devant elle.
 
Excellente année à tous !
 
Maître Roger OUÉGNIN
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Editorial :

Des signes encourageants !

Le Tournoi Orange de la Fraternité occupe l’actualité footballistique ivoirienne et s’il permet aux joueurs de certaines équipes de Ligue 1 et Ligue 2 de se mettre en jambes et aux staffs techniques de faire une revue d’effectif, il permet aussi aux sup- porters d’entrevoir les chances de leurs favoris dans la course au titre pour la saison qui démarrera bien un jour ou l’autre.

 

Les trois premiers matchs disputés par notre club ont donné beaucoup d’espoirs aux Actionnaires qui ont entr’aperçu des qualités fortes chez les Mimos. La première d’entre elles se situe au niveau de la solidité défensive affichée au cours de ces rencontres, avec un seul but encaissé sur une frappe lointaine mal négociée par notre gardien de but international. Comme le disent les grands entraîneurs, les compétitions se gagnent très souvent grâce à la solidité du bloc défensif. Il s’agit donc là d’un premier signe encourageant pour la suite même si des réglages évidents restent à peaufiner entre les joueurs.

 

La qualité d’un bloc défensif dépend, bien sûr, de la qualité des défenseurs mais également (et sur- tout) de l’état d’esprit de tout un groupe qui se met au service d’un projet collectif. Et cela commence par le travail des attaquants et des milieux de terrain dès la perte du ballon. En ce sens, l’on commence à mieux comprendre les choix du staff technique dans la construction de l’effectif et les mots employés par le coach Julien Chevalier dans son interview publiée dans notre magazine n°1497 du 29 Octobre 2020 : « Il faut qu’on puisse travailler avec un groupe solide qui a envie de se battre pour l’ASEC Mimosas. Le plus important est que tout le monde soit à fond sur le projet. Il y a assez d’adversité pour ne pas être totalement motivé. Il faut donc des joueurs impliqués à 100% dans le projet ASEC Mimosas », tirant les leçons de la saison passée.

 

Sur le plan offensif, si les 5 buts marqués en 3 matchs sont encourageants, nous retiendrons particulièrement la capacité de notre équipe à se créer de nombreuses occasions. En effet, si le nombre de buts marqués est un critère d’efficacité offensive, la capacité de se créer des opportunités de scorer est le critère le plus pertinent pour juger de la qualité de l’animation offensive d’une équipe. Développer des actions et créer des déséquilibres pour se retrouver dans une situation favorable face au but est essentiel même si le dernier geste est le plus important pour finaliser le travail et marquer le but. Voyons donc, d’un bon œil, ces nombreuses occasions créées et la volonté de produire un jeu de qualité tout en encourageant les joueurs à travailler toujours plus, afin d’améliorer le ratio nombre d’occasions / nombre de buts, ce qui permettra à notre club d’atteindre les objectifs fixés.

 

Une demi-finale et éventuellement une finale restent à jouer pour encore progresser dans la mise en place de notre équipe. De bons résultats seraient utiles pour emmagasiner de la confiance et poursuivre ce travail dans la sérénité. Souhaitons donc que nous poursuivions dans cette voie dès aujourd’hui face au SC Gagnoa pour que les Actionnaires fêtent Noël dans la joie, en attendant la finale le samedi 26 décembre pour terminer en beauté cette année si particulière.

 

Benoît YOU

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Tournoi de la fraternité Orange/Seconde demi-finale ASEC Mimosas – SC Gagnoa :

Objectif, la finale

L’ASEC Mimosas (leader de la Poule A) reçoit le SC Gagnoa (deuxième de la Poule B), ce jeudi 24 décembre 2020, à 17h00, au Parc des Sports de Treichville, dans le cadre de la seconde demi-finale du Tournoi de la fraternité Orange. Les Mimosas qui ont retrouvé la joie de jouer et de gagner ont un seul objectif : le trophée. Mais il leur faut écarter d’abord le Sporting Club de leur chemin.

Le SC Gagnoa respire la grande forme dans ce tournoi de la fraternité. L’équipe de la Cité du fromager est entrée dans la compétition dans la Poule B de la phase 1. Elle a eu pour adversaires le Stade d’Abidjan qui a été défait (3-0) et l’AFAD battue égale- ment (2-1). Avec ces deux victoires en autant de matchs, le SC Gagnoa a terminé cette étape à la première place de sa poule.

 

Rester vigilants et costauds

 

De son côté, l’équipe jaune et noir fait une bonne impression au public depuis son entrée en lice dans la poule A de la phase 2. Elle a du talent, du caractère et domine physiquement ses adversaires pour leur arracher des victoires à l’usure.

 

Les Mimosas ont enregistré 2 victoires respectivement contre Bouaké FC (2-0 ; 1ère journée), puis face au Racing Club d’Abidjan (2-0 ; 3e journée) et concédé un match nul à l’AS Denguelé (1-1 ; 2e jour- née) pour s’installer en tête du classement de leur poule. Avec 5 buts à leur actif contre 1 encaissé, ils affichent une efficacité offensive impressionnante et un jeu défensif rassurant. Rare- ment dans ce tournoi, la défense mimosas a été sérieusement inquiétée.

 

Cet après-midi, on assistera à un match ouvert entre deux équipes solides à vocation offensive. Les Jaune et Noir pourront s’appuyer sur leurs qualités tout en restant vigilants et cos- tauds comme ils l’ont été jusqu’ici pour arracher leur ticket pour la finale. Les Actionnaires qui iront les soutenir nombreux n’attendent que cela.

 

La première demi-finale débutera cet après-midi, à 15h00, au Parc des Sports de Treichville et opposera l’Africa Sports d’Abidjan (1er de la poule B) à l’AS Denguelé (2e de la poule A).

 

La finale se jouera le samedi 26 décembre prochain, toujours au Parc des Sports de Treichville, à partir de 15h30 et verra le vainqueur de la seconde demi-finale recevoir celui de la première.

 

LE PARCOURS DES 2 ÉQUIPES

 

ASEC MIMOSAS Poule A Phase 2 ASEC Mimosas 2 – 0 Bouaké FC ASEC Mimosas 1 – 1 AS Denguélé RCA 0 – 2 ASEC Mimosas BILAN : 2 victoires et 1 match nul pour l’ASEC Mimosas.

 

SPORTING CLUB DE GAGNOA Poule B Phase 1 Stade d’Abidjan 0 – 3 SC Gagnoa SC Gagnoa 2 – 1 AFAD BILAN : 2 victoires pour le SC Gagnoa en autant de matchs.

 

Poule B Phase 2 FC San Pedro 0 – 1 SC Gagnoa SC Gagnoa 2 – 2 Africa Sports SOA 0 – 0 SC Gagnoa BILAN : 1 victoire et 2 matchs nuls pour le SC Gagnoa.

 

LE PROGRAMME DES DEMI-FINALES

JEUDI 24 DÉCEMBRE 2020 PARC DES SPORTS DE TREICHVILLE

 

Demi-finale 1 – 15H00 : Africa Sports – AS Denguélé

 

Demi-finale 2 – 17H00 : ASEC Mimosas – SC Gagnoa

 

NB : En cas d’égalité au terme du temps réglementaire des demi-finales, il sera procédé di- rectement aux tirs au but. Il n’y aura donc pas de prolongation

 

 

FINALE

SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 PARC DES SPORTS DE TREICHVILLE 15H30 : Vainqueur demi-finale 2 contre Vainqueur demi-finale 1

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Éditorial :

« CARPE DIEM… »

Revoir un match de l’ASEC Mimosas ailleurs qu’à Sol Béni, avec des Actionnaires dans les tribunes, ne fut-ce que pour un tournoi amical, a été un plaisir simple, mais tellement rare depuis 9 mois, que nous en avons profité tant que nous pouvions hier au Parc des Sports. Peu importait le résultat de ce match contre Bouake FC pourvu que nous soyons ensemble aux abords du terrain, à encourager et soutenir cette nouvelle équipe en laquelle nous fondons beau- coup d’espoir. Les bonheurs les plus simples sont désormais devenus les plus recherchés, alors que nous les dédaignions il n’y a pas si longtemps. Voilà une belle leçon que nous a ap- portée cette crise : « Carpe Diem … », sachons apprécier les petits bonheurs, si infimes soient- ils, ne sachant pas de quoi demain sera fait !
En parlant de demain, une autre réflexion nous vient à l’esprit en cette période de validation budgétaire pour l’année 2021. Exercice incontournable de gestion, cet outil visant à prévoir les recettes et les dépenses de l’année suivante oblige à se projeter vers l’avenir, par définition incertain. En ce sens, la formule du célèbre Premier Ministre britannique pendant la 2nde Guerre Mondiale, Winston Churchill pourrait s’appliquer aussi aux Managers et autres gestionnaires : « Un bon politicien est celui qui est capable de prédire l’avenir et qui, par la suite, est également capable d’expliquer pourquoi les choses ne se sont pas passées comme il l’avait prédit ». En me remémorant nos réunions d’élaboration de budgets prévisionnels en novembre 2019, je me souviens de nos interrogations sur l’année 2020 : Comment allaient se dérouler les élections présidentielles en Côte d’Ivoire ? Quel impact auront-elles sur nos activités des mois de septembre, Octobre et Novembre 2020 ? Gouverner, c’est prévoir dit une autre célèbre formule mais comment prévoir l’imprévisible ? L’année 2020 en fut un bon exemple avec la crise sanitaire qui a surpris les meilleurs voyants ou marabouts.
Il nous faut malgré tout accueillir 2021 en nous préparant au mieux malgré toutes les incertitudes qui l’accompagnent et les questions qui restent en suspens : la pandémie de COVID 19 va-t-elle se poursuivre ou être éradiquée grâce au vaccin ? Jusqu’à quand ses conséquences économiques et sociales vont elles se faire ressentir en Côte d’Ivoire et dans le monde ? La Ligue 1 va-t-elle reprendre en Janvier, en Mars ou en Mai ? Qu’en est-il de la saison 2021-2022 ? Un nouvel évènement viendra-t-il bouleverser le monde, l’Afrique ou la Côte d’Ivoire ? Nul ne le sait et plutôt que de tenter de prévoir l’avenir, rêvons-le grand et beau en reprenant la formule de l’auteur de « Le Petit Prince », Antoine de Saint-Exupéry : « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible ».
Benoît YOU
*L’expression latine complète tirée des vers d’Horace, un philosophe romain de l’Antiquité est la suivante : « Carpe diem, quam minimum credula postero » qui signifie « cueille le jour sans te soucier du lendemain ».
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PAROLES D'ANCIEN : YAO Kouassi Martial (Ancien milieu de terrain de l’ASEC Mimosas de 2003 à 2009) :

« L’ASEC Mimosas m’a fait connaître »

Entré à l’Académie MimoSifcom à 14 ans, promu en équipe professionnelle de l’ASEC Mimosas à 17 ans, YAO Kouassi Martial a été l’un des meilleurs milieux de terrain de l’ASEC Mimosas durant les 3 saisons qu’il a passées au club (2006-2009). Aujourd’hui sociétaire de Fujairah SC, aux Emirats-Arabes-Unis, après un parcours qui l’a mené en Tunisie, au Soudan et en Arabie Saoudite, KOUESS comme l’appelle ses amis a accepté de nous raconter ses souvenirs de joueur à l’ASEC Mimosas. 

Que devenez-vous?

Je suis toujours en activité et j’évolue au club de Fujairah SC, aux Émirats-Arabes-Unis. Je suis marié et père d’une charmante petite fille de 4 mois.

 

Comment êtes-vous arrivé à l’ASEC Mimosas?

J’ai commencé tout petit à jouer au football à l’Olympique Sport d’Abobo du Président Hamza GAMAL. C’est lors d’un match contre l’Académie MimoSifcom que Coach Pascal THÉAULT, le Directeur de l’Académie MimoSifcom, m’a repéré et m’a suivi à travers des tests à Sol Béni pour me recruter ensuite au centre de formation de l’ASEC Mimosas. C’était en 2003.

 

Quel a été votre parcours après l’ASEC Mimosas?

Après mon départ de l’ASEC Mimosas en 2009, j’ai évolué successivement dans trois clubs tunisiens qui sont le Stade Tunisien, LPS Tozeur et l’US Ben Guerdane. Puis, je me suis rendu au Soudan où j’ai porté les couleurs d’El Merreikh Omdurman avant de revenir en Tunisie pour jouer au club d’AS Gabès. Je suis parti ensuite pour l’Arabie Saoudite, précisément au club d’Al Adalah FC. Après ce club, j’ai signé à Fujairah SC, aux Emirats-Arabes-Unis. Ce club m’a prêté une saison en Arabie Saoudite, à Al-Bukiryah FC. Depuis la saison dernière, je suis revenu au club de Fujairah SC. 

 

Êtes-vous satisfait de votre carrière de footballeur?

Le football, c’est 10% de talent et 90% de chance. Je ne mène pas une brillante carrière, mais tout le monde n’a pas la chance de réussir un parcours de footballeur comme le mien. Je peux donc remercier Dieu pour ce qu’il me permet de vivre dans ce métier passionnant. Je suis satisfait de ma carrière de footballeur.

 

Quel a été votre coéquipier le plus fort à l’ASEC Mimosas?

YA Konan Didier était le plus fort quand j’évoluais à l’ASEC Mimosas. On a commencé ensemble à Abobo. Il avait du talent. Mais sous le maillot de l’ASEC Mimosas, il a pris une dimension plus grande et s’imposait comme le meilleur joueur de l’équipe. Il pouvait nous faire gagner un match à lui seul.

 

Quel est le vis-à-vis le plus fort qui vous posait des problèmes au niveau national?

Je parlerai de BONI Wilfried. C’est un attaquant physiquement costaud et techniquement fort qui nous avait posé d’énormes problèmes au cours d’un match quand il jouait à Issia Wazy. Ce jour-là, il nous avait marqué 3 buts et avait fait un match énorme que je n’ai pas encore oublié.

 

Et au niveau international?

C’est l’Égyptien Mohammed Abou TREIKA parce qu’il était très difficile à marquer. En plus d’être techniquement doué, il jouait à une touche de balle et savait avec quels coéquipiers il devait jouer avant même de recevoir une balle. De sorte que lorsqu’il fallait exercer un pressing sur lui, on était toujours en retard, car il passait le ballon à un coéquipier avant qu’on l’approche.

 

 

 

 

Avec quel coéquipier vous entendiez-vous le plus sur le terrain?

Je m’entendais avec tous mes coéquipiers. J’étais l’un des plus jeunes de l’équipe. Je me concentrais et m’appliquais sur le terrain pour respecter les consignes de l’entraîneur. Je comprenais bien nos schémas tactiques. Je savais ce que chacun de mes coéquipiers devait faire lorsqu’il avait une balle selon qu’on était dans une phase offensive ou défensive. Et j’arrivais à anticiper sur les actions pour tirer le meilleur de chaque situation de jeu. Je m’entendais bien avec ALLI N’Dri Vincent, YA Konan Didier, KOUAMÉ Désiré Magloire, KOUAKOU N’Doua Patrick Irénée, DIOMANDÉ Hamed Hervé, SORO Bakary.

 

Quel est celui qui avait le plus l’esprit professionnel?

ALLI N’Dri était le plus professionnel du groupe. Il montrait toujours l’exemple sur le terrain et en dehors. 

 

Quel était votre coéquipier le plus sympathique?

C’est encore ALLI N’Dri Vincent de Paul. Il était un capitaine courageux qui mettait ses coéquipiers en confiance. Il savait créer aussi une bonne ambiance dans le groupe.

 

Quel est celui que vous avez perdu de vue et que vous aimeriez revoir?

Je suis en contact avec tous mes anciens coéquipiers de l’ASEC Mimosas à travers WhatsApp.

 

Et l’entraîneur qui vous a marqué le plus à l’ASEC Mimosas?

Le Coach Patrick LIEWIG est le seul entraîneur que j’ai connu à l’ASEC Mimosas. Il est aussi un père pour moi. C’est lui qui m’a fait partir en Tunisie. Il m’a marqué grâce à son amour pour le travail. Il était très rigoureux et préparait toujours bien son équipe en ne négligeant aucun détail.

 

Quel est le meilleur souvenir de votre passage à l’ASEC Mimosas?

C’est mon premier but avec l’équipe professionnelle, en Ligue 1, contre l’ES Bingerville, au Stade FHB. On avait gagné 3-0, ce jour-là, j’avais inscrit le dernier but après ceux de DIARRA Modibo Kane et de DIÉ Fonéyé Vincent De Paul. Sur l’action, j’avais reçu une balle en profondeur de YA Konan Didier. J’ai éliminé un défenseur, puis le gardien de but qui était sorti à ma rencontre et j’ai marqué dans les buts vides.

 

Et votre mauvais souvenir?

C’est notre élimination en Ligue des champions 2009 contre Monomotapa du Zimbabwe. Cet échec me fait toujours très mal.

 

Avez-vous une anecdote à raconter que vous n’avez jamais partagée avec quelqu’un?

L’anecdote que je n’ai jamais racontée à quelqu’un a eu lieu en demi-finale aller de la Ligue des champions 2006 contre Al Ahly SC, au National Stadium du Caire. Ce jour-là, le stade était plein à craquer, les tribunes étaient en ébullition et toutes en rouges. Quand on sortait du tunnel pour les échauffements et que j’ai vu cela et entendu le bruit que faisaient les supporters d’Al Ahly, j’ai eu si peur que je suis retourné dans les vestiaires en courant. Je tremblais en me demandant si je pouvais jouer ce match. J’ai même eu l’idée d’aller dire au coach que je ne me sentais pas bien pour ne pas jouer. Mais après, j’ai repris courage pour suivre les coéquipiers à l’échauffement et ma peur a finalement disparu.

 

Quel est votre mot de fin?

Je suis fier de mon parcours. Je remercie le Président Roger OUÉGNIN et tous ses collaborateurs ainsi que tous les Actionnaires. C’est grâce à eux que je mène une carrière de footballeur professionnel. C’est aussi grâce à l’ASEC Mimosas que je suis connu. Je voudrais profiter du canal des médias de ce club que j’aime beaucoup pour saluer le PCA, Me Roger OUEGNIN. Je n’ai pas eu l’occasion d’aller le saluer depuis que je suis parti de l’ASEC Mimosas. Je lui souhaite une excellente santé pour continuer à bâtir l’ASEC Mimosas et à faire le bonheur des Actionnaires.

 

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Éditorial :

De l’importance des symboles

Après Laurent POKOU, Ignace WOGNIN, Eustache MANGLÉ, KONAN Yoboué, Jean KEITA, M’BAHIA BLÉ Kouadio, TOURÉ Mamadou, Victor ÉKRA, Lamine DJIBO, Me KONÉ Mamadou, Pierre BILLON, Daniel DUBOIS, Yves LAMBELIN, Ibrahim BAROUD, THIAM Belafonte, le Coach BAMOGO Boukaré, récemment décédé, a été honoré par l’ASEC Mimosas, le samedi 5 décembre 2020, par l’inauguration d’un espace qui portera désormais son nom, à Sol Béni et plus particulièrement au sein de l’Académie MimoSifcom.

 

Depuis l’avènement de Me Roger OUÉGNIN à la tête de l’ASEC Mimosas, en 1989, le Président du Conseil d’Administration s’est fait un point d’honneur de rendre hommage aux anciens qui ont servi le club. Avant même sa prise de fonction, il s’était fait fort d’aller à la rencontre de la plupart des anciens présidents du club, de Alfred SÉHO et Louis BOAH à AHOUA Kangah Michel, en passant par Me Émile DERVAIN ou encore COULIBALY Lanzéni. La signature des statuts du club par tous ses prédécesseurs encore en vie, puis par les plus grands joueurs, dirigeants et supporters du club fut un autre acte fondateur de son mandat, l’installant sur le fauteuil de Président avec la bénédiction de tous. Gestes symboliques certes, mais qui renforcent l’institution, bien ancrée dans son histoire. Boukaré BAMOGO, par son action et sa fidélité, mérite la place qui est désormais la sienne dans notre longue histoire. Et cela nous rend tous fiers d’appartenir à cette grande famille qui sait reconnaître le travail effectué par les siens, à quelque niveau que ce soit.

 

Dans un autre registre, nous lancions ici même dans notre numéro précédent, un pavé dans la mare en posant la question de savoir « POURQUOI » les compétitions nationales ne reprenaient pas alors que les compétitions internationales battent leur plein et que la FIFA n’a pas interdit cette reprise en interrompant le processus électoral. L’on peut dire que cette interrogation n’est pas tombée dans des oreilles de sourds puisque les réactions ont été nombreuses, souvent partisanes et pas très objectives. Le débat a le mérite d’être lancé et espérons qu’il n’accouchera pas d’une petite souris, mais, au contraire, qu’il débouchera sur la prise de décisions courageuses de la part des acteurs du football, car à poursuivre dans cette voie sans compétitions, c’est la mort du football ivoirien qui se prépare à petit feu.

 

Dans cette grisaille, remercions les initiateurs du « Tournoi de la Fraternité » qui a démarré le mardi 8 décembre dernier et qui oppose 16 équipes de Ligue 1 et de Ligue 2 jusqu’à la finale prévue le 26 décembre prochain. À défaut de compétitions officielles, celui-ci permettra à nos joueurs de s’opposer à d’autres équipes et de mieux jauger la qualité de notre effectif. Cela permettra surtout aux amoureux du ballon rond de revoir leurs clubs favoris sur un terrain de football, et ainsi, de vivre à nouveau leur passion dans un stade.

 

Vivement le vendredi 18 décembre prochain pour le 1er match des Jaune et Noir dans cette compétition.

 

Benoît YOU

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Éditorial :

POURQUOI ?

Ce n’est pas que l’actualité soit devenue débordante, mais nous traiterons de deux sujets totalement distincts dans cette rubrique dont l’un desobjectifs premiers est de poser sur la table certains problèmes et d’apporter quelques éléments de réflexion à nos lecteurs.

 

Nous avons titré récemment (n° 1500 du 20 novembre 2020) cette rubrique :

« Jusqu’à quand ? » Nous y sommes toujours et nous pourrions continuer à poser cette question jusqu’à la reprise des compétitions nationales de football. Cette question en entraîne immédiatement une autre : POURQUOI ? La FIFA est montrée du doigt pour avoir suspendu le processus électoral. Mais pourquoi cette suspension entraîne-t-elle la suspension des compétitions ? En quoi ces deux suspensions sont-elles liées dès lors que la fédération ivoirienne de football continue sa mission de gestion, organise les matchs et les compétitions des équipes nationales…

 

N’y a-t-il pas une autre raison expliquant la suspension des compétitions de football en Côte d’Ivoire ? Nous avons notre petite idée sur la question, mais contentons-nous, pour l’instant, de la poser en espérant qu’elle fera naître un débat parmi les acteurs du football et peut-être bouger les lignes qui sont totalement figées actuellement.

 

Allons sur un deuxième terrain pour poursuivre notre éditorial et intéressons-nous aux différentes rubriques sur les anciens joueurs de l’ASEC Mimosas (« parole d’an- ciens », « le salon des Actionnaires » ou « les grandes dates du club ») qui rencontrent un franc-succès dans notre magazine et sur les réseaux sociaux lors de leurs publi- cations. Cela est dû bien évidemment au plaisir de revoir ces anciennes gloires et au fait de se remémorer (ou de découvrir pour les plus jeunes) leurs exploits. Les Actionnaires sont également curieux de savoir ce que sont devenus ceux qui les ont fait rêver maintenant qu’ils ne sont plus sous la lumière des projecteurs, pour la plu- part d’entre eux.

 

Si certains sont restés dans le milieu du football (comme entraîneur, dirigeant, agent de joueur ou encore consultant dans les médias), il est intéressant d’apprendre que d’autres ont coupé les ponts avec ce monde pour plonger dans une nouvelle vie. Et il n’est pas rare d’en retrouver travaillant dans tous les domaines comme le commerce, les assurances ou encore l’immobilier. Il est clair qu’à 33 ans (âge moyen de la fin de la carrière d’un joueur de football professionnel), la vie est encore longue même si ces joueurs restent marqués à jamais par leurs premières années d’adultes.

 

Le récent décès de Diego MARADONA a entraîné la programmation de nombreux documentaires relatant sa vie extraordinaire (dans le sens « qui sort de l’ordinaire »). Son parcours illustre, à l’extrême, la difficulté de ce métier de footballeur profession- nel ainsi que les dangers auxquels les plus fragiles peuvent être confrontés. Être adulé telle une divinité, à peine sorti de l’adolescence, sans filet de protection, telle une proie livrée à des prédateurs, puis se retrouver jeté en pâture tout aussi violemment ne peut laisser indifférent. Sans vouloir le disculper de ses erreurs et même si d’autres y sont arrivés mieux que lui, comment, avec les armes dont il disposait, aurait-il pu résister à la folie qui s’est créée autour de lui ?

 

En tant que club formateur de joueurs de football professionnel, il en va de notre responsabilité de préparer au mieux ces futurs adultes, sur tous les plans, sportif bien évidemment, mais aussi psychologique ou moral. Il s’agit d’une lourde responsabi- lité, car s’ils aspirent tous à devenir les nouveaux Yaya TOURÉ, Didier DROGBA, Lionel MESSI ou Cristiano RONALDO, aucun n’entrevoit les difficultés qu’il faudra affronter. Sous la lumière des projecteurs se cache un monde cruel dans lequel nous ne voulons pas les dissuader d’entrer, mais dans lequel ils ont besoin d’être bien préparés et bien accompagnés. De plus en plus de reportages évoquent la violence de ce monde du sport professionnel pour les jeunes adolescents. Ainsi a-t-on appris récemment le suicide d’un jeune pensionnaire du centre de formation de Manchester City à l’annonce de la non-reconduction de son contrat. À ce sujet, nous vous recom- mandons la lecture d’un article publié par le magazine mensuel français « So Foot »

(https://www.sofoot.com/deprime-a-la-jeunesse-quand-les-recales-des-centres-de-formation-tombent-dans-la-depression-491698.html

) qui explique bien ce phéno- mène et la nécessaire prise en charge psychologique de ces jeunes.

 

Bien qu’ils soient doués pour une activité (sportive, culturelle ou autre), n’oublions jamais qu’il s’agit de jeunes garçons qui ont avant tout besoin d’un équilibre affectif, d’une éducation et de valeurs.

 

Et pour cette raison, c’est un véritable plaisir de lire les rubriques citées plus haut et d’y apprendre qu’après leur carrière, ils sont devenus des hommes responsables et ont su mener une vie équilibrée. Peut-être devrait-il s’agir de notre principal motif de fierté.

 

Benoît YOU

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Equipe Professionnelle :

3 autres promus de l’académie

Après les BAMBA Aboubakar, TAPSOBA Abdoul Fessal, KONATÉ Karim, KUEVIDJIN Aimé, DIARRASSOUBA Salifou, TRAORÉ Bénie Adama, DIAKITÉ Oumar, FOFANA Halassane, KOUADIO Fulgence et autres, promus dans le courant des deux dernières saisons, l’ASEC Mimosas poursuit la promotion de ses jeunes avec 3 autres joueurs qui intègrent l’effectif de l’équipe professionnelle. Il s’agit du gardien de but DIAKITÉ Alimi Amine (entré à l’Académie MimoSifcom en 2018), du défenseur central ZOUZOU Landry Angenor (entré à l’Académie MimoSifcom en 2015) et de l’ailier droit BOLOU BI Tizié Hermann (entré à l’Académie MimoSifcom en 2017).