Éditorial :

LE SENS DE LA RESPONSABILTÉ

Comme je l’avais annoncé lors de l’Assemblée générale Ordinaire du 26 août, l’ASEC Mimosas n’a pas participé à la finale de la Supercoupe Félix HOUPHOUËT-BOIGNY prévue pour le 1er septembre 2018 contre le stade d’Abidjan.

 

L’ASEC Mimosas a refusé de participer à ce match car la FIF n’a pas répondu aux conditions préalables fixées par le GX. Parmi ces conditions, il y avait bien sûr des aspects financiers, à savoir notamment l’apurement intégral de tous les engagements financiers de la FIF envers tous les clubs pour la saison 2017-2018. Il s’agit d’un point essentiel des revendications légitimes des clubs ivoiriens mais, CE N’EST PAS CELUI QUI NOUS A
FAIT PRENDRE CETTE GRAVE DÉCISION. Et le Ministre des sports, DANHO Paulin, le sait très bien.

 

Comme souvent depuis bientôt 30 années, notre club tente d’éveiller les consciences aux réalités du football moderne et, dans l’intérêt de tous, il y a des choses qui ne sont pas acceptables. L’une d’entre elles est l’absence de police d’assurance contractée par la FIF depuis plusieurs années pour protéger les acteurs lors des compétitions officielles qu’elle organise. Malgré la demande du Ministre des Sports qui a tenté une médiation dans ce dossier la semaine dernière, la FIF a été incapable de lui produire une quelconque police d’assurance pour couvrir les compétitions des saisons 2017-2018 et 2018-2019. Cela confirme malheureusement ce que le GX annonçait, que les joueurs, arbitres, officiels … participant aux compétitions officielles ne sont pas assurés pour les accidents qui peuvent survenir lors de ces compétitions.

 

C’est une situation inimaginable, au vu des risques encourus. Ainsi, lorsqu’un joueur ou tout autre acteur se blesse au cours d’un match, aucune assurance souscrite par la FIF ne couvre les frais liés à ses soins. Cela fait froid dans le dos et c’est certainement l’un des actes les plus graves posé par le Comité Exécutif actuel de la FIF. Qui prend donc en charge ces frais ? La FIF elle-même ? Le club ? Le joueur ? Et si la blessure entraîne un handicap à vie ? Et en cas de décès ?

 

L’absence de réponse de la FIF sur ce point est criminelle ! En effet, nous touchons du doigt la vraie irresponsabilité du comité actuel de la FIF qui ose faire jouer des compétitions sans protéger tous les acteurs du football des dangers qu’ils encourent en pratiquant leur métier ou leur passion sur des terrains dangereux et impraticables (Abengourou, le stade Champroux et Bondoukou pour ne citer qu’eux en Ligue 1) mais pourtant homologués.

 

Puisque nous abordons la question de la santé et de l’assurance des joueurs, nous invitons les acteurs du football à interroger la FIF sur deux trophées qu’elle a brandis à la face du monde pour, semble-t-il, les remettre au plus vite dans leurs tiroirs faute de pouvoir respecter ses engagements :
– Quid de l’assurance maladie des joueurs, des officiels et de leurs familles, promise, mise en place tant bien que mal puis très vite enterrée ?
– Il avait été annoncé en 2016, avec sons et trompettes, la généreuse mise à disposition, par le Président de la FIF, d’une clinique pour les joueurs et les dirigeants de clubs. Cela avait fait bel effet et séduit beaucoup de monde. Deux ans plus tard, la FIF pourrait-elle nous situer sur cette clinique ou s’agit-il, encore une fois, d’une annonce non suivie d’effet?
Chers Actionnaires, toutes les demandes de l’ASEC Mimosas et du GX trouvent leur fondement dans la volonté des clubs qui le composent de défendre les intérêts du football ivoirien et de ses acteurs face au péril que lui fait courir l’irresponsable Comité Exécutif actuel.

 

Il en va de la responsabilité de tous et l’ASEC Mimosas a pris les siennes, comme toujours.
Trop, c’est trop !
A chacun devant sa conscience.

 

 

Maître Roger OUEGNIN