Editorial :

Le soulagement !

En réponse à l’introduction de la Présidente du Comité de normalisation de la FIF, Mme DAO Gabala Mariam, lors de la rencontre organisée cette semaine avec les dirigeants de clubs, le premier mot qui sortit de la bouche de Me Roger OUÉGNIN, notre Président, invité à prendre la parole au nom de l’ASEC Mimosas, fut: « soulagement ». ENFIN !!! Pouvoir échanger avec des responsables fédéraux de l’avenir de notre football. Cela faisait si longtemps !

 

De nombreux journalistes ont jugé utile de rappeler hier l’information selon laquelle l’on pouvait compter sur les doigts d’une seule main le nombre de fois où Me Roger OUÉGNIN avait franchi le seuil du siège de la Fédération Ivoirienne de Football au cours des dernières années. Au-delà de l’anecdote, cette réalité traduisait l’état de division qui règne au sein de la famille du football ivoirien depuis bientôt une décennie. Lors de ce premier échange courtois qui visait à mieux faire connaissance, des mots forts ont été prononcés pour résumer le climat qui règne au sein de cette famille et auquel le Comité de normalisation va devoir trouver des remèdes :

 

          – PLUS JAMAIS ÇA !!!

– METTRE DE L’ORDRE DANS UNE INSTITUTION QUI A PERDU TOUTE LA CONFIANCE DE SES MEMBRES,

          – RASSEMBLER LA FAMILLE DIVISEE COMME JAMAIS,

          – REMETTRE L’INSTITUTION AU SERVICE DU FOOTBALL ET NON AU SERVICE DE

QUELQUES-UNS,

          – REFAIRE DES CLUBS, LA BASE DE LA PYRAMIDE,

          – REGLER LES PROBLEMES DE FOND,

          – REDONNER DE LA TRANSPARENCE À LA MAISON DE VERRE.

 

Vaste chantier que celui des membres du CONOR – FIF, puisque c’est ainsi qu’il est appelé désormais, notre époque vénérant les acronymes.

 

Les dirigeants de l’ASEC Mimosas leur ont signifié qu’ils étaient à leur disposition pour les aider à mener à bien leur lourde et essentielle mission. À ce sujet, Me Roger OUÉGNIN, en fin connaisseur des arcanes du football national et fort de ses 31 années d’expérience dans la gestion du club jaune et noir, a insisté sur les difficultés de la tâche et donc sur le temps nécessaire pour régler définitivement les problèmes de fond et tout remettre à plat.

 

Voilà la vraie priorité et il ne faut pas se tromper d’objectifs quand certains insistent avant tout sur le respect de la durée du mandat fixée par la FIFA alors qu’eux-mêmes ont fait si peu avancer les choses au cours de leurs mandats successifs. Le temps importe peu. Qu’ils le prennent, leur a conseillé le Président du Conseil d’Administration, privilégiant la qualité du travail à la vitesse pour le réaliser.

 

L’essentiel étant qu’à la fin de la mission du Comité de normalisation de la FIF, le football ivoirien soit prêt à affronter les défis de l’avenir avec des textes et des règlements clairs.

 

Il y a peu de chances que cela soit possible à réaliser dans un délai de 11 mois. Mais quelle importance, s’ils réussissent à accomplir leur mission et que, dans le même temps, les acteurs du football ivoirien peuvent jouer, entraîner, supporter, arbitrer, soigner, commenter, diffuser ou encore diriger ?

 

 

Benoît YOU