« Nous devons suivre les directives du Président MESSOU Kouablan »

Actionnaire inconditionnel, SESSOU Léopold ne rate presqu’aucun match de l’ASEC Mimosas. Sa passion pour le club avait fait du sous-comité Nord-Est 2 de Koumassi, dont il a été président pendant plus d’une décennie, l’un des comités les plus dynamiques du CNACO. Reçu récemment par RJN, dans « Le Salon des Actionnaires », il est revenu sur ses hauts vols avec le club jaune et noir. Extraits de ses échanges avec Clément DIAKITE.

– Quelle est votre actualité ?

 Je fais des affaires et je suis à mon propre compte. Mais je reste à la disposition de l’ASEC Mimosas et du Président MESSOU Kouablan. Comme lui, je crois fermement que notre club rebondira. MESSOU mène actuellement de grandes actions dans ce sens. Nous devons tous regarder dans la même direction que lui pour la cause de notre cher club.

– Comment est née votre passion pour l’ASEC Mimosas ?

Ma filiation avec SEHO Alfred, l’un des membres fondateurs de l’ASEC Mimosas, a sûrement influencé mon amour pour l’ASEC Mimosas. Mais je crois surtout que cet amour provient du beau jeu pratiqué par cette équipe. Durant mon enfance, j’étais fasciné par le jeu de l’ASEC Mimosas. J’avais même pris l’engagement de jouer plus tard dans ce club. Par la force des choses, en 1958, j’ai été contraint de suivre mon père, au Togo. Après mes études là-bas, j’ai évolué successivement au Réveil Club, puis à  l’Etoile Filante de Lomé, avec TOMMY Sylvestre, l’ex-gardien de but international du Togo, qui a également évolué au Stade d’Abidjan. Je suis revenu en Côte d’Ivoire en 1976 et progressivement, j’ai intégré le sous-comité Nord-Est 2 de Koumassi dont je suis devenu le président, en 1987, succédant au défunt président ABYS Lambert.

Pourquoi avez-vous abandonné votre rêve de footballeur à l’ASEC Mimosas pour devenir finalement supporter du club ?

Lorsque je suis revenu en Côte d’Ivoire, j’exerçais  comme comptable dans trois sociétés différentes. Mon emploi du temps ne me permettait pas de mener d’autres activités. Néanmoins, j’avais plutôt été sollicité par le Stade d’Abidjan par l’intermédiaire de son entraîneur d’alors, LUC Olivier. Je n’étais pas intéressé par cette offre. Pour moi, c’était l’ASEC Mimosas ou rien.

-A défaut d’avoir défendu les couleurs de l’équipe de votre cœur sur les terrains, vous vous êtes investi autrement pour la cause du club…

En effet, cet investissement m’a amené à dépenser sans compter pour mon club, à créer le sous-comité féminin, avec mon ami COMARA Daye qui était le président d’honneur du comité communal de Koumassi. Lorsque le PCA, Me Roger OUEGNIN, est arrivé à la tête du club, en novembre 1989, avec sa fougue, cela nous a motivé davantage à œuvrer pour l’ASEC Mimosas. Ma passion pour le club est telle que lorsque l’ASEC Mimosas perd un match, je tombe malade.

– Quel était le secret du sous–comité de Koumassi Nord-Est 2 qui était, à chaque fois, cité comme l’un des meilleurs ?

Nous étions un comité très solidaire et nous aimions, en toute sincérité, l’ASEC Mimosas. Nous étions devenus une famille. En dehors des activités du club, les liens restaient forts de sorte qu’on s’entraidait en cas de besoin.

– Quels sont  vos plus beaux souvenirs de supporter de l’ASEC Mimosas ?

 Je retiendrai incontestablement les victoires consécutives de l’ASEC Mimosas, en Ligue des champions, en décembre 1998 et  en  Supercoupe d’Afrique, le 7 février 1999. Les gamins sortis de l’Académie MimoSifcom ont survolés la grande et expérimentée équipe de l’Esperance Sportive de Tunis, lors de cette Supercoupe. Ce jour- là, j’étais aux anges. Nous avons beaucoup taquiné les « Membres à soucis » (ndlr allusion faite aux Membres associés), mais nous avons également fait la fête avec eux parce qu’il y avait à manger et à boire pour tous, dans tous les quartiers. Et pour couronner le tout, il y a aussi ma décoration par le PCA, Me Roger OUEGNIN, dans l’Ordre du Mérite Sportif de l’ASEC Mimosas, lors de la dernière Assemblée Générale du club.

– Et quels sont vos plus mauvais souvenirs ?

Là, j’évoquerai la finale de la Ligue des champions perdue en 1995, contre Orlando Pirates d’Afrique du Sud. Avant cette finale, nous avions acheté un bœuf et un mouton que nous avions peints aux couleurs jaune et noir. La veille, nous avons mangé le mouton. Le grand festin du bœuf étant réservé pour l’après-match de la finale avec comme invités spéciaux les supporters d’en face (Africa Sports). Malheureusement, les choses ne se sont pas déroulées comme nous le souhaitions. Nous avons considérés que le bœuf était maudit et avons fait appel au bouvier pour venir récupérer son bœuf, sans aucun frais de remboursement. Cela nous a bien servi de leçon. Ce qui a fait que la veille de la finale, en 1998, nous avons d’abord jeuné et mis Dieu aux devants des choses.
Il y a aussi le match des quarts de finale retour de la Coupe d’ Afrique des clubs champions, contre le club Nigérian d’Iwuanyanwu National, en septembre 1991. A l’aller, sans Abdoulaye TRAORE dit Ben Badi, l’ASEC Mimosas a été battue sur le score de 3 buts à 0. Au match retour l’ASEC Mimosas parvient à renverser la vapeur avec un Ben Badi des grands jours, mais elle est finalement battue au cours de la séance des tirs au but.

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