L’historique du parcours de l’ASEC

ASEC Mimosas magazine retrace pour vous le parcours du club jaune et noir en Ligue des champions depuis sa première participation à cette compétition, en 1965 jusqu’à celle en cours. Ce sont en tout 21 histoires toutes chargées d’émotions qui vous sont proposées dans ce numéro.

 

1965. Le match de la frustration

La compétition se joue par zone géographique (Afrique de l’Ouest B ; Afrique Centrale ; Nord-Centre et Afrique du Sud). L’ASEC Mimosas entre en lice en finale de la Zone Afrique de l’Ouest B et est opposée au Stade Malien de Bamako qui a éliminé tour à tour l’Espoir de Saint-Louis en quarts de finale (Aller 4-0 et retour 1-1) et le Silly Club de Kindia de Guinée en demi-finales (Aller 4-2 pour le Silly ; Retour 2-0 pour le Stade Malien – Tab 3-2 pour le Stade Malien). 

Pour la finale de la zone équivalant aux quarts de finale de la Cupe d’Afrique des clubs champions et qui oppose le Stade Malien à l’ASEC Mimosas, les deux équipes se neutralisent 3 buts partout, à l’aller, à Bamako. Au match retour, à Abidjan, l’ASEC Mimosas s’incline 4-6 et se voit privée des demi-finales. Le Stade Malien éliminera Cotton Factory Club d’Ethiopie en demi-finales, mais sera battue (2-1) en finale par l’Oryx de Douala qui avait éliminé (2-1) Real Republicans d’Accra, en demi-finales.

 

1971. Une élimination cauchemardesque à Yaoundé

L’ASEC Mimosas retrouve la Coupe d’Afrique des clubs champions 6 ans après sa première participation. Elle fait son entrée dans la compétition au deuxième tour (en quarts de finale) et doit en découdre avec le Stade Malien de Bamako. Les Mimosas éliminent les Blancs de Bamako en arrachant le match nul (2-2) à l’aller à Bamako, puis en l’emportant (2-1), au retour à Abidjan.

           En quarts de finale, ils éliminent Enugu Rangers du Nigeria en allant s’imposer 0-1, à l’aller à Enugu, puis en venant bien finir le travail 2-0, au retour à Abidjan. Ils atteignent les demi-finales où ils croisent le Canon de Yaoundé. L’ASEC Mimosas remporte (2-1) le match aller, à Abidjan. Au match retour, dans l’environnement infernal d’un camp militaire de Yaoundé, l’ASEC Mimosas est battue (4-1) et éliminée par le Canon. Ses joueurs et encadreurs sont malmenés par les militaires et les supporters camerounais, pendant et après la rencontre.

 

1973. Une élimination difficile à digérer

En 16es de finale, l’ASEC Mimosas élimine le Mighty Barrolle du Libéria. Elle gagne d’abord (2-1), à Abidjan, puis gagne encore (1-3), au match retour à Monrovia.

           En 8es de finale, l’ASEC Mimosas croise la grande équipe du Hafia FC de Conakry. Les Mimosas perdent (2-1) au match aller, au Stade du 28 septembre de Conakry, puis l’emportent (4-3), au match retour, dans un stade FHB plein comme un œuf. Mais à égalité de buts, il faut recourir à la séance des tirs au but et l’ASEC Mimosas perd 2 tab à 3 devant son public. C’est le drame. Les Actionnaires qui ont vécu cette élimination ne l’ont jamais digérée.

 

1974. La JA freine l’ASEC Mimosas

L’ASEC Mimosas élimine (0-0 ; 2-0) encore le Mighty Barrolle du Liberia, en 16es de finale. En 8es de finale, elle étrille la formation du Modèle de Lomé (3-0) à Abidjan et les Togolais signent forfait pour le match retour.  Mais les Mimosas tombent en quarts de finale devant la formation de la Jeanne d’Arc de Dakar. Ils gagnent (2-1), à Abidjan et se voient éliminés au retour suite à un but de la Jeanne d’Arc inscrit par un certain Séga SAKHO.

 

1975. UNE ÉLIMINATION SCANDALEUSE A LOMÉ

Là encore, les Mimosas essuieront une élimination douloureuse dans des conditions inimaginables à Lomé, en quarts de finale, face à la formation de Lomé 1. Après avoir éliminé l’Olympic Sports de Niamey, en 16es ; l’ASFA de Dakar, en 8es ; les Jaune et Noir remportent (1-0) les quarts de finale aller, au stade FHB, mais se verront éliminés (3-1) à Lomé à cause d’un arbitrage scandaleux d’un trio ghanéen. La CAF suspendra à vie les arbitres, mais validera le résultat.

 

 

1976. Les deuxièmes demi-finales du club

Cette année-là, l’équipe mimosas atteint les demi-finales de la Coupe d’Afrique des clubs champions pour la deuxième fois avant d’être éliminée encore par le Hafia FC de Conakry. (3-0) pour l’ASEC Mimosas, au match aller, à Bouaké, puis (5-0) pour le Hafia, au retour à Conakry. Lors des tours précédents, l’ASEC Mimosas avait éliminé les Silures de Bobo-Dioulasso (BF) en 8es de finale, puis l’Asante Kotoko en quarts.

 

1981. Le mythe guinéen a ENCORE eu raison des Mimosas

L’ASEC Mimosas commence par écarter le SEIB de Diourbel du Sénégal, en 16es; le Canon de Yaoundé en 8es, mais tombe en quarts de finale face à l’AS Kaloum qui l’élimine en la battant doublement (2-1) à Conakry, puis (1-2), à Abidjan. Le mythe guinéen a encore eu raison des Mimosas.

 

1991. Iwuanyanwu brise le rêve mimosas

11 ans après sa dernière apparition en Coupe d’Afrique des clubs champions, l’ASEC Mimosas revient avec de nouveaux arguments et de nouvelles ambitions. Elle élimine Al Ittihad de Tripoli en 16es de finale, écarte le Petro Atletico en 8es, mais ne parvient pas à franchir l’obstacle d’Iwuanyanwu National d’Owerri, en quarts de finale. L’ASEC Mimosas est battue (3-0), à Owerri. Elle s’impose (3-0), à Abidjan, mais est éliminée (5-6) dans les tirs au but.

 

1992. La troisième demi-finale

L’ASEC Mimosas respire la grande forme et impressionne par son volume de jeu. Elle est favorite pour avoir éliminé l’EFO de Ouagadougou, en 16es de finale, mais surtout pour avoir brisé enfin le mythe guinéen en éliminant le Horoya AC de Conakry, en 8es et l’Asante Kotoko en quarts de finale. Malheureusement, contre toute attente, piégée, en demi-finales, par un arbitrage vicieux à Casablanca, l’ASEC Mimosas est éliminée (2-0) par le Wydad Atletic Club, après avoir gagné (3-1) au match aller. Elle disputait là, la 3e demi-finale de son histoire.

 

1993. Le drame de Kumasi

Après l’élimination en demi-finales de l’édition précédente et le départ du Sorcier blanc, Philippe TROUSSIER, Eustache MANGLE prend les commandes de l’encadrement technique et conduit encore la redoutable machine de l’ASEC Mimosas jusqu’en demi-finales de la C1. Mais, Asante Kotoko n’avait pas digéré son élimination lors de l’édition précédente par l’ASEC Mimosas et use de tous les moyens y compris d’une rare violence sur les joueurs et les supporters de l’ASEC Mimosas hors du stade et dans le stade. Aidés par un arbitrage partisan, les Ghanéens éliminent (2-0), l’ASEC Mimosas, après qu’ils ont été battus (3-1) à Abidjan. Suite à ce drame, la CAF suspend les équipes ivoiriennes et ghanéennes de toutes ses compétitions pendant une année. Mais avant d’arriver en demi-finales, l’ASEC Mimosas avait sorti le Djoliba AC de Bamako, en 16es de finale, le CD Costa do Sol du Mozambique, en 8es de finale et Nakivubo Villa d’Ouganda, en quarts de finale.

 

1995. Enfin la première finale qui se termine très mal

L’ASEC Mimosas atteint enfin la finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions qu’elle joue contre la formation sud-africaine des Orlando Pirates. ZARE Mamadou et ses joueurs arrachent le nul (2-2) à Johannesburg, mais perdent (0-1) contre toute attente, au match retour, au stade FHB. C’est le plus grand drame que le club jaune et noir ait jamais connu. Mais il s’en relèvera pour poursuivre sa quête du graal. Et pourtant, l’ASEC Mimosas avait fait un parcours quasiment irréprochable en éliminant Petro Atletico de Luanda, en 16es de finale, Simba SC de Tanzanie, en 8es de finale, Obuasi Goldfields du Ghana, en quarts, et Ismaily SC d’Egypte, en demi-finales. Les Actionnaires ont très durement ressenti cet échec.

 

1996. Un parcours bref

Tout le club ASEC Mimosas ne s’est pas vraiment remis de sa défaite de la finale de l’édition précédente. Il aborde la C1 sans trop de conviction, mais élimine la formation de Postel 2000 du Tchad, en 16es de finale, avant de se voir sortir de la compétition par l’équipe de l’ASC les Diaraf du Sénégal (1-1 à Abidjan et 0-0 à Dakar).

 

1998. Enfin le SaCRE !

En 1998, l’ASEC Mimosas, avec l’entraîneur argentin Luis Oscar FULLONE ARCE remporte enfin la nouvelle formule de la Coupe d’Afrique des clubs champions appelée la Ligue des champions, qui en était à sa deuxième édition, devant le Dynamos FC de Harare (0-0 à l’aller, à Harare et 4-2 au retour, à Abidjan). C’est le grand bonheur, la réalisation d’un rêve, le couronnement de tant d’années d’efforts, de courage, de persévérance, d’espoirs sans cesse renouvelés et tout simplement le bonheur absolu. Pour aboutir à ce sacre continental tant recherché, l’ASEC Mimosas a dû franchir les obstacles du Racing Club de Bobo-Dioulasso (BF), en 16es de finale ; du FC 105, en 8es et terminer en tête du groupe B devant Manning Rangers d’Afrique du Sud, Raja CA, le vainqueur de l’édition précédente et Young Africans de Tanzanie.

 

2001-2008. Une présence continue en phase de poules de la Ligue des champions

Ensuite pendant 8 ans, sans discontinuer, l’ASEC Mimosas disputera la phase de poules de la Ligue des champions sans discontinuer avec des fortunes diverses puisqu’elle accèdera en demi-finales à deux reprises en 2002 et en 2006. Cette année, elle espère réussir un bon parcours à ce stade de la compétition avec le soutien de son public.

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