Éditorial :

Sérénité et détermination

Comme nous vous l’annoncions dans nos médias en fin de semaine dernière, la commission de discipline de la Fédération Ivoirienne de Football a ouvert une procédure disciplinaire à mon encontre et contre notre club pour divers motifs relatifs à notre refus de participer à la Supercoupe Félix Houphouët Boigny et à nos réactions contre le « projet fédéral Cjeune » et son « administrateur ».

 

 

C’est sans surprise que nous avons accueilli cette convocation et c’est en toute sérénité que nous nous préparons à y répondre demain, vendredi 21 septembre à 14h30 au siège de la FIF. Nous nous y attendions et je puis vous assurer que notre association n’est nullement en danger, toutes les précautions ayant été prises au niveau de nos statuts pour faire face à toutes les situations.

 

 

Depuis plusieurs années déjà, lors de nos assemblées générales, je ne cesse de déclarer qu’il est important de préparer l’avenir, et par-delà, de positionner des hommes et des femmes prêts à relever les défis de demain. Nous l’avons fait au niveau de la recomposition du Conseil d’Administration qui a intégré de nouveaux membres dynamiques et compétents ; la réorganisation récente du CNACO avec la mise en place d’une équipe forte, de préférence à l’avènement d’un nouvel Homme providentiel va également dans ce sens. La cooptation de KONÉ Bakari « Baky » au sein du Conseil d’Administration et sa nomination au poste de Président de la Section Football sont une nouvelle étape dans ce processus et j’en suis particulièrement heureux car il a montré au cours des derniers mois son attachement à son club et à ses valeurs mais aussi son implication totale dans notre projet. Il succède à deux Hommes forts de l’ASEC Mimosas dans cette fonction qui a été occupée par les Présidents Francis OUÉGNIN et Lamine DJIBO. J’ai une totale confiance en « Baky » dont l’histoire avec l’ASEC Mimosas est très ancienne puisque son père, KONÉ Idrissa, était un fervent actionnaire. En tant que Président de la Section Football, «Baky »  représentera désormais notre club dans toutes les relations avec la Fédération Ivoirienne de Football.

 

 

Tout en prenant mes distances dans la gestion au quotidien des relations avec la FIF, je vous assure que je continuerai à suivre chaque dossier à la loupe. En ce qui concerne d’éventuelles sanctions, soyez certains que si elles devaient advenir de la part de la Commission de discipline de la FIF, nous utiliserons TOUTES LES VOIES DE RECOURS DISPONIBLES pour faire jaillir la vérité et la justice. Et le bâton risque de revenir, tel un boomerang, sur la tête de celui qui a lancé les hostilités en ouvrant cette procédure et … ça risque de faire mal … très mal.

 

 

Dans le même temps, le scandale des assurances de la FIF dévoile chaque jour de nouvelles révélations. En voulant « contre-attaquer », le 1er Vice-Président de la FIF a pris le risque de se découvrir sans protéger ses arrières. Les vrais amateurs de football le savent, cette situation se produit souvent dans un match quand une équipe veut jouer son va-tout pour obtenir un résultat dans un match mal engagé. 

 

 

Sa sortie devant la presse le vendredi 7 septembre dernier à l’occasion de l’ouverture de la Ligue 1 au cours de laquelle il a invité les journalistes à « aller voir » le Président de Schadrac FC, Monsieur KOFFI Kouassi Jean-Jacques, pour lui demander comment l’assurance a pris en charge le décès d’un de ses joueurs est des plus ahurissante et ferait jusqu’à sourire s’il ne s’agissait du cas d’un joueur décédé. Premièrement, ce dossier ne concerne pas notre affaire puisque le décès est survenu en 2013 alors que nous dénonçons l’absence d’assurance pour la saison 2017-2018. Deuxièmement, ce même président de club et la famille du défunt joueur ont confirmé qu’elle n’a toujours pas perçu les indemnités contractuelles prévues en cas de décès à hauteur de 5 000 000 FCFA. S’il n’a pas un meilleur exemple dans sa besace, c’est que la situation est encore plus catastrophique qu’on ne le pensait !

 

 

De même, le 1er Vice-Président de la FIF a indiqué que Monsieur ÉHOUMAN Richard, Président du club IFER, a été pris en charge par l’assurance de la FIF, suite à son accident de la route survenu le 11 mars 2018. Ce dernier a, malheureusement pour la FIF, publié un démenti dans la presse du lundi 17 septembre (Supersport n°2966 du 17/09/2018) en indiquant que rien n’avait été fait ni par la FIF ni par son assurance. Grotesque !!!

 

 

Que ceux qui ne veulent pas voir la vérité continuent de se masquer les yeux. Tant pis pour eux !

 

 

 

Maître Roger OUÉGNIN