Éditorial  :

« Même le vendeur de hot-dog ! »

L’après-midi du dimanche 10 Novembre 2019 a vu se chevaucher sur le poste de télévision deux matchs qui ont fait surgir en moi plusieurs réactions. À Gagnoa, Issia Wazy recevait notre club pour le compte de la 6e journée de Ligue 1 ivoirienne quand, dans le nord de l’Angleterre, les Reds de Liverpool accueillaient les Citizens de Manchester City.

 

Les esprits chagrins diront que ces deux matchs n’ont rien à voir et qu’il est bien présomptueux de ma part de vouloir comparer le match au sommet du plus grand championnat du Monde avec un match de notre championnat. Il ne s’agit en rien de les comparer, mais de faire quelques rapprochements, en toute humilité.

 

Ce qui est particulièrement frappant dans le choc de Premier League est le professionnalisme de tous les acteurs et pas uniquement des joueurs. L’entraîneur des Reds a tenu les propos suivants la veille du match : « Nous devons jouer notre meilleur match. Tout le monde dans le stade doit être absolument en pleine forme. Les gars qui vendent les hot-dogs doivent être (aussi) en pleine forme ». Comment mieux faire comprendre que le match ne se joue pas uniquement sur le terrain, que tout le monde doit être concerné et a sa part dans la réussite d’une équipe et plus largement d’une entreprise?

 

Battre la lanterne rouge de la Ligue 1 n’a rien d’exceptionnel. Cependant, c’est autre chose qui nous a marqués en regardant ce match contre Issia Wazy. Notre équipe dégage depuis 2 matchs une force qui semble supérieure à la somme de ses individualités qui évoluent sur le terrain de jeu. D’où provient cette sensation? Bien évidemment de la qualité du travail réalisé et de celle des joueurs qui gagnent en confiance après chaque victoire. Sans aucun doute. Mais encore? On a le sentiment que cette force vient de plus loin, que cette équipe est portée par tout un club. Des joueurs aux jardiniers qui entretiennent le terrain d’entraînement en passant par les entraîneurs de tout le club, les médecins, les administratifs, les journalistes, les professeurs et tous les autres secteurs du club. 

 

Comme si l’énergie déployée par toutes ces personnes qui œuvrent au quotidien pour le club se retrouvait sur le terrain dans les jambes, le cœur et la tête des joueurs pour décupler leurs forces.

 

Le talent des joueurs, celui du staff pour bien les préparer physiquement, tactiquement et psychologiquement, celui des dirigeants pour créer des conditions de travail optimales, celui des Actionnaires qui s’organisent pour soutenir de mieux en mieux leur équipe, celui de toutes les personnes travaillant à l’Académie MimoSifcom pour bien former de jeunes athlètes à tous les niveaux… Mais aussi l’organisation et l’état d’esprit collectif qui règnent au sein de notre club où chacun connaît sa place et donne le meilleur de lui-même dans le domaine de compétence qui lui a été attribué.

 

Ainsi, quand les Mimos jouent sur le terrain, l’état d’esprit positif et constructif régnant au sein de notre club, fait que ce sont tous les Actionnaires, salariés, dirigeants qui jouent sur la pelouse avec eux. 

 

Œuvrons tous pour cultiver cette fragile harmonie et dès lors, il sera très difficile d’arrêter cette horde déterminée à remporter le 27e titre de champion de son histoire.

 

Par Benoît YOU