RETRO BASKETBALL Coupe d’Afrique des clubs champions de Basketball (Hommes) édition 2000 :

La victoire de l’union, du courage et de la foi

RETRO BASKETBALL
Coupe d’Afrique des clubs champions de Basketball (Hommes) édition 2000
La victoire de l’union, du courage et de la foi

Le mardi 25 juillet 2000, au Palais des Sports de Treichville, l’équipe masculine de basketball de l’ASEC Mimosas remportait la Coupe d’Afrique des clubs champions pour la deuxième fois, en battant en finale (63-61) l’Atletico Petroleos d’Angola. Et cela, onze ans après sa première consécration continentale, en 1989, dans la même compétition, dans la même arène et devant le même adversaire. La comparaison est frappante.

L’exploit l’est tout autant. Cette consécration continentale fut celle de l’union sacrée de la famille, du courage et de la foi des Mimosas. Cela leur avait permis de disposer d’entrée (63-50) de l’équipe nigériane d’Islanders lors de la première journée disputée le vendredi 21 juillet 2000, au Palais des Sports de Treichville. En confiance et motivés par ce succès prometteur, l’entraîneur DJADJI Clément et ses joueurs s’imposent ensuite (55-84) à la formation de BC ONATRA de la RD Congo, le samedi 22 juillet 2000, à l’occasion de la 2e journée. Cette deuxième victoire les qualifie pour la finale qui a lieu le mardi 25 juillet.

L’autre finaliste a pour nom Atletico Petroleos d’Angola. Cette ultime rencontre de la compétition est très serrée. Les deux équipes sont à égalité (61-61) dans les dernières secondes de la partie. L’ASEC Mimosas obtient deux lancers-francs. Le Mimos AMALABIAN Blaise sur qui la faute a été commise est chargé d’exécuter la sentence.

Ses mains ne tremblent pas. Pour toute l’ASEC Mimosas, elles deviennent celles de Dieu puisqu’il marque les deux lancers-francs. Et l’arbitre siffle la fin de la partie. L’ASEC Mimosas l’emporte (63-61) et devient champion d’Afrique des clubs champions pour la deuxième fois. Le capitaine Abou BAKAYOKO et ses coéquipiers deviennent ainsi les héros de toute la Côte d’Ivoire.

Belle consécration pour le PCA du club, Me Roger OUEGNIN, pour le Président de la Section, MAIGA Alou et ses collaborateurs, mais aussi pour l’entraîneur DJADJI Clément. Malheureusement ce mardi 25 juillet 2000, après avoir regardé le sacre des basketteurs Mimosas à la télévision, THIAM Belafonte, le Directeur de rédaction et parrain de la Section basket du club, décède à son domicile. Un événement triste qui a tiédi la joie de ce sacre.

DJADJI Clément (Entraîneur de l’équipe masculine de basketball de l’ASEC Mimosas, en 2000)
«?Ce deuxième sacre continental en 2000 m’a fait plus plaisir que le premier?»

Quels souvenirs gardez-vous des deux sacres de l’équipe masculine de basketball de l’ASEC Mimosas, en Coupe d’Afrique des clubs champions, en1989, puis en 2000?
En football comme au basketball, la Coupe d’Afrique des clubs champions représente la consécration suprême pour tous les clubs. J’ai remporté cette compétition pour la première fois en 1989, en tant que joueur. Cette victoire était le couronnement de plusieurs années d’efforts d’une génération dorée de basketteurs que nous formions avec les MAIGA Alou, ELLOH Dingui, BAH Florent, ABBAS Diop, SERY Paul dit Pablo et autres. Je l’ai remportée ensuite en tant qu’entraîneur en 2000. Je suis devenu entraîneur de basketball pour partager mon expérience avec les nouvelles générations. Je veux leur enseigner ce qui m’avait permis, quand j’étais joueur, d’être l’un des meilleurs de ma génération. Je veux leur enseigner que la réussite est toujours au bout de l’effort. Avec persévérance, j’avais réussi à inculquer ces notions à mes joueurs. Cela nous avait permis d’atteindre notre objectif de remporter ce deuxième sacre continental en Coupe d’Afrique des clubs champions.

Qu’est-ce qui vous avait permis de remporter ce titre pour la deuxième fois, en 2000?
De 1990 à 2000, le Président du Conseil d’Administration de l’ASEC Mimosas, Me Roger OUEGNIN, a beaucoup soutenu financièrement la Section basketball du club. Cela motivait énormément les dirigeants, les encadreurs techniques et les joueurs. Nous avions d’anciens joueurs de la Section comme ELLOH Dingui, puis MAIGA Alou comme dirigeants de la section. Ils ont su fédérer toutes les énergies pour nous amener à atteindre nos objectifs. J’ai travaillé également avec un collège d’entraîneurs composé de SANOGO Seydou Badjan, de CLARK Gilbert et de MOBIO Samuel. Grâce à tout cela, nous avons pu remporter la compétition.

Ce qui est frappant, c’est que votre équipe avait réussi un parcours sans faute jusqu’en finale. Comment expliquez-vous cela aujourd’hui?
Je disais à mes joueurs que toutes les équipes présentes à ce tournoi savaient jouer au basketball. La différence se ferait au niveau de l’envie, de notre engagement et de notre volonté à repousser nos limites pour refuser la défaite ou l’élimination. Je leur disais aussi que nous devions aller absolument au bout de ce tournoi qui était organisé chez nous. Nous bénéficiions d’un soutien extraordinaire de nos dirigeants et de nos supporters. Le plus difficile pour nous était de réussir notre entrée dans la compétition. C’est ce que nous avons fait en battant lslanders du Nigeria. Et tout était bien parti. Nous avons battu ensuite l’équipe congolaise de BC ONATRA et le Petro Atletico en finale.

Comment avez-vous vécu cette deuxième consécration continentale par rapport à la première?
Ce deuxième sacre continental en 2000 m’a fait plus plaisir que le premier que j’ai remporté quand j’étais joueur. Parce qu’il n’était pas évident. Ce fut une grande satisfaction d’avoir amené de jeunes joueurs à se surpasser pour remporter ce titre et faire plaisir à toute la nation. En 1989, c’était différent. Nous avions de très grands joueurs qui savaient qu’ils pouvaient remporter la compétition. Je suis fier aussi d’être le seul Ivoirien à avoir remporté la Coupe d’Afrique des clubs champions en tant que joueur, puis en tant qu’entraîneur. Je dédie ce deuxième trophée au Président Roger OUEGNIN et à tous les Actionnaires. Ils avaient su nous apporter tout le soutien dont nous avions besoin pour gagner ce trophée. Je leur dis merci et je souhaite qu’ils recréent les conditions identiques pour permettre à la Section basketball de l’ASEC Mimosas de refleurir.

KONE Ismael

Extrait du mimosas magazine N°1308 du jeudi 12 janvier 2017