Editorial :

Le plaisir et le bon combat

Si le plaisir se définit communément comme un « état émotionnel agréable qui concerne tous les âges et qui est indispensable à l’équilibre d’un être humain », nous pouvons dire que la saison 2017-2018 nous en a donné beaucoup, notre équipe professionnelle étant sur le point de battre tous les records statistiques, que ce soit le nombre de victoires consécutives, le nombre de points, le nombre de buts marqués ou encaissés …

 

 

Bien que la confirmation du titre de la saison dernière ait été obtenue très tôt dans la saison et que notre club ait rapidement tué tout suspense, le plaisir que tous les acteurs de notre club (des joueurs aux supporters en passant par les salariés, les dirigeants, les partenaires et les joueurs de notre centre de formation) ressentent actuellement est d’autant plus grand que chaque match a été une bataille que nos joueurs ont remportée avec leur cœur et leurs tripes.

 

 

Dans ses conversations parues en 1998, l’écrivain brésilien Paulo Coelho définit autrement le plaisir, comme « le bon combat. Parfois tu perds, d’autres fois tu gagnes, mais cela n’a pas d’importance, ce qui compte, c’est de lutter pour obtenir ce que tu désires. Le plaisir est donc tout ce que tu fais avec enthousiasme ; il peut y avoir de la douleur et de la souffrance, mais cela n’annule pas le plaisir fondamental de savoir que tu luttes pour ce que tu aimes ».

 

 

Il est intéressant de lier cette notion de plaisir à celle du sentiment de mener le « bon combat », le « combat juste ». A travers toutes les actions de l’ASEC Mimosas, nous tentons, à tous les niveaux, de mener de justes combats, que ce soit avec l’équipe professionnelle, mais surtout avec notre centre de formation ou encore les activités de sport-loisir qui donnent la possibilité à la jeunesse ivoirienne de faire du sport dans un environnement agréable, sain et sécurisé.

 

 

Le Président du Conseil d’Administration de l’ASEC Mimosas mène un autre combat actuellement pour dénoncer la politique ou l’absence de politique de la Fédération Ivoirienne de Football. Dans une interview parue ce mardi dans le quotidien sportif ivoirien « Supersport» et repris par les réseaux sociaux de notre club, il tente d’éclairer les acteurs du football ivoirien sur les dangers auquel notre sport roi fait et devra faire face s’il ne se réforme pas en profondeur à travers la prise de décisions courageuses par les dirigeants du football.

 

 

Nul ne connaît l’issue du conflit qui oppose le Comité Exécutif actuel de la FIF aux clubs réunis sous la bannière du GX (dont l’ASEC Mimosas). Ce qui est certain, c’est qu’il s’agit d’un combat que Maître Roger OUÉGNIN mène depuis plusieurs années « avec enthousiasme », car il l’estime « juste » pour l’avenir du football ivoirien. Tout venant à point à qui sait attendre, notre club poursuivra patiemment ce combat en travaillant chaque année au développement de son projet afin de servir de modèle et de guide à tous ceux qui voudront s’en inspirer.

 

 

Benoît YOU