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KOUAMÉ Konan Désiré Magloire (Ancien milieu de terrain de l’ASEC Mimosas de 2003 à 2009) :

« Me Roger OUÉGNIN est un président intrépide et protecteur »

KOUAMÉ Magloire est l’un des joueurs qui ont écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du club entre 2003 et 2009. Il en garde de bons souvenirs et les évoque avec beaucoup de plaisir pour la plus grande joie de nos lecteurs.

Que devenez-vous?
Je m’occupe aujourd’hui des jeunes de la Société Omnisports de l’Armée en qualité de coach et de Directeur Sportif. Sur le plan matrimonial, je suis célibataire.

Comment êtes-vous arrivé à l’ASEC Mimosas?
C’était en 2003, à l’issue d’un match amical entre mon centre formateur, le CSIS Kartala et l’équipe réserve de l’ASEC Mimosas que j’ai été retenu pour une série de tests avec l’équipe espoir de l’ASEC Mimosas qui était entraînée par AMANI Yao Lambert César. Après une seule séance d’entraînement avec cette équipe, j’ai été promu en équipe professionnelle dirigée à l’époque par AKA Kouamé Basile. Mais c’est au Mercato de la mi-saison que j’avais pu être intégré dans la liste officielle des pros du club.

Quel a été votre parcours après l’ASEC Mimosas?
J’ai évolué à l’ASEC Mimosas de 2003 à 2009. J’ai porté ensuite les couleurs de la SOA pendant une saison, puis de l’Africa Sports d’Abidjan où j’ai joué pendant 3 saisons, avant de me retrouver à l’AS Tanda pour 6 mois et j’ai terminé ma carrière à l’ES Bingerville, en Ligue 2, en 2014-2015.

Êtes-vous satisfait de votre carrière de footballeur?
Je n’ai aucun regret. Je pense avoir bien fait tout ce que j’avais à faire, avoir donné tout ce que je pouvais aux clubs que j’ai servis, et avoir pris du plaisir à exercer ce métier de footballeur que j’ai beaucoup aimé. Hormis les blessures qui ont freiné ma progression, je n’ai aucun regret à proprement parler.

Quel a été votre coéquipier le plus fort à l’ASEC Mimosas?
Pendant mes années ASEC Mimosas, j’ai joué avec plusieurs générations. Dans chacune d’elles, il y avait à chaque fois un joueur qui sortait du lot. Mais pour moi, le meilleur des meilleurs des différentes générations a été YA Konan Didier. Il était vraiment fort parce qu’il pouvait nous faire gagner un match grâce à son génie et son talent.

Quel est le vis-à-vis le plus fort qui vous posait des problèmes au niveau national?
C’était un joueur du Stade d’Abidjan du nom de YABRÉ Raphaël qui avait fini par évoluer à l’ASEC Mimosas. Il était techniquement au-dessus de la moyenne et il faisait juste et bien ce qu’il devait faire sur un terrain. YABRÉ a été l’un des milieux de terrain qui me posaient de sérieux problèmes dans l’entre-jeu à chaque fois qu’on a joué contre le Stade d’Abidjan.

Et au niveau international?
À ce niveau, c’était l’Égyptien Mohammed Abou TREIKA. Il était très difficile à marquer au milieu du terrain parce qu’il était tantôt à gauche, tantôt au milieu, tantôt à droit et dès qu’il recevait une balle, il la passait aussitôt à un coéquipier. Il ne laissait pas le temps à un adversaire de l’approcher pour le contrer. Et dès qu’il passait la balle à un coéquipier, il se déplaçait aussitôt. Abou TREIKA était un excellent joueur.

Avec quel coéquipier vous entendiez-vous le plus sur le terrain?
Je dirai Arthur Valéry Pierre KOCOU avec qui j’ai constitué un excellent duo défensif au milieu du terrain pendant 5 à 6 saisons. On s’entendait très bien également en dehors du terrain. On était tout le temps ensemble au point que les Actionnaires confondaient nos deux noms.

Quel est celui qui avait le plus l’esprit professionnel?
Je citerai deux coéquipiers : GOORÉ Dacosta Akès et SORO Bakari. Le premier inspirait le respect par son charisme et sa franchise. Il pouvait regarder un coéquipier dans les yeux et dire à celui-ci ce qu’il pensait de lui sans toutefois l’offenser. Il avait aussi une grande capacité à galvaniser ses coéquipiers avant une rencontre ou à les réconforter après une défaite. Le second a été notre capitaine durant deux saisons. Il savait aussi tirer le groupe vers le haut. Je ne suis pas étonné de voir que ces deux coéquipiers ont pu mener une bonne carrière professionnelle hors de nos frontières.

Quel était votre coéquipier le plus sympathique?
Tous les coéquipiers l’étaient. On se fréquentait, on se rendait visite, on formait une famille. Il m’est difficile de citer l’un d’eux comme le plus sympathique.

Y a-t-il un coéquipier que vous avez perdu de vue et que vous aimeriez revoir?
C’est DIARRA Ali. Depuis qu’on s’est quitté en 2007, je n’ai plus eu de ses nouvelles. J’ai appris plus tard qu’il évoluait en Chine. C’était un bon joueur, quelqu’un de bien et de très fraternel avec qui on a passé de bons moments à l’ASEC Mimosas. J’aimerais le revoir ou avoir ses contacts pour communiquer souvent avec lui au téléphone.

Et l’entraîneur qui vous a marqué le plus à l’ASEC Mimosas?
J’en ai connu deux : AKA Kouamé, en 2003 et Patrick LIEWIG, de 2004 à 2009. AKA Kouamé m’a marqué parce qu’il est le coach qui m’a tout de suite donné ma chance quand j’ai obtenu ma qualification en équipe professionnelle. Patrick LIEWIG a fait progresser toute l’équipe sur les plans technique, tactique, physique et mental. Il était contesté par les Actionnaires. Mais nous qui étions avec lui savions tout le bien qu’il nous faisait. C’est d’ailleurs pour cette raison que vous n’entendrez jamais l’un de ses anciens joueurs dire du mal de lui. Personnellement, cet entraîneur m’a beaucoup aidé à progresser sur les plans tactique et mental.

Quel est le meilleur souvenir de votre passage à l’ASEC Mimosas?
C’est mon premier titre de champion de Côte d’Ivoire, en 2003. On devait gagner les trois derniers matchs du championnat national pour espérer remporter le titre. Et on l’a fait en une semaine contre trois des quatre grands clubs de légende d’Abidjan qui sont le Stade d’Abidjan, l’Africa Sports d’Abidjan et le Stella Club d’Adjamé. Ce qui était remarquable, c’est qu’on avait relevé ce défi avec un groupe rajeuni dont la majorité des joueurs arrivait fraichement de l’équipe réserve.

Et votre mauvais souvenir?
C’est un mal que je m’explique encore difficilement et qui a précipité mon départ de l’ASEC Mimosas. Un jour, j’ai ressenti une forte douleur au dos quand je sortais de la douche. C’était le jour même d’un match important de Ligue des champions contre Monomotapa du Zimbabwe. Je n’ai pas pu disputer cette rencontre. Après, il a fallu faire des rééducations à n’en plus finir. Mais j’ai pu continuer de jouer quelques années de plus à la SOA, à l’Africa Sports d’Abidjan, à l’AS Tanda et à l’ES Bingerville.

Avez-vous une anecdote à raconter que vous n’avez jamais dite à quelqu’un?
J’en ai deux concernant le PCA, Me Roger OUÉGNIN. La première est un fait qui s’est produit en 2005. Le PCA avait décidé, pour la fin de saison, d’un challenge de bonus de primes pour chaque victoire. On venait de battre le CO Korhogo et de percevoir une prime de 150 000 FCFA. Le match suivant devait nous opposer à l’éternel rival, l’Africa Sports d’Abidjan. On espérait que le PCA augmenterait encore les primes de match. Un soir, quand il nous a rendu visite pendant la mise au vert, on l’a approché pour lui dire : « Président, demain on jouera contre l’éternel rival. Les primes seront-elles revues à la hausse ». Il a appelé, sur-le-champ, l’intendant Hyacinthe COULIDIATI pour lui demander de ramener nos primes de victoire à 50 000 FCFA. Devant notre étonnement, il a dit que si un derby ASEC-Africa ne nous motivait pas, ce n’est pas une prime, quel que soit son montant, qui le ferait. Et il est resté sur sa décision. Mais on a battu (2-0) l’Africa Sports, le lendemain.

La seconde anecdote a eu lieu, en 2006, le jour d’un match aller de poules contre Enyimba IFC, à Aba, dans le sud-est du Nigeria. Il pleut beaucoup dans cette zone et ce jour-là, une pluie abondante était tombée sur la ville. Lorsqu’on est arrivé au stade, la pelouse était inondée. C’est ce jour-là que j’ai vu l’esprit protecteur et paternaliste du PCA, Me Roger OUÉGNIN, envers ses joueurs et son staff d’encadrants. Les Nigérians ne voulaient pas qu’on ait accès à nos vestiaires. Le PCA est entré dans une colère noire. Il a voulu aller vers le Commissaire au match pour lui demander de faire ouvrir les portes. Des agents des forces de l’ordre et des membres du comité d’organisation d’Enyimba ont voulu l’en empêcher. Le PCA a montré qu’il est intrépide. Il a foncé vers ces hommes qui tentaient de le repousser. Il les a affrontés et s’est frayé un chemin vers le Commissaire au match. Ce dernier a ordonné qu’on ouvre immédiatement les portes de nos vestiaires. Cela a été fait. Mais à l’intérieur, on avait déversé des choses dégueulasses, immondes. Le PCA a encore tempêté et exigé que tout cela soit nettoyé et que les vestiaires soient lavés. Ce qui a été fait et on a pu y entrer pour se préparer et en ressortir ensuite pour arracher le match nul (0-0). J’ai senti que ce Monsieur est prêt à tout pour protéger son équipe. Au match retour, à Abidjan, on l’a emporté (3-0).

Quel est votre mot de fin?
Je remercie toutes les personnes qui m’ont permis d’évoluer à l’ASEC Mimosas. Partout où je me retrouve aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, on m’identifie seulement comme un ancien joueur de l’ASEC Mimosas alors que j’ai porté après les couleurs d’autres clubs nationaux. Cela me réjouit et me fait penser que quelque part, mes performances à l’ASEC Mimosas ont plus marqué les gens que celles que j’ai réalisées dans les autres clubs où j’ai joué. Je profite de l’occasion pour remercier le PCA, ses collaborateurs et les Actionnaires. Je souhaite également une bonne et heureuse année 2021 à la grande famille de l’ASEC Mimosas

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Éditorial :

Jusqu’à quand ?

Voilà huit mois (plus de 250 jours) que le dernier match de football de Ligue 1 s’est disputé en Côte d’Ivoire et en scrutant l’horizon, nous ne voyons toujours rien venir. Arrivera-t-on à une année entière sans football en Côte d’Ivoire ? On n’en est pas très loin et il s’agirait d’un triste record. Effet immédiat, les clubs et les équipes tuent le temps, en s’entraînant, en disputant des matchs amicaux, puis en s’arrêtant pour reposer leurs finances.

 

Pendant combien de temps encore pourrons-nous continuer ainsi ? C’est à la fois un miracle d’être encore en vie, mais c’est surtout une catastrophe à tous les niveaux, car un club de football professionnel sans compétitions n’a plus beaucoup de raison d’être et, si l’on s’amuse aux jeux des comparaisons, c’est un peu comme, « le jaune sans le noir », « Mimos sans Sifcom (et SIFCA) », « Un match de l’ASEC Mimosas sans Actionnaires », « une semaine sans le magazine Mimosas », ou encore, « une bière sans bulles » ou « du riz sans sauce et sans piment » !

 

C’est possible, mais c’est bien triste ! Et pourquoi pas bientôt, des matchs sans joueurs ou sans ballons !

 

Le seul motif d’espoir est de voir cette année 2020, qui marche sur la tête, sur le point de tirer sa révérence. Personne ne la regrettera alors qu’elle fût annoncée, avec tambours et trompettes, comme une année 20/20 !

 

Pendant ce temps et puisque nous parlons de chiffres ronds, notre magazine poursuit sa route et publie cette semaine son 1500e numéro, anniversaire qui démontre la persévérance de notre Association malgré les difficultés du secteur de la presse écrite en Côte d’Ivoire et dans le monde. 1500 semaines à informer, analyser, disséquer l’actualité de notre club pour les Actionnaires. Si cette mission n’est pas aisée en cette période pauvre en évènements sportifs, elle oblige nos équipes à se creuser les méninges pour maintenir allumés la flamme et l’amour des Actionnaires envers leur club.

 

Cette flamme, il en était un qui l’avait allumé dans sa jeunesse à Abidjan et qui la fit briller de mille feux pendant de nombreuses années dans le grand nord de la Côte d’Ivoire, à Ferkessédougou. Dans son fief, l’un des tout premiers ingénieurs agronomes de Côte d’Ivoire s’était fait fort d’être, chaque année, le meilleur comité d’Actionnaires. Il s’en est allé, mais le feu brille toujours chez lui où, dès le portail jaune et noir franchi, l’on découvre, dans son salon, de nombreuses photos et objets démontrant son amour éternel pour le club jaune et noir. Edi Kouadio Georges ne lira pas ce 1500e numéro, mais à l’heure de le mettre en terre, nous savons que son souvenir restera à jamais dans la mémoire de notre Association.

Qu’il repose en paix, la flamme ne s’éteindra jamais !

 

Benoît YOU

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Éditorial  :

Chaque vie est un roman !

En lisant le récit du parcours de OUATTARA Kalpi Wilfried dans ce magazine, il apparait clairement que nous portons tous, en chacun de nous, une histoire à raconter et une expérience à comprendre.

La vie de ce jeune joueur professionnel de 22 ans, formé à l’Académie MimoSifcom et évoluant désormais dans le championnat de 1ère division de Suède, n’en est qu’à ses débuts, mais nous avons jugé que son parcours singulier jusque-là était intéressant à raconter en ce qu’il porte de symbolique et d’exceptionnel.

Pourquoi juge-t-on intéressant de raconter tel parcours et pas tel autre ? Plusieurs éléments vont amener le biographe ou le journaliste à vouloir partager l’histoire de tel ou tel personnage. Parmi eux, l’on peut citer les vies ou les séquences de vies susceptibles d’émouvoir les lecteurs en en faisant ressortir les aspects hors du commun. Le dernier exemple en date à l’ASEC Mimosas fut la réalisation du film documentaire sur les 30 années de Présidence de Me OUÉGNIN à la tête de l’ASEC Mimosas. Son réalisateur s’est attelé à toucher la corde sensible des Actionnaires en retraçant le parcours d’un homme tout en leur faisant revivre, à travers les archives, les moments forts de la vie du club, qu’il s’agisse des grandes victoires comme des plus cruelles défaites ! En plus de transmettre de l’émotion, l’auteur s’attachera souvent à faire ressortir l’humanité de son sujet, qui parlera au plus grand nombre. Car, à travers le récit de chaque vie, l’intérêt est de tenter de comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui a permis à un homme ou une femme « comme tout le monde » de devenir un génie ou un criminel, un despote ou un saint.

Ces vies riches et faites d’épreuves traversées (et parfois surmontées), de grandes joies, d’immenses peines ou de moments de désespoir, si elles sont une formidable matière pour les romanciers, ne sont pas obligatoirement les plus simples à vivre. Souvenons-nous de ces grands artistes, écorchés vifs, ayant vécu dans la misère et dont la reconnaissance ne fut que posthume, tels Verlaine, Rimbaud ou Van Gogh. En sport, les destins de Mohamed Ali, de Diego Maradona ou d’Ayrton Senna sont sans nul doute parmi les plus romanesques dans ce qu’ils ont de tragiques.

A contrario, les vies banales, normales, qui ne donnent pas lieu à de grands récits, ne sont pas obligatoirement les plus tristes ou des vies ratées. Moins exceptionnelles, moins soumises aux crises, elles sont souvent plus paisibles et valent tout autant d’être vécues.

Pour revenir à notre club, la mission de l’Académie MimoSifcom est de donner à chaque jeune une éducation et lui permettre de disposer d’un maximum d’outils pour sa vie future. Nous sommes convaincus que l’éducation est la plus grande des richesses, sans laquelle la vie future d’un homme ou d’une femme n’est pas la même ! Nul ne sait si OUATTARA Kalpi Wilfried aurait été appelé par le sélectionneur de l’équipe nationale A de football s’il n’avait reçu l’éducation dispensée à Sol Béni. Cependant, il est certain qu’il est aujourd’hui plus fort pour affronter la vie et ses épreuves qui se dressent devant lui, armé des bagages qui lui ont été fournis.

 

Benoît YOU

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24/7

Magazine ASEC Mimosas :

Report de parution

Le Magazine ASEC Mimosas-Les Enfants s’amusent N°1499 paraîtra vendredi 13 novembre 2020.
Vous trouverez, dans ce numéro, entre autres, une interview suivie d’un poster du milieu de terrain SYLLA Cheick, et la belle histoire de OUATTARA Kalpi, le néo-Eléphant, formé à l’Académie MimoSifcom.
Réservez, dès maintenant, votre numéro chez votre marchand de journaux.

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Éditorial  :

Sol Béni, réserve d’internationaux !

Les semaines se suivent et l’actualité nationale et internationale ne s’améliore pas avec des crises de toutes natures (sanitaire, économique, politique …) qui se multiplient. En ce qui concerne le football ivoirien, la crise qui le touche n’en finit pas de s’éterniser en créant de graves dégâts pour les clubs qui naviguent à vue, au jour le jour, sans cap ni visibilité, attendant une reprise qui se fait désirer.

Pendant ce temps, chacun tente de poursuivre ses activités comme il le peut, en mode survie, attendant des jours meilleurs. Ainsi en est-il de notre équipe professionnelle qui n’en finit plus de se préparer !

Les équipes nationales se préparent également à entrer dans une phase importante pour la qualification à la prochaine CAN qui est, pour l’instant, programmée pour le mois de Janvier 2022 au Cameroun. Prévue du 9 au 17 Novembre prochain, la tenue des matchs de qualification restent cependant très incertaine, notamment ceux des Eléphants qui doivent rencontrer, dans une double confrontation, les Baréas de Madagascar, à Abidjan le 14 Novembre et à Madagascar le 17 du même mois. Mis à part l’enjeu de cette rencontre, ce qui nous intéresse, c’est l’apparition de nombreux jeunes joueurs formés à l’Académie MimoSifcom dans la liste des joueurs pré-convoqués par le sélectionneur national, Patrice BEAUMELLE. En effet, après la génération des joueurs formés au cours des années 90 dont Gervinho est le dernier représentant et celle de leurs successeurs formés dans les années 2000 (YA KONAN Didier, SORO Bakary, CISSÉ Abdoul Karim, GOHI BI Cyriac, KONAN Ghislain …) dont certains sont encore en activité et portent encore les couleurs nationales, une nouvelle génération de jeunes joueurs pointe le bout de son nez (KOSSONOU Odilon (19 ans – Club Bruges – Belgique), OUATTARA Kalpi Wilfried (22 ans – Ostersunds – Suède), OUATTARA Zié Mohamed (20 ans – Vitoria Guimaraes – Portugal) …) démontrant la permanence de la qualité du travail réalisé à Sol Béni.

A ceux-là, convient-il d’ajouter d’autres jeunes joueurs pré-convoqués par le sélectionneur des Etalons du Burkina Faso pour disputer leurs prochaines rencontres face au Malawi (TAPSOBA Abdoul Fessal (19 ans – Standard de Liège – Belgique), DIARRASSOUBA Salifou (18 ans – FC Saint-Gall – Suisse) aux côtés de l’ancien gardien Mimos Hervé KOFFI).

Rien d’exceptionnel pour l’ASEC Mimosas qui a, de tout temps, été un réservoir pour les équipes nationales. Il est cependant toujours utile de rappeler les faits et intéressant de voir apparaître, tout doucement, cette nouvelle génération de jeunes joueurs, qui sera bientôt complétée, à n’en point douter, par les prometteurs LOUÉ Bayéré Junior (19 ans – Hammarby – Suède), OUATTARA Mohamed Aziz (19 ans – Hammarby – Suède), DIABATÉ Ibrahim Yalatif (20 ans – RCD Mallorca – Espagne) et d’autres un peu plus âgés comme DAO Youssouf (22 ans – Sparta Prague – République Tchèque), KOUAO Franck (22 ans – FC Vizela – Portugal), AIDARA Mohamed (24 ans – FC Vizela – Portugal), BA LOUA D’Avila (24 ans – Vitoria Plzen – République Tchèque) … Les nombreux jeunes qui composent l’effectif de notre équipe professionnelle et qui ont été formés à l’Académie MimoSifcom comme Gaoussou SAMAKÉ, BAMBA Aboubakar, TRAORÉ Bénie Adama, DIAKITÉ Oumar, FOFANA Halassane ou encore KONATÉ Karim sont, eux aussi, autant de futurs internationaux en puissance.

Nous avons entendu à plusieurs reprises au cours de ces derniers mois certains dirigeants de clubs ivoiriens proclamer qu’ils étaient les nouveaux clubs formateurs du pays. S’il faut saluer la prise de conscience de l’importance de la formation pour le développement du football ivoirien et leur volonté de suivre la voie que nous traçons depuis 27 ans, au regard des résultats énoncés ci-dessus, nous leur souhaitons beaucoup de courage, de persévérance et d’humilité pour tenter de déloger notre club de sa position de leader incontesté dans ce domaine en Côte d’Ivoire et en Afrique.

 

Benoît YOU

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24/7

Magazine ASEC Mimosas :

Report de parution

Le Magazine ASEC Mimosas-Les Enfants s’amusent N°1497 paraîtra vendredi 30 octobre 2020. Et ce, en raison du jeudi férié de la fête de Maouloud.
Vous trouverez, entre autres, dans ce numéro, une interview exclusive de Julien CHEVALIER, l’entraîneur principal de l’ASEC Mimosas, parlant de son équipe qui aborde sa 7e semaine de préparation.
Réservez, dès maintenant, votre numéro chez votre marchand de journaux.

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KI Stéphane Aziz (Milieu de terrain) :

« Fier d’appartenir à ce nouveau groupe de l’ASEC Mimosas »

Milieu de terrain doté d’une belle technique et d’un bon coup de pied, KI Stéphane Aziz s’est fait particulièrement remarquer lors du derby inaugural du Stade Olympique Alassane OUATTARA, en étant à la base des 2 buts victorieux de l’ASEC Mimosas. Nous l’avons rencontré pour nous parler de ses debuts à l’ASEC Mimosas .

Peux-tu te présenter et nous retracer le parcours qui t’a conduit à l’ASEC Mimosas?

Je suis KI Stéphane Aziz, un milieu de terrain international burkinabé. J’ai commencé dans un centre de formation de Treichville appelé «Real d’Afrique». De là, j’ai été transféré au Rayo Valecano, un club de la Liga espagnole. J’ai ensuite opté pour San Rogue (Ligue 2 espagnole), avant de me rendre à Chypre pour signer avec le club d’Omonia Nicosie (D1). Je suis parti plus tard pour la Suède où j’ai signé avec Skustuna (D2). Puis, je suis revenu à Chypre dans les rangs du Nea Salamine (D1). Je suis rentré en Côte d’Ivoire au cours de la saison (2018-2019) pour jouer à l’AFAD qui est mon dernier club avant l’ASEC Mimosas.

Quel est ton poste préféré?

J’aime évolué dans le registre du neuf et demi (juste derrière l’attaquant de pointe) pour organiser le jeu et chercher des positions idéales pour tirer au but.

Que retiens-tu du match gala inaugural du stade Olympique Alassane OUATTARA dans lequel tu as été double passeur décisif?

Le match de gala était exceptionnel. On l’a remporté face à l’éternel rival dans des conditions  particulières. On s’est bien battu pour faire plaisir à nos supporters qui avaient envie de voir ce que valait la cuvée 2020-2021 de l’ASEC Mimosas. Je ressors de cette rencontre tout heureux et fier d’appartenir à ce nouveau groupe du club.

Qu’est-ce qui a fait la différence dans le jeu?

On a vite fait de prendre le match à notre compte et d’ouvrir le score juste après la 10e mn. Cela a motivé encore plus le groupe et on a gagné en confiance. On a eu le contrôle du jeu à partir du milieu de terrain et on n’a pas laissé le temps à l’adversaire de s’organiser.

Comment trouves-tu la préparation en cours?

Elle se déroule bien. Ce n’est pas facile, mais avec sérieux et rigueur, on s’adonne au travail. Depuis plus de 6 mois, on a mis l’accent sur l’aspect athlétique. En dépit du manque de visibilité sur la date de l’entame de la saison, on poursuit cette préparation parce qu’on a conscience des nombreux défis à relever.

Quelles sont tes ambitions avec l’ASEC Mimosas?

Je suis venu à l’ASEC Mimosas pour gagner des titres. Cela signifie que je dois disputer tous les matchs avec beaucoup de sérieux.

Quel est ton modèle de joueur et pourquoi?

Lionel MESSI et JAMES Rodriguez sont mes modèles. Ce sont des organisateurs, de véritables passeurs et buteurs. Ils peuvent à tout moment faire basculer un match à leur avantage.

Un dernier mot à l’endroit des Actionnaires?

Je voudrais, avant toute chose, les remercier pour leur amour pour le club et leur dire à quel point on aura besoin d’eux, cette saison, dans les bons, comme les mauvais moments. Qu’ils restent confiants parce qu’on va tout donner pour vibrer ensemble.

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Éditorial  :

Nous sommes tous des ouvriers spécialisés

La diffusion sur la 1ère chaîne nationale ce dimanche 18 Octobre du film documentaire intitulé « L’ouvrier spécialisé », présentant le parcours de l’ASEC Mimosas au cours des 30 dernières années sous la présidence de Me Roger OUÉGNIN a connu un succès considérable au regard du nombre de réactions positives dans les différents médias de notre club. Si une première diffusion privée avait déjà eu lieu le samedi 23 Novembre 2019 à Sol Béni pour quelques invités à l’occasion du 30ème anniversaire de Présidence de Me Roger OUÉGNIN, le grand public n’avait pas eu la chance de voir cette réalisation de Ali DAO, notre jeune réalisateur qui a mis son cœur et ses compétences au service de l’œuvre accomplie.

Si la plupart des réactions a tourné autour de la vision, de l’engagement et de la persévérance de Me OUÉGNIN, de nombreux commentaires ont également souligné la qualité de la réalisation elle-même. Il était important que ce parcours hors-norme soit bien mis en image, par un auteur dont le souci premier était de mettre en valeur le travail réalisé par son Président. Depuis 8 ans, Ali DAO fait partie du service Communication de notre club. Formé à l’ISTC (Institut des Sciences et Techniques de la Communication) au métier de réalisateur (Filière Production Audiovisuelle), il a déjà réalisé plusieurs films pour notre club (« Plus qu’un club », « La reconquête », « La confirmation » …). Courageux, passionné et curieux, il n’a pas hésité à développer de nouvelles compétences et à se mettre au service de tous les autres départements du service Communication par, notamment, la création des visuels du magazine ou de nos réseaux sociaux, la gestion de la communication digitale du club mais aussi en participant à certaines émissions de RJN en tant que consultant sur le football. Voilà un bel exemple de « dépassement de fonctions », expression régulièrement employé depuis quelques années par les entraîneurs de football, friands de disposer de joueurs capables de faire plus que ce qui leur est demandé.

Nous sommes heureux d’accorder cette petite lucarne à ce collaborateur qui a su prendre sa place progressivement dans notre organisation pour en devenir un maillon important. A travers lui, c’est un hommage que nous voulons rendre à tous les travailleurs de l’ombre de notre association, qui ne comptent ni leur temps ni leur énergie pour faire briller l’étoile Mimosas. A ce titre, nous avions déjà mis à l’honneur, dans notre numéro précédent, les jardiniers du complexe de Sol Béni pour le travail abattu autour du terrain Ignace WOGNIN. De même, l’incessant travail de mobilisation réalisé par certains Actionnaires est régulièrement mis en avant dans nos publications.

Le choix du titre du film-documentaire est d’ailleurs significatif de l’état d’esprit qui anime le premier dirigeant du club. Si certains se font appeler « Empereur », « roi » ou « magicien », à l’ASEC Mimosas, au même titre que notre Président, nous nous devons tous d’être des « ouvriers spécialisés ». S’il faut des architectes, des ingénieurs, des maçons ou des charpentiers pour bâtir des cathédrales, sachons rester humbles et chacun à sa place pour construire notre club, que nous soyons Président, Directeur, Professeur, journaliste ou employé de surface. Sans jamais oublier que si « chacun est indispensable, personne n’est irremplaçable » !

 

Benoît YOU

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KONAN Yao Romaric (Défenseur central) :

« Nous avons un bon groupe »

KONAN Yao Romaric, l’homme du match de gala inaugural du Stade Olympique Alassane OUATTARA, a réussi un doublé qui a offert la victoire à l’ASEC Mimosas face à l’Africa Sports d’Abidjan. Il savoure cela, mais reste lucide tout en se projetant sur la nouvelle saison.

Peux-tu te présenter et nous retracer ton parcours avant d’arriver à l’ASEC Mimosas ?

Je suis KONAN Yao Romaric dit « Marinho » pour les intimes. J’évolue au poste de défenseur central et je suis l’une des recrues mimosas de la nouvelle saison. Avant l’ASEC Mimosas, j’ai évolué successivement à l’US Koumassi (2013 – fin 2015), puis à l’AFAD (2016 – 2018) et à l’USC Bassam (2018 – 2019).

 

Comment as-tu vécu ce match de gala inaugural du stade Olympique Alassane OUATTARA ?

Ce match n’était pas qu’une simple rencontre de gala. C’était également un derby ASEC-Africa, le premier de ma carrière. Les dirigeants et les supporters tenaient absolument à la victoire. Il y avait autour de ce match une grosse pression. Nous avons gardé une bonne concentration pour l’aborder. Par la grâce de Dieu, les choses se sont très bien déroulées et je me suis retrouvé au cœur de la victoire de mon équipe. Je suis entré dans l’histoire de ce stade et des derbies ASEC – Africa. J’en suis très heureux et j’espère que cette victoire sera de bon augure pour la nouvelle saison.

 

Justement, tu es entré dans l’histoire de ce Stade Olympique en inscrivant un doublé victorieux. Peux-tu nous relater ces deux réalisations ?

Ces deux buts ne sont pas le fait du hasard. J’ai pris pour habitude de monter aux avant-postes sur les coups de pied arrêtés. Et la veille du match, lors de la séance de mise en place, le coach m’avait demandé d’arrondir pour me positionner au deuxième poteau. J’ai simplement suivi les instructions. Les deux buts sont pratiquement dans le même registre, sur deux coups francs exécutés par KI Stéphane Aziz. J’ai fait ce qu’il fallait pour exploiter les seconds ballons. Le premier sur un coup de tête et le second sur une reprise du pied droit. C’était tout simplement génial.

 

Qu’est-ce qui a fait la différence dans le jeu ?

Nous sommes très bien entrés dans la partie contrairement à l’adversaire. Nous avons été patients tout en déroulant notre jeu pour trouver la faille. Il est vrai que nous avons marqué les buts sur des coups de pied arrêtés, mais nous étions aussi meilleurs dans le jeu.

 

T’attendais-tu as vivre un moment pareil de aussi tôt avec ton nouveau club ?

Avec un club grand comme l’ASEC Mimosas, je m’attends forcément à disputer de grandes et importantes rencontres. Celle-là, par contre, est une agréable surprise parce qu’elle n’était pas dans mes prévisions et intervient au moment de notre préparation.

 

Quel est ton avis sur cet effectif dont tu fais partir qui défendra les couleurs jaune et noir, cette saison ?

Nous avons un bon groupe. Les communications entre joueurs et même avec le staff technique sont excellentes. Nous sommes conscients du travail à accomplir pour être à un très bon niveau.

 

Que penses-tu de ton association avec ZÉBRÉ Yann Wilfred dans l’axe central ?

ZEBRE Yann n’est pas un nouveau coéquipier pour moi. Nous avons déjà été en sélection nationale A’ avec le Coach CAMARA Ibrahim. Nous nous connaissons bien, mais nous avons aussi beaucoup de choses à améliorer.

 

Les projecteurs sont désormais sur toi et tu seras parmi les joueurs les plus attendus. As-tu des appréhensions?

Il y a forcément un gros challenge à relever. Je dois tout mettre en œuvre pour garder le cap. Ce derby gala est désormais derrière nous. Il faut encore s’armer de courage pour travailler afin de réaliser une bonne saison et faire la fierté de tous ceux qui ont placé leur confiance en nous.

 

Un dernier mot à l’endroit des Actionnaires ?

Grand merci à eux pour leur soutien indéfectible. Ils nous l’ont encore démontré lors de ce derby gala. Qu’ils continuent de nous faire confiance et de nous soutenir comme ils savent si bien le faire.

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Éditorial :

Opposition ou complémentarité ?

Dans un documentaire intitulé « José MOURINHO : les règles de vie d’un coach », produit, réalisé et diffusé récemment par la plateforme NETFLIX, le célèbre entraîneur portugais déclarait : « Un entraîneur n’est pas là pour apprendre aux joueurs à jouer au football, à Cristiano Ronaldo comment tirer un coup-franc, à Ibrahimovic comment faire un contrôle de la poitrine ou à Drogba comment prendre le premier poteau et marquer d’une reprise de la tête. On leur apprend seulement à prendre leur place dans l’équipe que l’on coache. L’entraîneur professionnel n’entraîne pas des joueurs, il entraîne une équipe ».

Cette affirmation n’est en rien révolutionnaire, mais elle est une bonne base de réflexion sur la mission de l’entraîneur professionnel et celles d’autres techniciens du football. Si une équipe est bien évidemment constituée d’individualités, l’entraîneur doit avant tout être focalisé sur le résultat obtenu par l’agrégation de joueurs que constitue une équipe. En d’autres termes, pour reprendre les mots d’un autre technicien célèbre, Arsène WENGER : « dans le football, la mission de l’entraîneur n’est pas d’avoir les onze meilleurs, mais de mettre sur le terrain le meilleur onze ».

Ces déclarations attirent notre attention sur un autre métier du football, apparemment proche de celui d’entraîneur professionnel mais qui, en réalité, s’en éloigne au niveau de l’objectif et du quotidien puisqu’il devra essentiellement porter son attention sur l’individu (le jeune joueur) et non le collectif : le formateur de joueurs dont la mission première sera de « gagner le joueur » plutôt que de « gagner le match ». Ainsi devra-t-il préparer le jeune athlète en développement à devenir un joueur professionnel en lui apprenant à tirer, à contrôler, à faire la bonne passe et de l’amener à développer ses qualités athlétiques, intellectuelles et mentales, à savoir jouer en zone ou encore à persévérer et s’accrocher dans la difficulté. Le métier de footballeur professionnel s’apprend, comme tout autre métier et tout comme s’apprennent les mathématiques, la physique ou l’orthographe à l’école. La profession de formateur de joueur se rapproche ainsi beaucoup de celui de l’enseignant alors que l’on pourrait comparer celui d’entraîneur professionnel à celui de chef d’entreprise (ou de manager) qui recrute et utilise des joueurs (ou des cadres et des ouvriers pour le chef d’entreprise) pour obtenir le meilleur résultat possible.

Deux métiers et deux missions clairement définies sur le papier mais, comme souvent, la réalité est hybride et la frontière entre eux pas si tranchée. On notera tout d’abord qu’il est rare qu’un entraîneur professionnel ne soit jamais passé par la case de la formation de jeunes joueurs. Il s’agit en effet souvent d’une première étape très utile dans la carrière d’un technicien. De plus, l’on observe que les joueurs intègrent les équipes professionnelles de plus en plus jeunes (16 – 17 ans pour les meilleurs) alors qu’ils n’ont pas encore achevé réellement leur formation. Dès lors, l’entraîneur professionnel ayant ces jeunes sous sa coupe, devra poursuivre l’accompagnement du joueur à travers un travail de post-formation visant à finaliser son développement. Enfin, en fonction du niveau de formation des joueurs dans un effectif, il n’est pas rare que l’entraîneur doive, en Côte d’Ivoire notamment, rappeler certains principes de jeu élémentaires à certains joueurs adultes.

Au sein de notre club, nous vivons bien cette réalité avec nos deux pôles sportifs que sont :

– D’un côté, l’Académie MimoSifcom, notre centre de formation dirigé par le formateur et    ancien entraîneur professionnel Pascal THÉAULT, de 2002 à 2008 et de nouveau depuis 2017,

– De l’autre côté, notre équipe professionnelle, entraînée depuis 2019 par Julien CHEVALIER, ancien responsable de notre centre de formation entre 2011 et 2017 puis sélectionneur adjoint de l’équipe nationale du Togo.

Le parcours de chacun de ces deux techniciens montre la porosité entre ces deux professions, bien évidemment complémentaires et il ne fait point de doute que leur passage, à l’un comme à l’autre, dans l’autre secteur leur est très utile au moment d’accomplir la mission qui est la leur aujourd’hui.

 

Benoît YOU