Éditorial :

De l’importance des symboles

Après Laurent POKOU, Ignace WOGNIN, Eustache MANGLÉ, KONAN Yoboué, Jean KEITA, M’BAHIA BLÉ Kouadio, TOURÉ Mamadou, Victor ÉKRA, Lamine DJIBO, Me KONÉ Mamadou, Pierre BILLON, Daniel DUBOIS, Yves LAMBELIN, Ibrahim BAROUD, THIAM Belafonte, le Coach BAMOGO Boukaré, récemment décédé, a été honoré par l’ASEC Mimosas, le samedi 5 décembre 2020, par l’inauguration d’un espace qui portera désormais son nom, à Sol Béni et plus particulièrement au sein de l’Académie MimoSifcom.

 

Depuis l’avènement de Me Roger OUÉGNIN à la tête de l’ASEC Mimosas, en 1989, le Président du Conseil d’Administration s’est fait un point d’honneur de rendre hommage aux anciens qui ont servi le club. Avant même sa prise de fonction, il s’était fait fort d’aller à la rencontre de la plupart des anciens présidents du club, de Alfred SÉHO et Louis BOAH à AHOUA Kangah Michel, en passant par Me Émile DERVAIN ou encore COULIBALY Lanzéni. La signature des statuts du club par tous ses prédécesseurs encore en vie, puis par les plus grands joueurs, dirigeants et supporters du club fut un autre acte fondateur de son mandat, l’installant sur le fauteuil de Président avec la bénédiction de tous. Gestes symboliques certes, mais qui renforcent l’institution, bien ancrée dans son histoire. Boukaré BAMOGO, par son action et sa fidélité, mérite la place qui est désormais la sienne dans notre longue histoire. Et cela nous rend tous fiers d’appartenir à cette grande famille qui sait reconnaître le travail effectué par les siens, à quelque niveau que ce soit.

 

Dans un autre registre, nous lancions ici même dans notre numéro précédent, un pavé dans la mare en posant la question de savoir « POURQUOI » les compétitions nationales ne reprenaient pas alors que les compétitions internationales battent leur plein et que la FIFA n’a pas interdit cette reprise en interrompant le processus électoral. L’on peut dire que cette interrogation n’est pas tombée dans des oreilles de sourds puisque les réactions ont été nombreuses, souvent partisanes et pas très objectives. Le débat a le mérite d’être lancé et espérons qu’il n’accouchera pas d’une petite souris, mais, au contraire, qu’il débouchera sur la prise de décisions courageuses de la part des acteurs du football, car à poursuivre dans cette voie sans compétitions, c’est la mort du football ivoirien qui se prépare à petit feu.

 

Dans cette grisaille, remercions les initiateurs du « Tournoi de la Fraternité » qui a démarré le mardi 8 décembre dernier et qui oppose 16 équipes de Ligue 1 et de Ligue 2 jusqu’à la finale prévue le 26 décembre prochain. À défaut de compétitions officielles, celui-ci permettra à nos joueurs de s’opposer à d’autres équipes et de mieux jauger la qualité de notre effectif. Cela permettra surtout aux amoureux du ballon rond de revoir leurs clubs favoris sur un terrain de football, et ainsi, de vivre à nouveau leur passion dans un stade.

 

Vivement le vendredi 18 décembre prochain pour le 1er match des Jaune et Noir dans cette compétition.

 

Benoît YOU