Interview : François PLANQUE (Kinésithérapeute à Clairefontaine) :

« Les échanges sont très intéressants »

François PLANQUE est un kinésithérapeute français qui séjourne à Sol Béni depuis mardi 25 février 2020. Sa passion pour le métier, les raisons de sa présence à l’Académie MimoSifcom, ses conseils, sont autant de sujets abordés dans cette interview qu’il a bien voulu nous accorder, au terme de sa première semaine à Sol Béni.

 

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?

Je m’appelle François PLANQUE. Je suis kinésithérapeute au centre médical de Clairefontaine (Centre National du Football Français). J’exerce là-bas depuis 3 ans. 

 

Quel est le rôle d’un Kiné dans une équipe de football ou un centre de formation?

Nous avons différentes missions qui dépendent un peu des cas que nous traitons. À Clairefontaine, par exemple, nous nous occupons des jeunes footballeurs en préformation. Le but pour nous est de les accompagner, de faire de la prévention pour éviter qu’ils se blessent. Il y a ensuite un axe de travail qui permet d’améliorer leur récupération et de soigner ceux qui sont malheureusement blessés. 

 

Comment êtes-vous arrivés à ce métier?

J’ai toujours nourri une grande passion pour le sport et pour le corps humain. Je suis fasciné par cette faculté qu’on a de faire différentes choses pour avoir la guérison. Depuis tout petit, j’avais cette envie d’aider les sportifs. Je me suis donc résolument investi dans mes études pour devenir kinésithérapeute.

 

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui rêvent d’embrasser ce métier de Kinésithérapeute?

Il faut d’abord être passionné par ce métier et être déterminé à accompagner les sportifs ou d’autres personnes malades. Et après, il faut forcément aimer les études parce qu’il y a tout un cursus scolaire à suivre. En France, c’est 4 ou 5 années d’études après le BAC.

 

Vous êtes à Sol Beni, précisément à l’Académie MimoSifcom, depuis bientôt une semaine. Pouvons-nous connaître les raisons de votre présence

J’exerce à mi-temps à Clairefontaine. Ce qui me procure une certaine disponibilité dans l’année. J’ai donc pris attache avec Pascal THÉAULT, le Directeur de l’Académie MimoSifcom, qui est un ami, pour m’accueillir à Sol Béni afin d’échanger mes compétences avec le service médical de l’Académie MimoSifcom. J’ai eu donc l’occasion de venir passer un séjour d’un mois que je n’ai pas hésité à saisir. 

 

Après une semaine à Sol Béni, quel constat faites-vous?

Il y a, à la fois des différences et des similarités avec ce qui se fait en Europe. Les objectifs sont globalement les mêmes, à savoir : la prévention, l’amélioration de la récupération et les soins. Les moyens et les façons de faire sont parfois différents. Je partage mon expérience européenne et je découvre des choses que je ne connaissais pas. Cela rend ces échanges très intéressants. 

 

Quelle est votre plus grande découverte pour le moment?

En une semaine, il n’est pas facile de faire de grandes découvertes. Mais j’ai déjà remarqué la solidarité et l’envie dont font preuve les jeunes pensionnaires de l’Académie MimoSifcom. En France, on n’a pas l’habitude de voir des jeunes aussi investis, engagés et déterminés. Physiquement, ils sont aussi très impressionnants. 

 

Quel est le travail que vous entreprenez précisément avec l’Académie MimoSifcom?

J’ai été bien accueilli par toute l’Académie MimoSifcom. J’échange le plus souvent avec le médecin et les deux Kinésithérapeutes, mais aussi avec toute l’équipe de l’Académie MimoSifcom. J’essaie d’apporter à mon échelle certaines compétences et en retour, j’en reçois également beaucoup. Après, on mettra en place sûrement de grandes choses pour améliorer le suivi médical des jeunes à l’Académie MimoSifcom. 

 

Quels conseils donneriez-vous aux sportifs africains pour éviter d’éventuelles blessures?

Il y a énormément de choses à mettre en place. Mais les plus simples à faire sont de penser d’abord à bien s’hydrater parce qu’il y fait très chaud le plus souvent. La déshydratation est un risque important de blessure. Chez les plus jeunes, il faudra améliorer la qualité du sommeil, bien manger, réaliser des séances d’étirement, etc. Tous les formateurs sont capables de donner ces conseils qui sont faciles à mettre en place et qui peuvent éviter certains pépins physiques.   

 

Comment trouvez-vous l’organisation à l’Académie MimoSifcom?

L’organisation à l’Académie MimoSifcom est vigilante sur ces différents points cités. Même le chef cuisinier est investi pour proposer différents menus adaptés aux sportifs. J’apprécie cela.  

 

Cette première expérience à l’Académie MimoSifcom sera-t-elle suivie d’autres?  

Je le souhaite parce qu’il y a possibilité de faire beaucoup de choses. Pour le moment, je sais que je passerai déjà un mois très enrichissant d’échanges à Sol Béni.