Distingué Meilleur gardien de but de la saison pour la deuxième fois consécutive, CISSÉ Abdoul Karim, le gardien de but international de l’ASEC Mimosas, a été présélectionné pour la prochaine CAN avant d’être libéré par la FIF qui l’a jugé inapte après des examens médicaux, en France, au début de stage de préparation des Éléphants. Un coup dur pour le joueur qui assure qu’il aurait été très heureux de participer à la première CAN de sa carrière dans cette interview accordée à RJN.

 

Tu te succèdes à toi-même au titre du meilleur gardien de but de la saison pour la deuxième fois consécutive. Quel est le secret de CISSÉ Abdoul Karim?

Je suis d’abord heureux d’avoir recueilli une fois encore la faveur des jurés. Depuis que j’ai reçu cette distinction pour la première fois en 2012, étant à l’Africa Sports, je me suis dit qu’il fallait travailler de manière ardue pour toujours faire bonne impression et garder le statut qui m’a été conféré. Pendant les entraînements et les matchs et avec l’aide de tous mes coéquipiers, je donne toujours le meilleur de moi-même. Et je pense que c’est ce qui explique encore cette troisième consécration.

 

Wonlo et toi, êtes allés présenter vos trophées au PCA Me Roger OUÉGNIN…

Oui. Ç’a été mon premier réflexe lorsque je suis entré en possession du trophée. Nous avons échangé. Le PCA s’est dit heureux pour nous. Il est une personne spéciale qui fait beaucoup pour nous. Personnellement et sans entrer dans les détails, je dirai qu’il est d’un très grand soutien pour moi, même quand j’étais à l’Africa Sports. Mais cela ne m’empêchait pas de faire de grands matchs contre l’ASEC Mimosas.  

 

Comment juges-tu la saison de votre équipe?

Nous sortons d’une saison très difficile. Le planning de la saison a été infernal pour nous avec les matchs locaux et ceux de la Ligue des Champions. Nous avons aussi eu de nombreux cas de blessure et de maladie dans nos rangs parce que nous avons disputé deux saisons sans repos soit 21 mois de compétition. Beaucoup de facteurs ont joué contre nous. Mais, nous avons fait ce que nous pouvions pour occuper la troisième place du podium.

 

Tu as quitté tes partenaires sur blessure pendant le match des demi-finales de la Coupe Nationale contre l’AFAD d’Abidjan-Plateau. Qu’en est-il de ta santé, aujourd’hui?

Je rassure les Actionnaires et les sportifs ivoiriens que je vais beaucoup mieux. Contre l’AFAD, en demi-finale de la Coupe Nationale, j’avais quitté le stade à bord d’une ambulance. Mais, aujourd’hui, tout va pour le mieux.

 

Il y a eu aussitôt un grand élan de soutien des dirigeants, des supporters et des Internautes qui vous ont certainement réconforté…

Oui. Je savais que j’avais beaucoup de fans, mais j’ai été surpris par tout cet élan de solidarité des Ivoiriens. Ils me l’ont démontré par des prières, des messages et d’autres actes forts. C’est tout cela qui m’a fait plaisir et me motive à continuer de donner le meilleur de moi-même pour faire plaisir à ces personnes que je remercie du fond du cœur. Seul Dieu pourra leur rendre le prix de ce réconfort.

 

Que penses-tu de COULIBALY Wonlo, ton coéquipier, élu meilleur joueur de la saison?  

C’est un joueur assez particulier qui donne tout ce qu’il a sur le terrain. Il a fait une très belle saison et mérite bien tout ce qui lui arrive actuellement avec notamment la sélection en équipe nationale en vue de la CAN 2019.

 

Tu as figuré parmi les 4 gardiens de but présélectionnés pour la préparation de la CAN 2019, puis tu as été jugé inapte et libéré par la FIF après des examens médicaux en France. On imagine une grosse déception chez toi, n’est-ce pas?

Absolument. Figurer parmi les quatre gardiens de but susceptibles d’aller défendre les couleurs nationales est un grand honneur et une immense fierté. Cela aurait été le couronnement d’une saison de dur labeur. J’aurais été très heureux de participer à ma première CAN. Malheureusement, le sort ne l’a pas voulu. Oui, je peux le dire, ma déception est vraiment grande.

 

Quelles sont les chances de la Côte d’Ivoire qui partage la poule D avec le Maroc, l’Afrique du Sud et la Namibie?

Passer la phase de poules est le premier objectif de toutes les équipes. Le groupe qui défendra les couleurs de la Côte d’Ivoire a à cœur de le faire, quels que soient les adversaires qu’il aura en face. L’état d’esprit lors du regroupement en France est au beau fixe et tout le monde compte tout donner pour aller jusqu’au bout de la compétition.