INTERVIEW DIAKITÉ Oumar (Ex-Milieu offensif de l’ASEC Mimosas) :

« Je suis conscient du nouveau défi à relever à Salzbourg »

Formé à l’Académie MimoSifcom, DIAKITÉ Oumar, l’ex-milieu offensif de l’ASEC Mimosas, vient de signer au club autrichien de Red Bull Salzbourg. Avant de quitter la Côte d’Ivoire, il a accordé une interview au service communication du club pour parler de son passage à l’ASEC Mimosas et de ses nouveaux défis.

Quels sentiments t’animent après ton transfert au Red Bull Salzbourg d’Autriche en ce début d’année 2022?

Je suis très heureux. Quand on entre à l’Académie MimoSifcom, on rêve d’embrasser un jour une carrière professionnelle de préférence en Europe après avoir défendu les couleurs de l’ASEC Mimosas, notre club formateur. Pour moi, ce rêve devient réalité avec cette nouvelle expérience avec le club autrichien de Red Bull Salzbourg. C’est un bon club qui me convient pour grandir. J’espère m’y épanouir. J’ai une bonne marge de progression. Ce sera à moi de saisir la perche tendue.

 

Peut-on connaître tes nouvelles ambitions avec ce club ?

Je vais évoluer dans un nouvel environnement et dans un contexte différent. Il va falloir m’adapter rapidement. Red Bull Salzbourg a une équipe en 2 Liga (la Ligue 2 autrichienne) et celle-ci s’appelle FC Liefering. Tous les jeunes footballeurs venant d’Afrique qui s’engagent à Salzbourg doivent faire leurs preuves à Liefering. Je vais devoir emprunter le même chemin. Je me rends dans un pays où je ne suis pas connu. Je dois m’affirmer à Liefering pour espérer intégrer l’effectif professionnel de Red Bull Salzbourg. Et ce n’est pas acquis d’avance.

 

C’est donc un véritable défi qui vous attend en Autriche.

Effectivement. Le Red Bull affiche un bon niveau de jeu. J’ai pu le constater quand j’étais là-bas pendant mon stage. Cette équipe avait disputé deux matchs de haut niveau contre celle de l’Atletico Madrid qu’elle a battue (2-0), puis contre la grande formation du FC Barcelone à laquelle elle a posé de sérieux problèmes en Ligue des champions. Je suis conscient du nouveau défi à relever à Salzbourg et je me prépare au mieux pour cela.

 

Comment es-tu entré à l’Académie MimoSifcom ?

J’étais élève et je jouais au football trois fois par semaine, au quartier, les mercredi, samedi et dimanche, avec les garçons de mon âge. Et puis, un jour, l’Académie MimoSifcom a organisé un stage de recrutement au quartier Siporex à Yopougon. Ce test concernait les U16 alors qu’à ce moment-là, j’avais 11 ans. Pendant que le test se déroulait, je jouais à l’écart avec un groupe de 12 amis. Le Coach Julien CHEVALIER, qui était le responsable de la formation à l’Académie MimoSifcom, et ses collaborateurs suivaient le déroulement du test tout en faisant attention à nous les petits. Ils ont vu qu’on jouait bien et le Coach Julien CHEVALIER a retenu tout notre groupe pour effectuer des stages externes à l’Académie MimoSifcom. On venait faire des tests à Sol Béni et on rentrait chez nous. C’est comme ça que j’ai été retenu pour entrer au centre de formation du club jaune et noir.

 

L’Académie MimoSifcom, c’est aussi le sport et les études. Étais-tu un bon élève ou un élève moyen ?

Je faisais partie des meilleurs élèves de l’Académie MimoSifcom si bien qu’en classe de première, j’ai passé avec succès le Bac en candidat libre. Obtenir ce diplôme était une priorité d’une importance capitale pour moi.

 

Plusieurs jeunes du centre de formation du club mènent, depuis quelques années, une carrière professionnelle en Europe. Et tu es de la même génération que la plupart d’entre eux. Faut-il croire que tu es issu d’un groupe béni de l’Académie MimoSifcom ?

On peut le dire et ça fait vraiment plaisir de voir plusieurs jeunes issus de l’Académie MimoSifcom et pratiquement de la même promotion que moi réussir leur début de carrière professionnelle dans de bons clubs européens. Cela démontre la qualité du travail au centre de formation du club.

 

Es-tu conscient que ton départ pour Salzbourg fait aussi de toi un modèle pour tes coéquipiers et tes cadets de l’Académie MimoSifcom ?

C’est vrai. Je pars pour Salzbourg comme un ambassadeur de l’ASEC Mimosas. À partir de là, je deviens un exemple pour mes coéquipiers de l’équipe professionnelle et mes cadets de l’Académie MimoSifcom. Je suis conscient que tout cela est une énorme responsabilité et un défi à relever.

 

Comment avez-vous vécu les trois dernières saisons en équipe professionnelle de l’ASEC Mimosas ?

Je dirai plutôt bien, mais je remercie le coach Julien CHEVALIER pour sa confiance. Il m’a aidé à réussir mon intégration chez les pros. Je ne jouais pas régulièrement au début. J’avais un rôle de Joker. C’est dans ce rôle-là que j’ai marqué un but libérateur en toute fin de match, en 2020, contre Bouaké FC. C’était mon premier but en équipe professionnelle. Et ce match est mon meilleur souvenir au club. J’ai passé trois saisons riches en émotions à l’ASEC Mimosas surtout avec notre sacre en Ligue 1 ivoirienne.

 

Quelles sont les chances de l’ASEC Mimosas, cette année, en Ligue 1 et en Coupe de la Confédération de la CAF ?

Les chances de l’ASEC Mimosas sont réelles dans ces différentes compétitions. La cuvée 2021-2022 est meilleure que celle des deux saisons précédentes parce qu’elle a progressé dans le jeu. Elle est composée de joueurs talentueux et expérimentés. Certains ne jouent presque pas et pourtant, ils sont très forts. C’est la preuve que les places de titulaires sont de plus en plus chères à l’ASEC Mimosas.

 

Quels souvenirs gardes-tu de l’ASEC Mimosas ?

C’est le club auquel je dois beaucoup. L’ASEC Mimosas est ma seconde famille après ma famille biologique. J’ai passé plus de temps à l’ASEC Mimosas que dans ma propre famille depuis mon entrée à l’Académie MimoSifcom. Je garderai toujours de très bons souvenirs de mon passage dans ce club.

 

Quel est ton dernier mot ?

Je dis merci au PCA Me Roger OUÉGNIN, à tous ses collaborateurs, aux Actionnaires, au merveilleux Mur Jaune, à mes différents coachs qui sont Pascal THÉAULT, Julien CHEVALIER, au regretté BAMOGO Boukaré, au coach Fabrice, au coach Félix, à tous mes anciens coéquipiers de l’Académie MimoSifcom et de l’équipe professionnelle. Je remercie également tous mes amis de Yopougon Wassakara où j’ai commencé au centre de formation Étoile Filante. Je souhaite bonne chance à l’ASEC Mimosas dans les compétitions nationales et en Coupe de la Confédération de la CAF.