Éditorial :

Repos et performance

Un débat a agité certains plateaux de télévision récemment sur la question de savoir s’il existe ou non des défaites encourageantes. Certains affirmaient qu’il n’en existait pas quand d’autres défendaient que malgré la perte de 3 points, il était nécessaire de regarder le contenu du match pour l’analyser et y déceler ou non des motifs d’espoir pour l’avenir.

Si la défaite concédée à Gagnoa contre le Sporting a déçu par la qualité du jeu produit par les Mimos sur la pelouse synthétique du stade Biaka Boda, celle subie face à l’AFAD était d’un tout autre calibre. Pour cette analyse, l’apport des statistiques est important et elles révèlent un rapport de force plutôt en faveur des Jaune et Noir. L’entraîneur de l’AFAD, Maxime GOUAMÉNÉ ne dit pas autre chose en déclarant à la presse après le match que « l’ASEC Mimosas a été meilleure que nous. Elle nous a dominé durant toute la rencontre mais nous avons su nous montrer réalistes en attaque ». Notre manque d’efficacité nous a été fatal, cependant lorsque l’on regarde plus loin que le résultat final et que l’on tente de se projeter sur le moyen terme, le nombre d’occasions créées (et malheureusement ratées) est un indicateur utile de la qualité de notre jeu. Il est rare de mal jouer et de se créer autant d’occasions de marquer des buts! Il faut donc poursuivre et persévérer dans ce sens et nul doute que les prochaines occasions se transformeront en buts et en victoires.

Le bilan de 2 victoires, 2 défaites et 1 match nul après 5 journées n’est pas très positif mais la compétition ne fait que commencer. Venant après une saison exceptionnelle, il est certain que ce démarrage peut sembler plutôt fade. On s’habitue très vite à la victoire et les résultats des Oscars de la FIF démontrent la suprématie de notre club.  

L’on a pu lire çà et là que l’ASEC Mimosas « dormirait sur ses lauriers ». C’est mal connaître la maison ! Par contre, sans réclamer aucune indulgence, la plupart de nos joueurs et de notre staff est sur le pont depuis plus de 13 mois, sans véritable repos. Le repos est indispensable à la performance. Que ce soit pour un joueur de football, un professeur ou n’importe quel autre travailleur. Et nous évoquons ce besoin tant sur l’aspect physique que sur l’aspect mental !

Qui ne s’est jamais senti épuisé psychologiquement et physiquement après une année de travail avant de partir en congés, trouvant moins de motivation le matin pour se réveiller et se rendre à son travail ? Nos joueurs et nos encadrants ont les mêmes besoins que chacun d’entre nous !

Il ne peut s’agir d’une excuse. Des mesures ont été prises par nos techniciens depuis plusieurs semaines pour anticiper cette éventuelle période de fatigue et nous restons totalement confiants en nos Hommes quant au résultat final prévu pour le mois de Mai prochain.  

Et à ceux qui « affirment après 5 journées que la hiérarchie est bouleversée » et qui voient déjà « un petit-poucet ravir le titre à l’ASEC Mimosas », nous leur donnons rendez-vous à la fin de l’épreuve pour faire les comptes. 

 

 

Benoît YOU