Interview...TRAORÉ Samba (Responsable CNACO Zone Sud) :

« Participer à l’AGO est à la fois un droit et un devoir pour l’Actionnaire »

A la veille de l’Assemblée Générale Ordinaire de l’ASEC MIMOSAS, le dimanche 26 août 2018, à la Bourse du Travail à Treichville, TRAORE Samba, le responsable du CNACO Zone Sud, fait le bilan de sa structure au cours de la saison écoulée. S’il se dit déçu par la faible mobilisation des Actionnaires, en revanche, il les invite à participer nombreux à l’Assemblée Générale Ordinaire bilan du précédent exercice et préparatoire à la nouvelle saison 2018-2019.

 

Comment jugez-vous la saison 2017-2018, au niveau du CNACO Zone Sud ?

Permettez, avant de répondre à cette question que je félicite le PCA Me Roger OUEGNIN, le Conseil d’Administration, les encadrants médicaux et techniques et les joueurs pour la razzia qu’ils ont réalisée au plan national. Je ne pense pas seulement au triplé historique (Super Coupe- Championnat-Coupe nationale) de l’équipe de football mais aussi à la section volley-ball qui a aussi raflé tous les trophées et titres mis en jeu par sa Fédération. A ce niveau donc, notre résultat est positif. Le CNACO est fier de ses équipes.

La mobilisation des sup­porters de la Zone Sud a-t-elle aussi répondu à vos attentes au cours de cette saison ?

Ce point est justement la fausse note. Car, les sup­porters qui ont longtemps demandé le recrutement de bons joueurs et de belles performances a été écouté par le Conseil d’Admi­nistration. Ces dernières années, on peut l’affirmer l’ASEC MIMOSAS a un bel effectif qui réalise de bons résultats sur l’échi­quier national. Malheureu­sement, les Actionnaires brillent encore par leur absence dans les gradins. Cela attriste le responsable de zone que je suis.

Pour vous qu’est-ce qui explique cette défection des supporters ?

Je ne saurais le dire. Seulement nous sommes convaincus qu’ils sont encore nombreux à suivre notre équipe. Car Dieu seul sait combien de coups de fil nous recevons lorsque notre équipe joue à l’étran­ger et même ici à Abidjan, en semaine. Mieux, il y a eu un frémissement qui nous a fait croire à un retour certain des supporters. Puis, après notre élimination en Ligue des champions, nos Actionnaires sont retombés dans leurs travers. Nous avons aussi enregistré une belle mobilisation à Gagnoa lors de la dernière journée.

Cette défection n’est-elle pas due à la disparition des Comités ?

C’est vrai qu’à un moment donné, les comités étaient devenus l’ombre d’eux-mêmes. Mais les lignes bougent de plus en plus. Ce n’est pas encore la mobi­lisation souhaitée. Mais, les choses avancent petite­ment. Aujourd’hui, confor­mément au nouveau cadre juridique du CNACO qui est entré en vigueur depuis son adoption lors de l’As­semblée générale extraor­dinaire du 28 janvier 2018, des Comités sont en train de se créer à Abidjan comme à l’intérieur du pays afin de donner une nouvelle impul­sion au mouvement mimo­sas. Une dizaine sont déjà actifs et d’autres devraient l’être dans les prochaines semaines. Tous ont la même mission, c’est-à-dire mobi­liser les supporters autour de l’équipe. C’est un travail de longue haleine. Nous avons foi qu’il finira par payer.

Dans cette situation, ne craignez-vous pas que les Actionnaires ne fassent pas le plein de la Bourse du Travail à la prochaine Assemblée Générale Ordi­naire du 26 août 2018 ?

Je n’y pense même pas. Car, participer à l’Assem­blée générale est à la fois un droit et un devoir pour tout Actionnaire. Les suppor­ters de l’ASEC MIMOSAS savent que l’Assemblée gé­nérale est le lieu où toutes les inquiétudes sont levées. L’occasion où les informa­tions vraies sur la vie du club sont données. Cela est très importante pour toute la grande famille ASEC MIMOSAS. Aussi, faisons-nous l’effort d’y convier tout le monde, sans discri­mination. Personnes n’est exclue. Tous les supporters et sympathisants de l’ASEC MIMOSAS sont les bienve­nus à cette Assemblée gé­nérale. Nous les attendons nombreux, ce dimanche 26 août 2018, à la Bourse du Travail de Treichville.

Avez-vous déjà mené des actions pour vous assurer de leur présence massive ?

On ne peut jamais être as­suré de leur présence effec­tive massive avant le jour « j ». Car, il faut compter avec les obligations pro­fessionnelles, familiales et autres contraintes de der­nières minutes, susceptibles de constituer un obstacle à leur présence. Qu’à cela ne tienne, nous utilisons tous les moyens convention­nels, les medias, les réseaux sociaux, le téléphone, le bouche-à-oreille pour infor­mer tout le monde. Nous entendons mettre à profit ces derniers jours pour faire une campagne de mobili­sation à outrance autour de cette Assemblée Générale Ordinaire du 26 août 2018.

Que comptez-vous faire d’autre pour booster la mobilisation, dans la pers­pective de la nouvelle sai­son 2018-2019 annoncée sous peu ?

Mes collaborateurs, les Co­mités et moi travaillons déjà sur ce sujet. En tirant les leçons de la saison écoulée, nous saurons conjuguer nos efforts afin de mieux faire lors du nouvel exercice. Car nous avons l’obliga­tion de faire revenir plus de supporters. Nous sommes donc en train de prendre un ensemble de mesures et de dispositions que je ne vais pas éventrer ici. Tant au niveau du nombre de comi­tés que de celui des sup­porters dans les tribunes, il y aura un frémissement à tous les niveaux. Nous y travaillons, de concert avec l’AAFAAM pour raviver la flamme ASEC MIMO­SAS à partir de cette saison 2018-2019.

En attendant ces disposi­tions, quel appel lancez-vous aux Actionnaires ?

C’est simple. En principe, tous nous savons ce que nous avons à faire. Nous avons demandé de bons joueurs. Nous en avons depuis au moins 3 ans. Nous avons demandé des résultats. Nous sommes de nouveau les rois du football ivoirien depuis 3 ans. Sur l’échiquier africain, nous avons atteint la phase de poules d’une compétition continentale cette saison. Désormais la balle est dans le camp de chaque Actionnaire. Chacun à son niveau doit se mobiliser pour continuer à servir de modèle mais surtout pour encourager nos dirigeants à prendre plus d’initiatives et pousser nos joueurs à se surpasser pour gagner. Nous avons le devoir de les habituer à évoluer devant le public pour leur éviter le dépaysement dans les chaudrons étrangers.

 

 

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