Éditorial  :

AMBITIONS AFRICAINES

L’ASEC Mimosas est de retour en Coupe d’Afrique. Pour sa première rencontre en Coupe de la Confédération, le club phare de Côte d’Ivoire recevait, le week-end dernier, des Académiciens venus de Yaoundé. La victoire obtenue à domicile face à l’APEJES Football Academy (2-0) a lancé de fort belle manière la nouvelle campagne africaine des Mimos. Ce succès, qui reste à confirmer à Yaoundé, porte le sceau des ambitions africaines de notre club. 

 

En Afrique, l’ASEC Mimosas n’est pas un nouveau venu. C’est un club connu et reconnu. Au cours d’une histoire riche en campagnes africaines, les équipes de l’ASEC Mimosas ont marqué tous les publics du continent par des prestations mémorables. Accra, Alexandrie, Bamako, Casablanca, Conakry, Dakar, Harare, Jobourg, Kampala, Kumasi, Lagos, Le Caire, Libreville, Tripoli, Tunis, Ouaga, Owerri, Windhoek, Yaoundé…, la liste est longue. Toutes ces capitales ont vu évoluer des joueurs Mimos talentueux, composant des équipes au football plaisant et efficace. L’ASEC Mimosas a écrit sa légende dans les plus grands stades africains. Cette légende doit continuer !

 

Au palmarès africain du club jaune et noir, on retrouve une Coupe UFOA, une Ligue des Champions de la CAF, une Super-coupe de la CAF. Ce tableau convaincant est à apprécier en tenant compte d’un grand nombre de présences en quarts et demi-finales des compétitions africaines, sans oublier l’accident de 1995, en finale de la Coupe d’Afrique des Clubs Champions. Le parcours de l’ASEC Mimosas est celui d’un club au rayonnement incontestable sur la scène sportive africaine. Un grand dirigeant sportif ivoirien nous disait ceci : « La coupe d’Afrique brûle ! » Il avait sans doute raison, à une nuance près : elle se donne finalement aux plus méritants. 

 

Le mérite de l’ASEC Mimosas n’est pas que sportif. Il est reconnu en matière d’organisation, de formation et de gouvernance par les instances dirigeantes du football africain. Celles-ci citent régulièrement le club jaune et noir comme le « club modèle africain ». Il faut y voir principalement la reconnaissance de l’impressionnant effort de construction réalisé par le Président Roger OUEGNIN depuis son arrivée à la tête du club en 1989. C’est d’ailleurs la raison de sa présence au forum organisé cette semaine par la CAF pour débattre du développement du football africain. 

 

En conviant le Président Roger OUEGNIN à cet événement qui réunit les personnalités du monde du football, la CAF a tenu à rappeler sa « contribution exceptionnelle au football africain et mondial ». C’est une marque de considération qui mérite d’être relevée pour un Président qui a eu une ambition nationale, africaine et mondiale pour son club, pour notre club, l’ASEC Mimosas.

 

Le Président du Conseil d’Administration ne sera pas à Yaoundé dimanche prochain pour assister au match retour des premiers seizièmes de finale de la Coupe de la Confédération. Il suivra ses poulains à distance, après leur avoir demandé de ne pas manquer d’ambition pour eux-mêmes et pour l’ASEC Mimosas. Ses conseils font penser à un homme de conquêtes bien connu, Napoléon Bonaparte, qui ne manquait jamais l’occasion de rappeler que « ce qui est criminel, ce n’est pas d’échouer, c’est de manquer d’ambition ». C’est le même message que les encadreurs sont chargés de relayer auprès des joueurs, avant le match. 

 

Les Actionnaires attendent de leur équipe un succès pour confirmer ses ambitions africaines. Et cette attente est d’autant plus vive que la Coupe de la Confédération est le seul trophée absent au tableau de chasse du club jaune et noir.  

 

Par Léonce YACE, Président-Délégué de l’ASEC Mimosas
Extrait du Mimosas Magazine N°1317 du 16 mars 2017