Interview... KOFFI Kouakou Hyacinthe (Père de KOFFI Hervé, le gardien de but de l’ASEC Mimosas) :

« Hervé a fait le bon choix »

 

À Bobo-Dioulasso où il s’est établi depuis le début des années 1990, nous avons rencontré KOFFI Kouakou Hyacinthe, le père de KOFFI Kouakou Hervé, le gardien de but de l’ASEC Mimosas et des Étalons du Burkina Faso. KOFFI Kouakou Hyacinthe, ancien sociétaire du Stella Club, du Sacraboutou de Bondoukou, de l’ASFB de Bobo-Dioulasso, a accepté de nous parler de son fils, de la carrière de celui-ci et de la fierté que ce dernier lui procure.

 

– Que devenez-vous, KOFFI Kouakou Hyacinthe?

– Après ma carrière de footballeur, je me suis reconverti au métier d’entraîneur de football. J’ai dirigé des formations burkinabés de 1re et de 2e divisions. En ce moment, j’aide  un ami à faire monter son équipe en 1re division.

– Vous vous appelez KOFFI Kouakou comme votre fils Hervé. Pourquoi cette similitude dans les noms?

– Cette similitude est liée à nos jours de naissance. Nous nous prénommons tous les deux Kouakou parce que nous sommes nés un mercredi.

– Vous avez été un joueur de champ. Votre fils Hervé lui est gardien de but. Comment avez-vous trouvé ce choix au début?

– Au début, j’ai trouvé cela bizarre. J’avoue que cela ne m’avait pas emballé du tout quand on m’a annoncé qu’il serait gardien de but. Parce que les joueurs qui évoluent à ce poste ne sont pas souvent sollicités pour des carrières professionnelles en Europe ou ailleurs. Mais comme c’était son choix, je l’ai encouragé dans cette voie.

– Êtes-vous heureux aujourd’hui d’avoir respecté la volonté de KOFFI Hervé?

– Absolument ! Je pense que son formateur a vu juste en décelant très tôt en Hervé le potentiel d’un bon gardien de but. Je suis content aussi que le garçon, qui était attaquant comme moi au départ, ait accepté de devenir un dernier rempart et qu’il ait vraiment travaillé pour progresser dans ce rôle. Finalement, c’est son formateur et lui qui ont eu raison.

– Comment jugez-vous les prestations de votre fils à l’ASEC Mimosas et avec les Étalons du Burkina Faso durant la CAN 2017 qui se déroule au Gabon?

– Je regarde particulièrement tous les matches de l’ASEC Mimosas dans la Ligue 1 ivoirienne. Dans ce grand club qui possède des joueurs talentueux, la prestation d’ensemble du groupe est appréciable et Hervé a un bon comportement dans les buts de son équipe. En ce qui concerne les phases finales de la CAN 2017 qui ont lieu au Gabon, ses débuts ont été difficiles. Il est très jeune et c’est la première fois qu’il dispute ce tournoi. Mais il est en train de retrouver ses marques dans les buts des Étalons. Il progresse à chaque sortie et c’est bien pour lui.

– Que représente pour vous le fait qu’il évolue à l’ASEC Mimosas?

– L’ASEC Mimosas est l’une des plus grandes institutions sportives du continent. Ce club est très populaire, il figure toujours dans le peloton de tête de la Ligue 1 ivoirienne et il participe chaque année aux compétitions interclubs de la CAF. Un tel club donne forcément une grande dimension à un joueur. C’est le destin d’Hervé qui a voulu qu’il évolue aujourd’hui à l’ASEC Mimosas. Je suis très content que sa route ait croisé celle de ce grand club. Des joueurs burkinabés tels que le regretté KOITA Mamadou dit le Sorcier, ZONGO Mamadou et KABORE Mohamed sont passés par là avant lui pour booster leur carrière. Je souhaite que l’ASEC Mimosas lui permette d’aller plus haut.

– Que faudra-t-il justement à Hervé pour aller de l’avant?

– Cela dépendra de beaucoup de choses. Il est en nette progression, mais il doit garder la tête sur les épaules et travailler dur pour avancer. Quant à moi, je vais prier pour que le sort lui épargne les blessures et qu’il évolue toujours dans un environnement favorable pour mener une vie saine et qu’il fasse surtout de bons choix.

 

Interview réalisée par KONE Ismaël, l’un de nos envoyés spéciaux à Ouagadougou.