« Nous avons l’idée et la volonté de mener des détections à l’intérieur du pays… »

L’Académie MimoSifcom devait prendre part à un tournoi dit de la Paix, en hommage au Père de la nation Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, à Yamoussoukro, les samedi 6 et dimanche 7 février dernier. Au dernier moment, ce tournoi a été ajourné. Julien CHEVALIER, le Responsable de la Formation à l’Académie MimoSifcom revient sur ce fâcheux contretemps et explique sa déception, dans cette interview.

 

Quelles sont les raisons de la suspension, au dernier moment, du tournoi de la Paix auquel l’Académie MimoSifcom devait prendre part, le week-end dernier, à Yamoussoukro ?

Un problème d’organisation, malheureusement. C’est une grande déception pour nous, mais surtout pour les joueurs qui étaient impatients de sortir d’Abidjan…
Malheureusement, quand nous avons appris que des autorisations n’étaient pas encore arrivées et que des rendez-vous se faisaient attendre, nous avons commencé à douter de la tenue du tournoi. Nous nous sommes tenus informés régulièrement avant de quitter Sol Béni, afin de limiter les frais, car nous sentions que les choses n’allaient pas dans le bon sens.
C’est pour cela que nous avons tendance à ne pas répondre aux nombreuses sollicitations. Quand nous n’organisons pas les choses nous-mêmes, nous dépendons, malheureusement, des autres. Nous avons déjà l’habitude de mauvaises surprises quand c’est « officiel » avec la Fédération, alors quand ce n’est qu’une personne de bonne volonté qui n’a pas l’habitude de ce genre d’organisation ou  tous les moyens…
Pour cette fois, nous avons voulu faire plaisir pour soutenir cette initiative et tenter cette expérience. Tout le monde s’est préparé pour coordonner le déplacement. Les joueurs étaient prêts pour prendre la route. Le staff technique était déjà sur place pour commencer sa mission…
C’est assez ennuyeux et décevant !
A cet effet, les organisateurs sont venus s’excuser, à Sol Béni, le lundi 15 février dernier, pour les désagréments engendrés.

 


Malgré cette annulation de dernier moment, vous étiez sur place avec votre staff technique pour une détection de talents. Comment s’est-elle déroulée dans l’ensemble ?

En effet… nous étions sur place, avec la volonté de profiter de l’évènement pour donner la chance aux jeunes des environs de Yamoussoukro. Malgré nos doutes sur la tenue du tournoi, confirmés par notre arrivée pas clairement organisée sur place, nous avons tenus à avancer pour assurer la détection annoncée. Nous remercions les personnes qui nous ont aidé, même si, là aussi, c’est difficile d’avoir la qualité attendue sans être sur place pour pouvoir aider ou contrôler la préparation. Nous avons aussi dû nous adapter par rapport à la modification du programme et nous contenter de ce qu’on nous a proposé ce jour-là, alors que nous avions prévu de profiter du tournoi pour voir des jeunes et commencé à proposer de poursuivre la détection durant le week-end. Mais, nous ne pouvions pas abandonner nos jeunes et sommes rentré travailler en trouvant un match amical pour eux, le samedi matin, pour remplacer le tournoi.

 

Quelle suite est réservée à cette détection et aux joueurs détectés ?

On ne peut pas dire que le niveau de la détection était très élevé. Nous sommes restés sur notre faim. Nous verrons si l’occasion se présente (reprogrammation du tournoi ou non) de poursuivre et revoir certains jeunes. Mais, nous avons, tout de même, déjà invité un jeune qui a retenu un peu plus notre attention. Il est actuellement en test avec nous afin de mesurer un peu plus son niveau.

 

Cette expérience à Yamoussoukro est-elle le lancement d’une série d’actions à l’intérieur du pays ?

En tout cas, nous en avons l’idée et la volonté. Cette expérience devait nous aider à réfléchir à la manière de mettre en place ce genre de projet. Il nous a permis de nous rendre compte des points à contrôler en tout cas et d’avoir un aperçu des difficultés que l’on va devoir prendre en compte pour rendre ces intentions efficaces.

 

H.K

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