« Nous avons pu apprécier le bon niveau général des joueurs observés »

L’Académie MimoSifcom a effectué une détection à Bouaké, le week-end dernier. Julien CHEVALIER et son staff technique ont reçu une centaine de jeunes venus tenter leur chance d’entrer à l’Académie MimoSifcom. Une belle expérience qui conforte le coach Julien CHEVALIER dans son désir de s’ouvrir vers l’intérieur du pays. Interview avec le Responsable de la Formation.

 

–   Après l’étape de Yamoussoukro, en février dernier, l’Académie MimoSifcom était à Bouaké le week-end dernier pour une détection. A quoi répondait cette délocalisation ?  

Yamoussoukro était une détection programmée pour accompagner la sortie de l’Académie MimoSifcom prévue à l’occasion d’un tournoi (qui n’a malheureusement pas eu lieu). C’est une réflexion et une envie depuis plusieurs mois, voire années, maintenant. Nous avions, malheureusement, subit les erreurs de l’organisation qui nous ont empêché de voir l’ensemble des joueurs voulus. Mais nous n’avions pas abandonné l’idée de délocaliser de nouveau des détections de l’ASEC Mimosas vers les populations à l’intérieur du pays.

         Pourquoi avoir choisi Bouaké pour la 2e étape et quel est votre appréciation sur  le déroulement d’ensemble de cette deuxième étape à l’intérieur du pays, après celui de Yamoussoukro ?

Parce qu’il faut bien commencer… Et, pour une première (Yamoussoukro était un test), c’était une des étapes les plus simples à inclure dans notre calendrier. Nous avions envisagé de placer cette détection autour du match de l’ASEC à Bouaké (rencontre jouée ce lundi) et notre venue a été décalée avec les aléas du calendrier du championnat national. Le coach BAMOGO Boukaré et moi-même avons quitté Abidjan, après le match de l’Académie MimoSifcom, du vendredi dernier pour revenir reprendre le dimanche, aux environs de 15 h. Nous avons même du laisser le match des pros, car, les échéances sont nombreuses avec le quotidien de l’Académie MimoSifcom, la préparation du tournoi en France et du voyage dans 15 jours, le mercato durant lequel nous essayons de mettre en avant nos meilleurs jeunes prêts à aller s’aguerrir dans l’élite…

         Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez fait face ?

La délocalisation est délicate, car on ne maitrise pas l’environnement, les sites et nous devons nous appuyer sur des contacts locaux… Nous devons, d’ailleurs remercier les coaches ESMEL et TCHICO qui ont organisé la préparation du site et le rassemblement avant notre arrivée et nous ont accompagné durant tout le week-end. Maintenant, ce sont souvent de jeunes gens motivés et disponibles mais à qui il manque l’expérience et les relations suffisantes. Il est très difficile de rassembler les gens. C’est un peu décevant de voir les « responsables » qui, parce qu’ils ne sont pas associés et en avant de la détection ou que ce n’est pas leur terrain qui a été choisi, n’invitent pas leurs joueurs à tenter leur chance. Ils devraient se rendre compte qu’il est impossible pour nous d’aller sur chaque terrain de la ville en si peu de temps. Mais, c’est triste de se donner un peu d’importance en ne tenant pas compte de l’intérêt des enfants. Quand je vois les gamins, heureux que l’ASEC Mimosas vienne enfin vers eux, et se donner à fond lors des matches… J’imagine que si les enfants sont informés, ce ne serait pas un problème pour eux de traverser leur ville pour participer aux tests de l’Académie MimoSifcom, ils viendraient même en courant, j’en suis sûr.

         Avez-vous néanmoins apprécié ce passage à Bouaké ? 

C’était intéressant. L’accueil réservé, la sympathie des coaches venus vers nous, les regards des jeunes, voir même très jeunes. Nos salutations à notre premier hôte DJIRA Youba, Membre du Conseil d’Administration de l’ASEC Mimosas. Mais, surtout nous avons pu apprécier le bon niveau général des joueurs observés. Peu de déception parmi les participants vus durant le week-end. Parmi eux, une dizaine de joueurs ont pu retenir un peu plus notre attention et seront invités pour un stage à Sol béni dans les prochaines semaines pour que nous puissions les découvrir un peu plus.

 

–         Quelle sera la prochaine étape à l’intérieur du pays ?

 Nous avons ciblé des villes et bassins à visiter pour des détections (Yamoussoukro, Bouaké, Gagnoa, Daloa, Issia, San Pedro, Abengourou, Bondoukou). Comme les activités de notre staff sont nombreuses et toutes importantes, nous devons d’abord bien analyser cette première sortie avant de nous servir de cette expérience pour améliorer notre venu dans les villes de l’intérieur.

 

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