« Nous voulons ressembler à l’ASEC Mimosas »

Le Horoya AC de Guinée Conakry est en stage de préparation à Sol Béni, en vue de son entrée en lice en Ligue des champions. En attendant ce rendez-vous de février et avant la fin de son stage de deux semaines, nous avons rencontré  M’Baye Aboubacar TOURE, le Responsable de la cellule recrutement du club. Il donne les raisons du choix deSol Béni.

Bonjour M. TOURE. Quelles sont les raisons qui ont guidé Horoya a venir se préparer à Sol Béni?

L’ASEC Mimosas est d’abord une référence en Afrique et le plus grand club en Côte d’Ivoire. Et, tout le monde le sait,  Sol Béni est un cadre idéal pour travailler dans la tranquillité et la sérénité. La preuve en est que des équipes nationales étrangères et même, les Eléphants de Côte d’Ivoire viennent, très souvent, y séjourner ou s’entraîner.  Je connais bien la Côte d’Ivoire parce qu’elle est ma patrie d’adoption. Nul, dans ce pays n’ignore le poids et l’importance de l’ASEC Mimosas.  Même en Europe où je suis basé, de nombreux clubs n’ont pas ce genre d’installations. C’est bien moi qui ai insisté auprès de notre Président, Antonio SOUARE, pour effectuer un stage à Sol Béni. Cela aurait pu se faire, l’année dernière, mais il a été annulé au dernier moment en raison de l’épidémie à virus Ebola qui sévissait en Guinée. Aujourd’hui, c’est chose faite. L’ASEC Mimosas est un très bon sparring-partner. Le Staff technique dirigé par le Français Victor ZVUNKA s’est dit très heureux de travailler dans ces conditions.  Je  suis le premier à en être fier. Le Président est très content de notre présence à Sol Béni et sera même, des nôtres, à partir de ce jeudi.

Que prépare exactement le Horoya AC ?

Comme l’ASEC Mimosas, nous sommes engagés en Ligue des champions Africaine. Il est donc normal que nous préparions cette compétition, la plus prestigieuse des clubs africains, dans des conditions idoines. Nous disputerons le Tour Préliminaire face à  l’AS Douanes de Dakar (Sénégal). Notre championnat connaît un arrêt, en raison de la participation du Sily National local au CHAN. Nous en profitons pour venir à Sol Béni, pour bien nous préparer, loin de l'efferverscence à Conakry.

Quels sont les objectifs du Horoya AC, en Ligue des champions ?

Notre objectif principal est d’atteindre la phase de poules de cette Ligue des Champions. Nous avons frôlé  cette phase à deux reprises successives. Nous pensons que cette année sera la bonne. Cela passe notamment par la double confrontation contre l’AS Douanes. Avec la levée de sanctions,  nous  recevrons au match retour,  au Stade du 28 septembre de Conakry.

Où en sont les travaux de construction de votre complexe Sportif ?

Nous sommes pratiquement à 50% dans la réalisation de ces travaux. Nous avons bon espoir que ce complexe sera livré dans le courant de l’année. Le Président, Antonio SOUARE, a compris qu’un grand club, c’est aussi des infrastructures, à l’image de l’ASEC Mimosas. Il met les bouchées doubles pour la finalisation. Nous avons une superficie de 21 hectares, sur laquelle est  prévue au moins cinq terrains de jeu et des bâtiments. Sol Béni est une belle inspiration.

 

Vous avez dans votre effectif, un certain Brefo Mensah, ex-sociétaire de l’ASEC Mimosas. Qu’est-ce qui vous séduit chez ce joueur ?  

 Il est talentueux. Mon travail me permet de suivre régulièrement toutes les compétitions africaines.  Vu que la plupart des  matches de l’ASEC Mimosas étaient retransmis par la RTI et par ma présence fréquente en Côte d’Ivoire, j’ai pu l’observer  et l’apprécier. Je l’ai donc proposé et il a eu sa place dans notre effectif. Ça été déjà le cas avec  Ocansey Mandela que j’avais découvert au Séwé Sport de San Pedro. Nous recherchions depuis longtemps un numéro 10. Je pense que Brefo MENSAH fera bien l’affaire. Il se comporte déjà bien et nous comptons beaucoup sur son apport pour faire progresser l’équipe comme il l’a fait avec l’ASEC Mimosas, en étant décisif sur les dernières passes et sur les coups de pied arrêtés. Il retrouve Ocansey Mandela ,  qu’il connaît très bien parce qu’ils sont tous deux issus du centre de formation Feyenoord Fettey du Ghana.

Y’a-t-il encore des joueurs que vous pistez, en Côte d’Ivoire ?

Bien entendu, et même à l’ASEC Mimosas. Mais cela est réciproque, puisque le Président Francis OUEGNIN aime bien le profil de l’un de nos  joueurs dont je préfère taire le nom pour le moment. Aujourd’hui, il n’y a pas de joueur intransférable. Déjà, nous avons un très bon feeling avec l’ASEC Mimosas, à qui nous voulons ressembler.  

Interview réalisée par H.K

LAISSER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

5 + seize =