Éditorial :

Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage…

Nous commencerons notre éditorial de cette semaine par une citation empruntée au célèbre poète, écrivain et critique littéraire français, Nicolas BOILEAU dit BOILEAU Despréaux (1636-1711), qui dit : « Cent-fois sur le métier, remettez votre ouvrage : Polissez-le et le repolissez : Ajoutez quelquefois et souvent, effacez… » Ce qui signifie que c’est en faisant preuve de courage et de persévérance dans les choses que l’on aura travaillées, retravaillées, corrigées, ajustées que l’on finira par briller et exceller. 

N’est-ce pas une bonne pensée qui devrait amener le club à relativiser la lourde défaite (4-0) subie, dimanche dernier, à Casablanca, face au Raja CA, lors de la 4e journée de la phase de groupes de la Coupe de la Confédération ; à persévérer dans le travail de reconstruction de notre équipe professionnelle en tirant les leçons de chaque match pour polir et repolir ce qui a été fait et avancer dans la volonté de briller et exceller dans les compétitions interclubs de la CAF ?

Des avancées notables ont été faites dans ce sens au niveau national. Redevenu champion, la saison dernière, après 7 ans d’insuccès, puis auteur, cette année, d’un magnifique triplé dont l’avant-dernier remonte à 2005, le club a démontré qu’il possède des joueurs aguerris pour dominer les débats sur le plan local.

 

Restent maintenant les joutes continentales où le niveau est plus élevé et requiert plus de métier et de santé physique. La fin de saison difficile de l’ASEC Mimosas en Coupe nationale finalement remportée, puis le parcours en Coupe de la Confédération qui l’est plus encore, montrent à quels points les nombreuses blessures des joueurs clés du club ont été handicapantes et continuent de l’être davantage dans cette dernière compétition. Les enseignements retenus des compétitions interclubs 2018 de la CAF seront forcément bénéfiques au groupe la saison prochaine.

 

Souvenons-nous. L’équipe de l’ASEC Mimosas vainqueur de la Ligue des champions 1998 n’est pas arrivée à ce sacre continental en 2 ou 3 ans, bien que le club ait disposé des meilleurs joueurs ivoiriens et africains de la décennie 1990. Il a fallu attendre neuf longues années pour polir et repolir le groupe, lui laisser le temps de la maturation nécessaire avant d’arriver à ce succès. D’où cette pensée pleine de sagesse de cet autre poète, conteur et fabuliste français, Jean de la FONTAINE, qui enseigne que : «Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage». A force de patience, de travail soutenu, de renforcement de l’effectif et d’accumulation de vécu, l’ASEC Mimosas finira par briller dans chacune des deux compétitions interclubs de la CAF dans les années à venir.

 

 

KONÉ Ismaël