Éditorial  :

La montagne et la souris

L’ASEC Mimosas et son Président ont reçu le lundi 24 septembre 2018 la notification de la décision de la Commission de discipline de la Fédération Ivoirienne de Football. 

 

 

Les griefs contenus dans la convocation du 14 septembre 2018 amplifiés et présentés sous des qualifications graves, sont les suivants :

 

– PROPOS INJURIEUX ET DIFFAMATOIRES CONTRE LES DIRIGEANTS DE LA FIF PORTANT ATTEINTE A LEUR CONSIDÉRATION ET A LEUR HONNEUR, 

 

– INTENTION MANIFESTE DE NUIRE AUX DITS DIRIGEANTS, 

 

– MANQUEMENT GRAVE A L’OBLIGATION DE SUBORDINATION, 

 

– PROPOS HAINEUX D’UNE EXTRÊME VIOLENCE TENUS EN RAISON DE LA RACE ET DE LA COULEUR DE PEAU PORTANT ATTEINTE A LA DIGNITÉ HUMAINE, 

 

– INTENTION DE SEMER DE FAÇON INSIDIEUSE DANS L’ESPRIT DES SUPPORTERS DE L’ASEC MIMOSAS DES SENTIMENTS DE HAINE ENVERS LES POLITIQUES DU RÉGIME ACTUEL, 

 

– PARTIE PRENANTE DE FAÇON ACTIVE A UNE ENTREPRISE DE DÉSTABILISATION DE LA FIF ET DE SES DIRIGEANTS, 

 

– VIOLATION DE L’OBLIGATION DE LOYAUTÉ, 

 

– BOYCOTT DE LA SUPER COUPE FÉLIX HOUPHOUET-BOIGNY,

– …

 

 

Le Président de l’ASEC Mimosas serait un raciste, un instigateur à la haine et à la violence, un déstabilisateur chevronné, un insubordonné et l’ASEC Mimosas serait également une équipe insoumise, un réservoir de haine envers les politiques du régime actuel ! Autant de griefs d’une extrême gravité frisant le crime contre l’humanité, qui n’engagent que les membres de la Commission de Discipline qui les ont concoctés, à l’effet d’envoyer « les coupables» à la potence.

 

 

En tout cas, certains ont été pendus ou radiés à vie pour moins que ça ! 

 

Les sanctions infligées à l’ASEC Mimosas et à son Président peuvent paraître insignifiantes, au regard de l’analyse faite, par la Commission de discipline, des faits évoqués.  ET D’AUCUNS POURRAIENT PENSER QUE C’EST UNE PETITE SOURIS QUI EST SORTIE DE LA MONTAGNE, puisque les sanctions consistent en une interdiction de stade dans le monde entier pendant 12 mois, des sanctions financières, un blâme et une suspension du club pour les 2 prochaines éditions de la Super Coupe Félix HOUPHOUËT-BOIGNY !

 

NON, CES SANCTIONS NE SONT PAS ACCEPTABLES PARCE QU’ELLES NE SONT PAS LE RÉSULTAT DE MON AUDITION. AUCUN DE MES ARGUMENTS PRÉSENTÉS N’A ÉTÉ PRIS EN COMPTE. A CROIRE QUE DES SANCTIONS DE CONVENANCE ÉTAIENT ARRÊTÉES AVANT MÊME L’AUDITION …

 

Nous commençons à être habitués à ces pratiques autoritaires et autistes. Les derniers événements concernant les dossiers d’assurance du Président de l’IFER, Monsieur EHOUMAN Richard et du joueur de SCHADRAC FC décédé en 2013, démontrent que malgré tous les arguments fournis, la mauvaise foi des dirigeants de la FIF prédomine.

 

 

Nous restons déterminés à faire triompher la vérité. Un recours contre cette décision a déjà été déposé, dès le mardi 25 septembre 2018 auprès de la Commission de recours de la FIF et après le dépôt d’un mémoire de recours dans les prochains jours, nous attendrons sereinement sa décision. Ensuite, nous pourrons saisir les instances internationales, si les sanctions ne sont pas levées.

 

 

 

Maître Roger OUÉGNIN