Editorial :

Maîtriser sa communication

Ça y est, le magazine Mimosas est désormais en vente en ligne sur le portail mis en place par les éditeurs de journaux en Côte d’Ivoire. Il s’agit là de l’aboutissement d’un long projet et vous étiez nombreux à solliciter cette mise en ligne. Les contraintes étaient grandes et nous sommes heureux que vous puissiez, où que vous vous trouviez dans le monde, lire votre « Bible » ou votre « Coran » et ainsi encore mieux suivre l’actualité de votre club.

Nous sommes fiers de pouvoir proposer désormais aux Actionnaires une large palette de médias qui vont du journal hebdomadaire aux formats papier et numérique, au site Internet en français et en anglais, à notre radio accessible sur la FM à Abidjan et alentours, mais aussi sur internet partout dans le monde, aux pages officielles Facebook et twitter …

 

 

Comme vous pouvez le constater, notre club est connecté au monde et à ses Actionnaires à travers tous ces médias, comme les plus grands clubs du monde. Reste bien évidemment la chaîne de télévision qui naîtra un jour, chaque chose venant en son heure…

 

Tout cela démontre que l’ASEC Mimosas vit avec son temps et s’adapte à ses réalités, notamment aux nouvelles technologies qui sont en train de changer radicalement notre manière de vivre. Et ce n’est que le début. Dans le même ordre d’idée, la création du premier comité de supporter « numérique » (ASEC Mimosas Nouvelle Génération) est un pas vers tous nos sympathisants qui communiquent désormais en temps réel sur les réseaux sociaux. 

 

 

Chacun de ces médias a ses adeptes et remplit un rôle bien défini. En ce qui concerne le positionnement du service communication de l’ASEC Mimosas, il est clair depuis près de 28 ans : il est le relais d’une institution et notre rôle est de communiquer des informations officielles. Ainsi, quand nous donnons une information, les lecteurs, auditeurs ou internautes savent que l’information est exacte et validée par les plus hautes instances du club. En cela, il diffère de la presse non officielle qui aura d’autres objectifs : attirer des lecteurs en se souciant parfois moins de la véracité des informations que de leur attrait (buzz, rumeurs …).  Dans ce monde où les médias occupent un rôle de plus en plus important et où le public est avide de révélations spectaculaires, notre mission ne sera donc pas de répondre à toutes les préoccupations ni à toutes les informations.

 

 

Cependant, une chose est certaine : notre club doit adapter sa communication aux nouvelles réalités du monde actuel. Fini le temps où il était possible de cacher tout ce qui se passe à Sol Béni. Regardons ce qui se passe déjà ailleurs et qui arrive progressivement chez nous. Un évènement se passe dans le vestiaire après un match, 10 minutes plus tard, l’information tourne en boucle sur les réseaux sociaux et les chaînes d’informations continues. Un joueur de football échange avec un ami mais leur conversation est enregistrée, à leur insu, par un smartphone et cela fait rapidement le tour de la planète. Cela a même emmené les joueurs à mettre la main devant leur bouche quand ils se parlent pour éviter que leurs propos soient décryptés en lisant sur leurs lèvres !!! Quelle époque !

 

 

Jeudi matin, le lendemain du match de Ligue des Champions, j’ai reçu l’entraîneur de l’équipe des Buffles de Borgou. Il m’a informé qu’il a visionné les 14 derniers matches de l’ASEC Mimosas pour préparer notre double opposition. Dans le même temps, nous avons obtenu très peu d’images de leurs matches. Faut-il se réjouir ou se plaindre de cette situation ? Il est certain qu’en s’exposant, on se met en danger. Dans le même temps, l’on permet aux Actionnaires du monde entier de suivre nos matches.

 

 

Ainsi va le monde, toujours plus ouvert ! N’en ayons pas peur et ne nous opposons pas à cette évolution. Par contre, il devient de plus en plus nécessaire pour tous les clubs de football de disposer d’un service de communication suffisamment fort pour s’ouvrir au monde tout en protégeant ses intérêts vitaux. 

 

 

Benoît YOU