Interview bilan de mi-parcours, Baky KONÉ (Responsable de la Section Football Professionnel) :

« Notre première partie du championnat a été une réussite »

Après la phase aller du championnat qui a vu l’ASEC Mimosas commencer la compétition par une défaite, puis un match nul avant de réussir une série de onze victoires d’affilées et après les recrutements du mercato, KONÉ Bakari dit BAKY, Responsable de la Section Football Professionnel, fait le bilan à la mi-saison. II est satisfait, mais prudent. Voici ses raisons.

– À mi-parcours de la saison, comment vous sentez-vous dans vos nouveaux habits de Responsable de la Section Football Professionnel de l’ASEC Mimosas après avoir raccroché les crampons?

– Je me sens très bien. Pour moi, c’est juste une continuité des choses ou de la vie. L’année dernière, j’étais le Conseiller Sportif du PCA, Me Roger OUÉGNIN. Et même si j’avais participé à quelques matchs officiels avec l’Équipe Professionnelle, mon rôle était plus d’encadrer les jeunes qu’autre chose. Ma nomination au poste de Responsable de la Section Football Professionnel ne change rien dans mon attitude, ni dans ma façon de travailler ou d’être envers tout le monde. Je me sens bien dans mon nouveau rôle. Je suis surtout content de soutenir le PCA dans son travail, de servir la famille ASEC Mimosas et d’apporter mon expérience au Staff Technique et aux joueurs de la Section Football Professionnel.

 

– Après des débuts timides, l’ASEC Mimosas a terminé la première phase du championnat largement en tête avec 12 points sur l’AFAD, son poursuivant immédiat. Comment jugez-vous ce bilan?

– C’est un bilan positif, même si nous n’avons pas obtenu 39 points sur 39. Je suis content de nos résultats et de notre beau parcours. Mais cela ne nous met pas à l’abri de tout danger pour la phase retour. Notre première partie du championnat a été une réussite. Nous serons très attendus durant la seconde. Il faudra se préparer à faire face à des difficultés plus grandes encore et travailler énormément sur tous les plans pour relever tous nos défis de la saison. La seconde phase risque d’être très compliquée pour nous si nous ne faisons pas ce qu’il faut.

 

– Ces dernières saisons, rarement l’ASEC Mimosas a si bien mené la course en championnat en gagnant avec panache. Qu’est-ce qui, selon vous, a permis au club de retrouver ses qualités qui ont forgé sa popularité et construit son riche palmarès?

– C’est l’effort conjugué de tout le monde des joueurs en passant par le Staff Technique, Médical, les Encadrants, les Dirigeants jusqu’aux Supporters. D’abord les joueurs parce qu’ils sont les premiers concernés, les principaux acteurs de nos performances grâce à la bonne entente et à la solidarité qui existent entre eux. Ensuite, la part du Staff Technique est importante dans cette réussite parce qu’il a su créer une belle alchimie grâce à son savoir-faire en créant une osmose à partir d’une diversité de talents. Celle du Staff Médical n’est pas négligeable en raison de son implication au quotidien dans le suivi des joueurs et dans leur préparation afin que ces derniers soient les plus performants possibles. Je n’oublierai pas l’intendance qui a fait preuve d’une grande efficacité dans la préparation du matériel pour les entraînements et pour les matchs. Je terminerai par les Dirigeants et plus précisément par le PCA, Me Roger OUÉGNIN et le Président Francis OUÉGNIN qui ont su réunir toutes les compétences et mettre les moyens qu’il fallait pour que l’Équipe Professionnelle réussisse son parcours encourageant de la première phase du championnat. Le PCA a permis au club de retrouver ses enfants qui connaissent bien la maison, ses valeurs, son état d’esprit, sa philosophie, sa culture, ses règles, son histoire et son style de jeu. Cela est très important parce que les enfants de l’ASEC Mimosas savent que le club est plus important que les équipes des différentes sections qui le composent et que les différentes équipes de l’ASEC Mimosas sont plus importantes que leurs individualités. Et ces enfants savent faire passer les messages aux plus jeunes et leur transmettre cette culture qui, depuis toujours, fait la grandeur du club.

 

 

 

 

 

– N’est-ce pas aussi parce que la philosophie de jeu de l’Entraîneur Principal AMANI Yao cadre avec celle du club?

– Je l’ai dit tantôt. AMANI Yao est un enfant du club. Il connaît la philosophie et le style de jeu de l’ASEC Mimosas. Raison pour laquelle le Président Roger OUÉGNIN l’a ramené à la maison pour apporter son expérience et aussi sa touche. Il a été, je pense, formé dans ce cadre-là comme nous tous.

 

– Vous attendiez-vous à une telle performance pour une équipe remaniée à plus de 65% et avec un nouvel encadrement technique?

– En faisant ces changements, nous espérions de bons résultats. Tout a été fait tranquillement. Le PCA, Me Roger OUÉGNIN, a mis les moyens nécessaires pour nous permettre d’atteindre nos objectifs.

 

– Beaucoup d’Actionnaires pensent que le titre de champion de Côte d’Ivoire 2017-18 est déjà en poche. Est-ce aussi votre avis?

– Nous sommes bien partis. Nous avons fait un bon pas. Mais rien n’est encore acquis en championnat. Tant que mathématiquement nous n’aurons pas obtenu les points requis pour le titre de champion de Côte d’Ivoire, je ne serai pas d’avis avec eux.

 

– Quelles ont été vos plus grandes satisfactions au cours de cette première phase du championnat?

– La plus grande est incontestablement la série d’invincibilité. J’espère que nous parviendrons à la prolonger pendant longtemps. Il y a aussi la force de caractère de nos joueurs pour avoir réussi à remonter au classement, puis à se maintenir en tête. Je peux vous assurer que cela a été difficile, après le mauvais départ qu’ils avaient pris, d’arriver en haut et que cela a été plus difficile encore, une fois en tête, de s’y maintenir.

 

– Le comportement de l’équipe vous rassure-t-il pour la suite de la saison, surtout pour la Ligue des champions de la CAF qui verra l’ASEC Mimosas faire son entrée en lice contre les Buffles FC du Borgou du Bénin?

– Même si nous sommes leaders en championnat aujourd’hui avec une avance confortable, nous avons du travail à faire dans chaque compartiment de l’équipe. Notre avance nous donne du confort. Mais nous ne sommes pas parfaits. Nous devons travailler encore plus durement pour essayer de l’être et bien aborder la Ligue des champions qui arrive à grands pas et qui nous opposera à une équipe qui a beaucoup de qualité.

 

-Quel est l’objectif assigné à votre équipe dans cette compétition africaine?

– L’objectif, c’est déjà de passer le Tour préliminaire, puis d’entrer dans la phase de poules. Une fois dans la phase de poules, l’objectif sera de se qualifier étape par étape jusqu’à remporter le trophée. 

 

– Cette année, contrairement aux précédentes, le club ne s’est séparé d’aucun joueur à la mi-saison. Et pourtant, certains parmi eux n’ont presque pas eu assez de temps de jeu. Pourquoi?

– Le recrutement a été très bien fait. Nous avons un groupe étoffé avec des joueurs de qualités différentes. Nous avons confiance en eux. Ils auront leur part à faire, cette saison. Nous aurons, pour la deuxième partie de la saison, quatre compétitions à jouer. L’effectif sera mis à rude épreuve. Pour faire face, nous aurons besoin de tous. L’Entraîneur a à sa disposition un groupe, un effectif et des joueurs concernés. C’est à lui de préparer sa sauce et jusqu’ici ça a bien fonctionné.

 

– Mieux, il s’est attaché les services de trois nouveaux. Si l’on est satisfait de ceux qui sont là, pourquoi en recruter de nouveaux?

– Nous avons recruté de nouveaux joueurs parce que nous avons besoin de qualité à des postes précis. Aujourd’hui, tous les postes sont doublés, voir triplés pour certains. Nous avons besoin de cela pour faire face aux enchaînements de matchs que nous aurons sans oublier les risques de blessure, de suspension et de méforme, etc.

 

– Le club a une Équipe Réserve que vous travaillez à structurer. Pourquoi cette Équipe Réserve alors qu’il n’y aura pas de compétition nationale pour elle cette saison?

– Toutes les équipes professionnelles ont une Équipe Réserve, même si pour le moment, chez nous, il n’y a pas de compétition de jeunes. L’Équipe Réserve sert à mieux préparer nos joueurs qui sortent de l’Académie MimoSifcom, mais qui sont trop jeunes pour l’Équipe Professionnelle et trop frêles pour être prêtés. Une Équipe Réserve, pour une Équipe Professionnelle ou pour un club professionnel, doit servir à tous les niveaux, à savoir l’épanouissement et la préparation aux compétitions de haut niveau. Notre équipe réserve est sous la responsabilité de N’DRI Koffi Christian Romaric qui est un enfant du club. Il connaît bien les valeurs, la culture, l’histoire, le style de jeu du club. Il pourra les inculquer à ses poulains de l’Équipe Réserve. Pascal THÉAULT, Directeur de l’Académie et AMANI Yao Lambert César, l’Entraîneur de l’Équipe Professionnelle supervisent le travail de Romaric.

 

– Le soutien des Actionnaires dans les stades répond-il à vos attentes? 

– J’encourage les Actionnaires, les sympathisants et les supporters qui se rendent régulièrement au stade pour nous soutenir à continuer de le faire. Je demande à tous ceux qui doutent ou qui hésitent à faire cet effort de ne pas abandonner leur club de cœur. Nous ne devons pas être Mimos dans la bouche. Nous devons le montrer et le vivre en nous rendant au stade, en soutenant notre équipe, en l’encourageant et en étant présents quand le club a besoin de nous. Je dis aux Actionnaires qu’ils ont demandé, à notre PCA, une équipe joueuse et des joueurs talentueux qui mouillent le maillot ; Le Président Roger OUÉGNIN leur a donné cette équipe qui produit du jeu et marque beaucoup de buts. Pour que le tableau soit complet, pour que les joueurs se surpassent sur la pelouse, nous n’avons besoin que d’une chose. «Que nos supporters jouent leur rôle, à chacune de nos rencontres, en faisant le plein des gradins».

 

– Que diriez-vous pour clore cette interview?

– Je vais clore cette interview avec une citation de Luis FERNANDEZ qui dit ceci : «Le champion tire les leçons du passé, concrétise le présent et pense le futur». C’est ce que nous faisons à l’ASEC Mimosas pour aller toujours plus loin, toujours plus haut et pour être toujours plus forts.

 

KONE Ismaël