Éditorial :

La folle semaine

Au cours d’une saison ou d’une carrière, il y a toujours des périodes plus décisives que d’autres.

 

La période que nous vivons en ce moment fait partie des périodes chaudes de l’année 2018. En effet, en une dizaine de jours, notre programme prévoit 3 matchs importants :

 

          – Le premier a eu lieu, mardi dernier, en Algérie et a permis la qualification aux phases de groupe de la Coupe de la

Confédération,

          – Le deuxième aura lieu ce dimanche et une victoire contre l’ASI d’Abengourou nous permettra d’être sacré champion de

Côte d’Ivoire pour la 26ème fois,

          – Enfin le 3ème pourrait n’être qu’un match de prestige contre l’Africa Sport, dimanche 29 avril prochain. Cependant, un

match contre l’Africa n’est jamais à prendre à la légère, même s’il ne revêt aucune importance comptable. En matière de

football et de rivalité, le prestige est souvent plus important que les points !

 

A cela s’ajoutent les matchs amicaux de l’Académie MimoSifcom en France contre le RC Lens et le RSC Anderlecht qui ont eu lieu lundi et mardi derniers et qui ont vu nos jeunes joueurs s’imposer respectivement 4-3 puis 3-2 contre les leaders des championnats de France et de Belgique U19.

 

Un vrai parcours du combattant dont les premiers résultats sont tous positifs et qui augurent un avenir à court et moyen terme prometteur pour notre club.

 

Pour revenir à l’évènement algérien, le match au couteau disputé en Coupe d’Afrique, mardi 17 avril 2018, pose de nombreuses questions sur la spécificité de la gestion d’un club de football dont la survie financière peut parfois tenir à très peu de chose (une frappe sur le poteau, une décision arbitrale erronée …). La vie du dirigeant de club de football, comme celle du chef d’entreprise, est partagée entre une gestion « en bon père de famille » et une autre plus ambitieuse, mais aussi plus risquée. Pour reprendre l’exemple de notre club, une élimination en Coupe d’Afrique avant les phases de groupe étant une possibilité, une gestion prudente veut que cette hypothèse soit envisagée dans l’élaboration du budget annuel d’avant-saison. Ainsi, la qualification devient un bonus, la « cerise sur le gâteau ». Cependant, pour espérer se qualifier, un minimum d’investissements est indispensable, que ce soit en termes de joueurs, d’encadrants ou de matériels. Tout est une question de savant dosage et d’expérience pour qu’une élimination ne soit pas synonyme de banqueroute financière. C’est ainsi que notre club prépare son budget chaque saison et comme vous pouvez l’imaginer, la qualification obtenue est à ce niveau une très bonne nouvelle.

 

Puisque l’on parle de gestion, nous avons lu récemment que les dirigeants de la Fédération Ivoirienne de Football envisagent de mieux contrôler la gestion des clubs qui reçoivent des subventions de la FIF. Me Roger OUÉGNIN accordera une interview à nos confrères de SUPERSPORT dans les prochains jours sur ce thème important tout comme sur la question de la mise en place d’un cahier des charges pour les clubs. On peut regretter que ces mesures attendues depuis très longtemps soient brandies comme un épouvantail, en représailles, alors qu’il doit s’agir avant tout d’écrire un projet national pour le football des 10 prochaines années. L’ASEC Mimosas et son Président se sont fixés comme mission depuis  bientôt 30 ans de montrer la voie, celle menant à un meilleur avenir pour le football ivoirien, faite de responsabilité, d’ambition, de courage et de vision. C’est ainsi que nous vous invitons à lire cette interview.

 

 

Benoît YOU