« Seul le travail paye »

Frère aîné du défenseur central BOTI BI Tié Armand, BOTI BI Irié Charles a été champion d’Afrique avec l’ASEC Mimosas en 1998.  L’ancien latéral gauche a également à son palmarès 2 titres de champion de Côte d’Ivoire, 2 Coupes nationales et 2 Coupes FHB. Il a récemment reçu les honneurs de RJN qui l’a invité dans « Le Salon des Actionnaires » où il a retracé sa carrière de footballeur. Extrait

Que devient BOTI BI Irié ?

Je suis actuellement au chômage, mais, discrètement, j’effectue des stages d’entraîneur de football pour passer mes diplômes et rebondir sur le banc de touche d’une équipe.

 Quel a été votre parcours avant de jouer en équipe première de l’ASEC Mimosas, en 1997 ?

 J’ai fait mes classes dans les catégories jeunes de l’ASEC Mimosas, sous la direction technique du duo d’entraîneurs ZARE Mamadou et N’DIAYE Aboubacar. C’est après nos titres de champion de Côte d’Ivoire cadet et junior remportés en 1992 que j’ai été prêté au Sabé Sport de Bouna pour affûter mes armes. Après une saison chez les Guerriers, je suis revenu de prêt pour être encore prêté au Lazer FC qui venait de  monter en première division et qui avait pour Président Ali KAFAL, également membre du Conseil d’Administration de l’ASEC Mimosas. Après dissolution de cette équipe pour des raisons de corruption, au terme de la saison 1996, j’ai été rappelé à la maison par Francis OUEGNIN, l’actuel Président-Délégué et Président de la Section football. C’est ainsi qu’en 1997, j’ai intégré le groupe professionnel de l’ASEC Mimosas.

 Quand et comment s’est déroulé votre premier match officiel avec cette équipe ?

J’ai disputé mon premier match avec l’équipe première lorsque j’étais encore au centre de formation dirigé à l’époque par le Président AHOUN Michel. C’était un match de championnat national contre l’ASC Bouaké que nous avons battue (2 – 1), au Stade FHB. J’étais venu en renfort, à la demande de l’entraîneur Philippe TROUSSIER pour combler un déficit de latéral gauche et mon adversaire direct était un certain Adama CLOFIE, un ailier très rapide et bon dribbleur. Ce fut une très belle expérience pour moi.

 Quelles étaient vos grandes qualités en tant que joueur ?  

D’abord, je n’étais pas un latéral de métier. J’ai intégré l’ASEC Mimosas comme milieu de terrain. C’est lors d’un match amical que nous sommes allés disputer à Maféré (dans le département d’Aboisso) que j’ai été positionné comme latéral gauche par le coach ZARE Mamadou. Après ma très belle prestation, le coach a décidé de ma reconversion à ce poste. J’étais devenu latéral gauche, mais je n’aimais pas rester derrière à attendre l’adversaire. J’étais très offensif et je créais le surnombre au milieu et en  attaque.

 Quel est votre plus beau souvenir de joueur de l’ASEC Mimosas ?

Vous devez le deviner aisément. Le fait d’avoir remporté la Ligue des champions d’Afrique 1998 est un souvenir inoubliable. La médaille est encore suspendue dans un coin de ma chambre. Chaque fois que je la vois, je revois le film de cette finale retour. Nous n’avions pas de « grosses vedettes », mais un groupe très soudé et composé de gagneurs comme Losséni KONATE, Seydou DIARRA, SIBY Badra Aliou, GUEL Tchiressoua, SIE Donald Olivier, BALOKI Florent, John ZAKI, Maxime GOUAMENE, CAMARA Vassanogo et autres. Nous avons également bénéficié de l’expérience d’un entraîneur très futé, Luis Oscar FULLONE qui nous prodiguait de très précieux conseils pour nous aider à progresser.

 Que pensez-vous des prestations de  votre frère cadet BOTI BI Tié ?

Nous sommes un peu différents dans le style de jeu. Sa taille est un très grand atout pour lui. Maintenant, il doit s’améliorer dans la relance, ce qui est très important pour un bon défenseur.

 Quels conseils donneriez-vous à vos cadets de l’équipe actuelle de l’ASEC Mimosas ?

Je leur dirai que l’ASEC Mimosas n’est pas une équipe de quartier. C’est une famille et un esprit. Lorsqu’on porte le maillot de l’ASEC Mimosas, on doit se battre corps et âme pour honorer ses couleurs jaune et noir. Aujourd’hui, l’équipe produit des matches insipides  qui font mal au cœur des Actionnaires que nous sommes. Il faut retrouver les vertus du club. Les enfants doivent s’amuser et gagner. Mes jeunes frères doivent avoir la tête sur les épaules et travailler beaucoup parce que, c’est le seul moyen pour réussir et gagner des lauriers. Seul le travail paye.

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