Equipe Professionnelle :

INTERVIEW DIARRASSOUBA SALIFOU

Après une première saison 2019-2020 en équipe professionnelle de l’ASEC Mimosas, le club de Saint-Gall (2e du récent championnat de Suisse de « Raiffeisen Super League », qualifié pour disputer l’Europa League) a souhaité vous avoir dans son effectif pour la saison qui démarre. Comment avez-vous réagi à l’annonce de cette nouvelle ?

J’étais courtisé par plusieurs clubs européens, dont celui de Saint Gall. J’ai reçu l’information avec une très grande joie. Je me lance désormais dans une nouvelle aventure qui, je l’espère, augure d’une très longue et belle carrière.

 

Comment qualifieriez-vous votre première et unique saison en équipe professionnelle de l’ASEC Mimosas ?

La saison n’est pas allée à son terme et les résultats n’ont pas été à la hauteur de nos attentes. Néanmoins, je peux considérer qu’elle a été plus ou moins satisfaisante pour moi. La preuve est que, à son terme, je suis transféré dans un club européen. Je pars avec un petit sentiment d’amertume de n’avoir rien gagné avec l’ASEC Mimosas, mon club formateur. Mais, je prends les choses du bon côté pour aller de l’avant.

 

Vous avez été formé à l’Académie MimoSifcom de 2015 à 2019. Pouvez-vous nous parler de votre parcours avant l’Académie et de votre intégration en 2015 ?

Avant d’intégrer l’Académie MimoSifcom, j’ai passé une partie de mon enfance à Korhogo où j’ai commencé à jouer au football en me faisant appeler ETO’O. Lorsque je suis arrivée à Abidjan, j’ai appartenu au centre de formation CEFI d’Angré. En 2015, on a pris part à deux matchs amicaux contre l’Académie MimoSifcom à l’issue desquels j’ai été recruté par le Coach Julien CHEVALIER, alors Responsable de la formation à l’Académie MimoSifcom.

 

Que retenez-vous de la formation reçue à Sol Béni ?

On est unanime sur le fait qu’à l’Académie MimoSifcom, la formation est de grande qualité. On y travaille beaucoup avec rigueur et professionnalisme. J’y ai suivi mon cursus scolaire jusqu’à l’obtention du BAC. Grâce à cette formation, je me débrouille très bien en Anglais et cela me facilitera, à n’en point douter la communication en Suisse.

 

Pensiez-vous partir aussi tôt pour un club européen de ce calibre ?

Ça peut vous paraître surprenant, mais c’est le fruit d’un travail bien mérité. Je sais comment je me suis pris pour franchir rapidement ces différentes étapes, du quartier à l’équipe professionnelle de l’ASEC Mimosas en passant par l’Académie MimoSifcom. Je m’attends à d’énormes difficultés, mais je suis sûr de pouvoir les surmonter parce que j’ai reçu une bonne base et j’ai la bénédiction de tous.

 

Votre rêve était de jouer en L1 française, précisément à l’Olympique Lyonnais… Faut-il considérer Saint-Gall comme un tremplin ?

Saint-Gall est un choix bien mûri. C’est un club situé dans la partie allemande de la Suisse que j’ai déjà fréquenté pour y avoir passé 10 jours d’essai, en 2019, lors d’une tournée de l’Académie MimoSifcom. Depuis ce moment, il n’a pas cessé d’afficher son intérêt pour moi.

 

Plusieurs joueurs partis du championnat de Côte d’Ivoire, dont Gyapi (YAPI Yapo Gilles) et Roger ASSALÉ Claver ont laissé une bonne réputation en Suisse… Pensez-vous pouvoir les imiter ?

Bien sûr. J’espère être le prochain joueur ivoirien à faire très bonne impression en Suisse. Je suis prêt à travailler pour y arriver.

 

Quelles sont désormais vos ambitions ?

Mes ambitions n’ont pas changé. Je continue de travailler pour aller le plus loin possible.

Vous avez la double nationalité ivoirienne et burkinabé. Vous avez joué avec les équipes nationales de jeunes du Burkina Faso et participé notamment à la CAN U20 au Niger en 2019.

 

Comment voyez-vous l’avenir au niveau de la sélection ?

Si la sélection nationale ivoirienne s’intéresse à moi, il y aura un choix à faire. Pour le moment, je suis avec une sélection qui est celle du Burkina Faso. Pour le moment, je suis désormais concentré sur mon nouveau club, Saint-Gall. L’avenir nous situera.

 

Une adresse à l’endroit des Actionnaires ?

Je ne peux que les remercier pour la confiance et le soutien qu’ils m’ont accordés alors que je n’avais que 17 ans, avec le maillot N° 10 de l’ASEC Mimosas qui a été porté par un joueur de référence tel qu’Abdoulaye TRAORÉ « Ben Badi ». Je suis fier des Actionnaires et je les garderai toujours dans mon cœur.

 

Que représente alors l’ASEC Mimosas pour vous ?

L’ASEC Mimosas est ma deuxième famille. Parce que, j’ai passé plus de temps à l’Académie MimoSifcom qu’en famille au cours de ces 5 dernières années.

 

H.K