Interview croisée… TAPSOBA Abdoul et DIARRASSOUBA Salifou (Internationaux burkinabè de l'Académie MimoSifcom) :

« Heureux d’avoir relevé le défi avec les Étalons U20 »

Les pensionnaires de l’Académie MimoSifcom, DIARRASSOUBA Salifou et TAPSOBA Abdoul Fessal sont rentrés à Abidjan après leur brillante qualification avec leur sélection nationale pour les phases finales de la prochaine CAN des moins de 20 ans au Niger. Dans cette interview croisée, les deux internationaux juniors burkinabè reviennent sur ce beau parcours avec les Étalons U20 qui les conduit à leur première compétition continentale.

 

Quel est votre sentiment après votre qualification pour les phases finales de la prochaine CAN U20 au Niger avec la sélection des U20 des Étalons du Burkina Faso?

DIARRASSOUBA Salifou : « Je suis très heureux. Après avoir échoué de peu en cadet en 2016, nous venons de relever le défi de disputer les prochaines phases finales de la CAN U20 avec les Étalons. C’est une belle revanche personnelle et j’en suis très fier. 

 

TAPSOBA Abdoul : J’étais à ma première participation à ce genre de compétition. Pour une découverte donc, je peux me féliciter de ce grand succès. Je savoure pleinement ma joie, mais je sais que le plus dur commence.

 

Vous avez réalisé un beau parcours en éliminant notamment les Panthères du Gabon, tombeurs des Éléphants de Côte d’Ivoire. Qu’est-ce qui a fait la force de votre sélection lors de ces éliminatoires?

TAPSOBA Abdoul : Nous avons un très bon groupe dans lequel la solidarité était le premier atout. Mais, j’ai parfois senti que le groupe misait beaucoup sur moi dans la finition des actions, parce qu’ils savent que j’ai inscrit beaucoup de buts avec mon équipe de l’Académie MimoSifcom. C’est aussi grâce à eux que j’ai été aussi performant en inscrivant 4 buts lors de ces éliminatoires.

 

DIARRASSOUBA Salifou : La force de notre groupe résidait dans un bon esprit d’équipe. C’était « Un pour tous, tous pour un ». Ensemble, nous croyions en nos chances de mener ces éliminatoires jusqu’au bout. Nous avons été bien encouragés en cela par les instances dirigeantes. Le Président de la Fédération, Sita SANGARÉ, était avec nous au Gabon. Et par la grâce de Dieu, nous avons eu gain de cause. 

 

Comment avez-vous été accueillis au Burkina Faso après la qualification obtenue au Gabon?

DIARRASSOUBA Salifou : La dernière participation du Burkina Faso à la phase finale de la CAN junior remonte à 2003. Et là encore, c’est parce qu’il était le pays organisateur. Vous imaginez le sentiment de fierté des Burkinabè 15 ans après. Nous avons été accueillis à l’aéroport par le Ministre des Sports et par une grande foule en liesse.

 

TAPSOBA Abdoul : L’accueil au Burkina Faso, à notre retour du Gabon, a été très chaleureux. Des supporters arboraient des tee-shirts de remerciements. Ce sont des moments qu’on aimerait revivre.  

 

Quels seront vos objectifs lors des phases finales?

TAPSOBA Abdoul : Maintenant que nous sommes qualifiés pour les phases finales, nous visons d’abord les demi-finales de la compétition qui sont synonymes de la qualification pour le mondial junior 2019 en Pologne. Personnellement, je souhaite une très grande réussite à tout le groupe au cours de ces phases finales.

 

DIARRASSOUBA Salifou : J’espère aborder la compétition en excellente santé. Passer le premier tour pour obtenir une place au prochain mondial est notre souhait à tous. Comme objectif personnel, je donnerai encore tout pour toujours mériter la confiance des dirigeants et des supporters burkinabè lors des phases finales.  

 

Étant en sélection, vous n’avez pas pu effectuer le déplacement en Suède pour le Gothia Cup avec vos coéquipiers de l’Académie MimoSifcom. Avez-vous suivi la compétition? Et comment avez-vous trouvé leur prestation?

TAPSOBA Abdoul : J’ai suivi la compétition de bout en bout à partir du site internet du tournoi. Ils ont fait un bon tournoi. Une troisième place parmi plus de 20 équipes est toujours bonne à prendre. Toutes mes félicitations au groupe qui a représenté dignement l’ASEC Mimosas. 

 

 

DIARRASSOUBA Salifou : J’étais de cœur avec eux malgré la distance. J’ai eu mal comme si j’y étais après notre élimination en demi-finales. Mais je pense qu’ils n’ont pas démérité. Ils se sont bien battus et ont fait ce qu’ils pouvaient.

 

Où et comment passerez-vous vos vacances?

 

DIARRASSOUBA Salifou : Je suis en famille, à Abidjan. Je profite au maximum de mes vacances parce que la reprise avec l’équipe réserve de l’ASEC Mimosas est pour très bientôt.  

 

TAPSOBA Abdoul : Je n’aurai malheureusement pas de vacances parce que j’ai repris les entraînements avec l’équipe professionnelle de l’ASEC Mimosas, le mercredi dernier, à Sol Béni.

 

 

Interview réalisée par H.K