Viva sepulturero !!!

Nous vous proposons un article paru dans SUPERSPORT N°2435 du jeudi 30 juin 2016.


Il y a un Dieu pour tous. Même pour les pauvres. En ramenant une victoire historique du Borg Al Arab stadium d’Alexandrie, voire inédite dans les confrontations entre clubs égyptiens et ivoiriens, l’Asec Mimosas a démontré qu’elle reste une place forte du football ivoirien. Et africain. Et qu’elle a aussi la carapace solide. Depuis le début de la C1, le club jaune et noir n’arrête pas de surmonter les difficultés. Problème de financement par-ci, non remboursement de ses préfinancements par-là, injonction à lui faite pour s’acquitter du payement des droits télés de la C1, non payement de la subvention des 20 millions (finalement réduite à 10 millions) de la FIF pour les clubs ivoiriens qualifiés à la phase de poule de la C1, bref, le parcours du club jaune et noir dans cette édition 2016 de la Ligue des champions n’a jamais été un long fleuve tranquille. Mais, fort heureusement, bon an mal an, il a su relever les défis pour avancer. 

Quoi qu’il en soit, obstacles ou pas, parcours de combattant ou non, toujours est-il que l’Asec Mimosas continue d’avancer. Et plus qu’un succès qui permet aux Mimos de se relancer dans la course à une place dans le carré final, cet  authentique exploit réussi à Alexandrie sonne aussi comme un cinglant désaveu à tous ceux qui les avaient enterrés trop tôt. En tout cas, quel que soit son parcours dans cette C1, qu’elle franchisse ou pas l’étape des poules, toujours est-il que la victoire ramenée d’Alexandrie est significative pour deux raisons. Primo, elle rabat le caquet à tous ces détracteurs qui, sans sourciller lui font un mauvais procès sur sa formation- comme si ce club devait être le seul à faire de la formation pour ravitailler le football ivoirien et les autres non- et deuzio, elle indique clairement que Sol Béni n’est pas le repère des fossoyeurs du football ivoirien, mais plutôt un laboratoire de recherche de talents pour travailleurs infatigables. Car, qui mieux que l’Asec, depuis l’avènement du président-avocat à la tête du club en 1989, Me Roger Ouégnin, a donné autant de lauriers au football ivoirien ? En 10 ans, de 1990 à 2000, la Côte d’Ivoire a rattrapé son retard sur tous les plans. Que ce soit en termes de trophées, de formation (Académie Mimosifcom) et d’infrastructure sportive (Sol Béni). En vérité, ce club-là a donné au football ivoirien plus qu’il n’en a reçu de ce même football-là. Ceci étant, gagner en étant fossoyeur n’est-il pas après tout préférable que d’échouer en ne l’étant pas ? Et l’Asec saura faire son choix.

Kambiré Elie 

 

 

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