Éditorial  :

Chaque vie est un roman !

En lisant le récit du parcours de OUATTARA Kalpi Wilfried dans ce magazine, il apparait clairement que nous portons tous, en chacun de nous, une histoire à raconter et une expérience à comprendre.

La vie de ce jeune joueur professionnel de 22 ans, formé à l’Académie MimoSifcom et évoluant désormais dans le championnat de 1ère division de Suède, n’en est qu’à ses débuts, mais nous avons jugé que son parcours singulier jusque-là était intéressant à raconter en ce qu’il porte de symbolique et d’exceptionnel.

Pourquoi juge-t-on intéressant de raconter tel parcours et pas tel autre ? Plusieurs éléments vont amener le biographe ou le journaliste à vouloir partager l’histoire de tel ou tel personnage. Parmi eux, l’on peut citer les vies ou les séquences de vies susceptibles d’émouvoir les lecteurs en en faisant ressortir les aspects hors du commun. Le dernier exemple en date à l’ASEC Mimosas fut la réalisation du film documentaire sur les 30 années de Présidence de Me OUÉGNIN à la tête de l’ASEC Mimosas. Son réalisateur s’est attelé à toucher la corde sensible des Actionnaires en retraçant le parcours d’un homme tout en leur faisant revivre, à travers les archives, les moments forts de la vie du club, qu’il s’agisse des grandes victoires comme des plus cruelles défaites ! En plus de transmettre de l’émotion, l’auteur s’attachera souvent à faire ressortir l’humanité de son sujet, qui parlera au plus grand nombre. Car, à travers le récit de chaque vie, l’intérêt est de tenter de comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui a permis à un homme ou une femme « comme tout le monde » de devenir un génie ou un criminel, un despote ou un saint.

Ces vies riches et faites d’épreuves traversées (et parfois surmontées), de grandes joies, d’immenses peines ou de moments de désespoir, si elles sont une formidable matière pour les romanciers, ne sont pas obligatoirement les plus simples à vivre. Souvenons-nous de ces grands artistes, écorchés vifs, ayant vécu dans la misère et dont la reconnaissance ne fut que posthume, tels Verlaine, Rimbaud ou Van Gogh. En sport, les destins de Mohamed Ali, de Diego Maradona ou d’Ayrton Senna sont sans nul doute parmi les plus romanesques dans ce qu’ils ont de tragiques.

A contrario, les vies banales, normales, qui ne donnent pas lieu à de grands récits, ne sont pas obligatoirement les plus tristes ou des vies ratées. Moins exceptionnelles, moins soumises aux crises, elles sont souvent plus paisibles et valent tout autant d’être vécues.

Pour revenir à notre club, la mission de l’Académie MimoSifcom est de donner à chaque jeune une éducation et lui permettre de disposer d’un maximum d’outils pour sa vie future. Nous sommes convaincus que l’éducation est la plus grande des richesses, sans laquelle la vie future d’un homme ou d’une femme n’est pas la même ! Nul ne sait si OUATTARA Kalpi Wilfried aurait été appelé par le sélectionneur de l’équipe nationale A de football s’il n’avait reçu l’éducation dispensée à Sol Béni. Cependant, il est certain qu’il est aujourd’hui plus fort pour affronter la vie et ses épreuves qui se dressent devant lui, armé des bagages qui lui ont été fournis.

 

Benoît YOU