Éditorial  :

Gagner pour y retourner !

Notre aventure commencée le 27 Novembre 2018 en Ligue des Champions s’est achevée ce samedi 16 Mars 2019 à Enugu par une défaite sur le score de 2 buts à 0. Dans un groupe relevé composé de 3 anciens vainqueurs de la compétition et qui est resté très indécis jusqu’à la dernière journée, notre équipe n’est pas passée loin de la qualification. Comme souvent, cela s’est joué sur des détails. A Abidjan certainement contre Mamelodi Sundowns (0-0 alors que nous aurions pu logiquement l’emporter) mais aussi à l’extérieur où le bilan est négatif avec 3 défaites en 3 matchs, 10 buts encaissés pour 3 marqués.

 

Sur les 8 équipes qualifiées, 7 ont obtenu au moins 10 points. Une seule est passée avec 9 points (Simba). 10 points, cela signifie au minimum un point pris à l’extérieur. Notre équipe avait l’habitude de bien voyager ces dernières saisons. Ce ne fut pas le cas cette fois-ci. 

 

De la déception, des regrets, mais aussi de la fierté d’avoir joué la qualification jusqu’au bout. Pour un retour dans la cour des grands, notre équipe a su se montrer à la hauteur de l’évènement dans un contexte national très difficile, sans aucun soutien de ceux qui ont été élus pour cela et qui semblent prendre plus de plaisir à nos défaites et à nous mettre des bâtons dans les roues plutôt que de nous voir porter haut les couleurs de la Nation.

 

Au bilan de ces phases de groupes, on notera la qualification pour les ¼ de finale de 7 clubs aux gros budgets (entre 10 et 20 fois supérieur au nôtre) habitués à être présents à ce stade de la compétition et d’une «surprise» avec les Tanzaniens de Simba, auteur d’un brillant parcours dans un groupe légèrement moins relevé. Pas de grosses surprises donc et une répartition régionale habituelle avec 4 équipes nord-africaines (Al Ahly, Espérance de Tunis, Constantine, le WAC), 1 ouest-africaine (Horoya AC), 1 d’Afrique centrale (TP Mazembe) et 2 d’Afrique australe (Mamelodi Sundowns et Simba).

 

Une compétition s’achève, mais les autres continuent ou démarrent et sont d’une importance cruciale. Après quelques jours de répit en raison de la trêve internationale, le sprint final va s’engager avec 7 matchs de Ligue 1 et au maximum 5 matchs de Coupe Nationale à disputer, le tout en 50 jours, soit une moyenne d’un match tous les 4 jours pendant 8 semaines !

 

Ce seront 12 finales à disputer pour notre équipe qui voudra briller en cette fin de saison afin de revenir dès la saison prochaine sur la scène africaine et revivre des émotions uniques, à travers son classement en Ligue 1 ou par la prise du trophée de la Coupe Nationale. Voilà le défi qui s’offre à nous. Il est de taille et la lutte va être rude. Nos joueurs devront se comporter en guerriers pour ne pas faire une saison blanche et toutes les autres composantes du club devront être unies pour les accompagner dans cette quête.

 

Impossible n’est pas Mimos !

 

 

Benoît YOU