« Nous sommes dans la continuité de la saison »

Julien CHEVALIER est rentré de France depuis le week-end dernier. Parti se reposer et passer les fêtes de fin d’année, le technicien français a profité de son séjour dans l’hexagone pour travailler aux évolutions concernant le centre de formation de l’ASEC Mimosas. Qu’en est-il réellement ? Julien CHEVALIER revient sur son séjour sans manquer d’aborder l’actualité de l’Académie MimoSifcom.

Vous avez passé les fêtes de fin d’année et du nouvel an, en famille, en France. Comment les avez-vous vécus ?

Mon séjour en France s’est très bien déroulé. J’ai surtout mis ce petit temps à profit, pour être auprès de mes proches. On ne fait pas toujours attention, mais pris par cette passion et les missions dans lesquelles on se projette totalement, on n’est pas toujours très disponible pour donner des nouvelles… J’ai donc bien profité de ces moments en famille et de la fraicheur du climat pour continuer à faire du sport. La fin de séjour fut un peu plus active, entre visite de centres de formation et rencontre avec des homologues de la formation et du football, afin d’échanger sur nos expériences.   

 Après une fin d’année pleine d’émotions conclue par un 2e sacre au TIDA, l’Académie MimoSifcom a repris le travail, pour la nouvelle année 2016.  Quelles sont les grandes lignes du travail à effectuer avant la fin de la saison en cours ?  

Comme prévu, l’Académie a repris les activités, le 4 janvier dernier, pendant que j’étais encore en France, avec un programme préétabli, sous la responsabilité de staff du centre. Il n’y a aucun changement dans la méthode de travail. Nous sommes dans la continuité de la saison. Le sacre du TIDA est une chose positive, mais ponctuelle. Nous avons notre travail de formation à continuer, et la progression individuelle des joueurs doit se poursuivre. Nous avons eu un petit plaisir, avec cette victoire, mais il reste encore beaucoup de travail pour amener ces jeunes vers le haut-niveau. Nous devons garder le cap, avec notre philosophie de travail et notre plan de formation que nous continuons à dérouler. Nous continuerons de demander le maximum de sérieux et d’implication à nos jeunes.

 Y a-t-il donc des changements notables à signaler au sein de l’effectif de l’Académie MimoSifcom par rapport à l’année dernière ?

Il y a peu de mouvement à signaler, nous ne sommes qu’en cours de saison. Mais, il est vrai qu’on se laisse toujours la possibilité d’intégrer de nouveaux jeunes parce qu’on a la volonté d’être en éveil permanent, à la recherche de joueurs de qualité et qui ont la volonté de s’améliorer. Ces détections nous ont d’ailleurs permis de recruter quatre joueurs qui ont intégré les rangs des pensionnaires lors de la reprise. Ils ont des profils intéressants, ont travaillé quelques semaines avec nous et nous comptons leur donner une chance de se perfectionner et se développer.

 L’Académie MimoSifcom est annoncée à un tournoi de la Paix et de la Fraternité en hommage au père de la nation ivoirienne, Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, qui aura lieu à Yamoussoukro, du 5 au 7 février prochain. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Nous avons été sollicités par les organisateurs, une ONG, pour rendre hommage au père de la nation ivoirienne. Ils ont pensé que ce serait une valeur ajoutée pour eux d’associer l’image de l’ASEC Mimosas qui a également une belle part dans l’histoire de la Côte d’Ivoire. Même si je ne suis pas Ivoirien, je suis conscient de l’importance du Président Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, dans l’histoire du pays. Ce genre d’événement est positif. Et puis, cela nous permettra aussi de déplacer l’ASEC vers les amateurs de football, friands de l’ASEC et nos actionnaires parfois en manque de pouvoir suivre leur club. Et, Yamoussoukro sera en même temps la première étape de nos sorties à l’intérieur du pays. C’est un souhait de notre part d’arriver à étendre notre action de recrutement. Nous profiterons de ce déplacement pour organiser des détections autour de Yamoussoukro. Ce sera l’occasion de tester la possibilité de développer notre recrutement.

 Vous avez profité de vos congés pour vous rendre dans l’antre du Stade Lavallois, l’équipe de Ligue 2 française avec laquelle l’ASEC Mimosas vient d’annoncer la signature d’un partenariat. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Je remercie d’abord les personnes qui m’ont reçu et qui m’ont réservé un accueil très sympathique. Cette visite était conséquente à celle qu’ils ont effectué à l’Académie MimoSifcom, pendant la période du TIDA. Les bonnes impressions qu’ils ont eu leur a donné envie de réfléchir à des possibilités de collaboration. Nous avons donc poursuivi les échanges entamés, ici, en Côte d’Ivoire, pour bien cerner comment la mettre en place. Elles ont été, en tout cas, très fructueuses pour poser les bases de cette relation à développer.

 Votre visite s’inscrivait dans le sens de ce partenariat ?

Bien évidemment. Cela s’est traduit par une communication officielle sur le site du club Lavallois et sur celui de l’ASEC Mimosas. Ce fut l’occasion de faire connaissance et d’échanger des points de vue entre techniciens et de partager des idées sur les méthodes de travail de chacun. Tout cela facilitera beaucoup les échanges à venir et l’accompagnement des jeunes dans leur évolution.

 Qu’avez-vous pensé des installations du Stade Lavallois comparativement à celles de l’ASEC Mimosas ?

Je ne suis pas allé faire une comparaison. Ils ont certes, plus de terrains de jeu, mais j’ai pu remarquer, malgré cela, qu’ils avaient quelques difficultés en période hivernale, avec les pluies et un climat un peu défavorable, et un seul terrain synthétique disponible à cette période. L’ASEC Mimosas n’a pas pas grand-chose à envier sur le plan de l’environnement de travail. La réputation de Sol Béni n’est plus à faire, et nous pouvons être heureux d’évoluer dans ce cadre au quotidien et de pouvoir profiter à notre guise de nos terrains d’entrainement. Ce n’est pas un hasard si HOROYA AC vient faire sa préparation en Côte d’Ivoire et précisément à Sol Béni…

 Selon vous, quels seront les retombées de ce partenariat pour l’Académie MimoSifcom ?

C’est un partenariat qui peut être bénéfique. Il est toujours très intéressant d’ouvrir de nouvelles portes. Ce partenariat va offrir de nouvelles perspectives à l’Académie MimoSifcom. Nous ne sommes que des accompagnateurs dans la progression des jeunes joueurs. Il est important de respecter une cohérence dans les étapes de l’évolution des jeunes joueurs. Et Laval est un club orienté vers la valorisation des jeunes joueurs. C’est un challenge à la portée de nos meilleurs jeunes. Le club lavallois donnera la chance à ces jeunes d’avoir un club à l’écoute et prêt à accueillir de jeunes joueurs avec un potentiel intéressant, leur donner la chance de bénéficier d’une post-formation de qualité en leur offrant la possibilité de gravir les paliers, en jouant. Yaya TOURE, n’est pas passé de l’ASEC au FC Barcelone. Michaël SERI, qui explose à Nice et avec les éléphants est passé par l’équipe B de Porto et la deuxième division portugaise à son départ de l’ASEC MIMOSAS. On voit avec notre jeune BA LOUA Davila que la marche est haute pour s’exprimer directement dans un club de L1, en France… Il ne faut pas croire qu’il est facile de partir à l’étranger et y réussir. Là, il y a une porte qui est ouverte, mais il faut que les jeunes soient bien conscients du travail à fournir pour se préparer et atteindre un niveau nécessaire pour avoir la chance d’aller dans les meilleurs pays de football en Europe.

 H.K

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