« L’ASEC Mimosas occupe une place prépondérante dans ma vie»

Ex-Président Communal des Actionnaires d’Attécoubé, El Hadj Ladji FOFANA  a été nommé Membre d’honneur du club par le PCA, Me Roger OUEGNIN, lors de l’Assemblée Générale de 2011. Cet homme,  dont l’amour pour l’ASEC Mimosas est sans limite,  était l’invité du « Salon des Actionnaires », sur RJN, dans le courant du mois de novembre dernier. Avec lui, les émotions n’ont pas manqué. Séquences choisies.

Que pensez –vous des actions actuellement entreprises par MESSOU Kouablan, le nouveau président du CNACO ?

Me Roger OUEGNIN se trompe rarement. Il choisit toujours des hommes compétents pour accomplir les tâches les plus complexes. MESSOU Kouablan a reçu sa bénédiction pour agir pleinement. « L’Opération 600 000 Actionnaires » qu’il a institué est une action noble qui permettra aux Actionnaires d’aider leur club, même à distance. J’avoue être un peu dépassé aujourd’hui par l’âge. Nous avons donc, au sein du Comité d’Attécoubé, un jeune président, très  dynamique du nom de LIGBET Emile qui est également le Directeur de cabinet du Maire d’Attécoubé. Il fait actuellement un travail de fond pour remobiliser les Actionnaires en conformité avec les actions du Président MESSOU Kouablan que nous nous préparons à recevoir à Attécoubé. Je profite pour dire aux Actionnaires qu’ils doivent  se réveiller. Tous ceux qui ont la fibre mimosas doivent se reconnaître en MESSOU Kouablan qui est désormais notre guide. Ce qui nous est demandé financièrement  est insignifiant. Il faut aider et encourager le Président du CNACO à travailler pour l’ASEC Mimosas, notre bien commun.

Comment êtes-vous devenu supporter de l’ASEC Mimosas ?

A l’origine, je n’étais pas Mimos. Je suis né à Grand-Bassam et j’avais pour amis des joueurs comme Maxime TRAORE et autres qui évoluaient à l’USC Bassam, dans les années 1970. J’étais donc supporter de cette équipe. Mais, lorsque j’ai intégré l’armée et que j’ai été affecté au service de l’état civique, j’ai rencontré des joueurs de renoms : Laurent POKOU, GNAKO Jules, GUIDI Edouard et autres qui étaient des joueurs de l’ASEC Mimosas. Et l’ASEC Mimosas jouait tellement bien qu’elle m’a séduit pour en être aujourd’hui l’un de ses  plus grands fans. Je me souviens que lorsque Laurent POKOU venait garer sa voiture immatriculée L1010, j’allais récupérer les clés pour la laver. J’ai tellement aimé l’ASEC Mimosas que j’ai dit que je l’aimais encore plus que ma femme.  Ce n’était pas un  mépris pour mon épouse mais plutôt pour montrer mon degré d’amour pour ce club. Je vais même vous confier une anecdote. Lorsque j’ai perdu ma mère, j’ai couvert son cercueil d’un pagne aux couleurs jaune et noir pour la conduire à sa dernière demeure. Pour vous expliquez que l’ASEC Mimosas occupe une place prépondérante dans ma vie.

Comment et depuis quand êtes-vous devenu le président des Actionnaires d’Attécoubé ?

Tout est parti du Président Rémy KOUADIO qui avait  effectué un beau travail de remobilisation des Actionnaires d’Attécoubé et j’étais  son vice-président dans les années 1990. A cause d’une maladie et donc d’une indisponibilité de ce dernier à mener certaines activités du comité,  j’ai assuré son intérim en devenant automatiquement le président communal des Actionnaires d’Attécoubé. Nous avons  effectué de nombreux  voyages, dans la sous région avec l’équipe de l’ASEC Mimosas et avec notre cher regretté président du CNACO, Me KONE Mamadou. Nous sommes le premier comité a avoir vite cerné la vision du PCA, Me Roger OUEGNIN pour lui apporter notre soutien en 1991. Nous sommes venus en grand nombre nettoyer la plage de Sol Béni, après l’acquisition du site par l’ASEC Mimosas.

Avez-vous  été choisi comme président parce que vous  étiez l’un des plus grands bailleurs de fonds du comité ?

Pas du tout ! Avant, on n’avait pas ce problème. Pratiquement tout le monde était à jour de ses cotisations. Ce n’était donc pas un problème financier. Aujourd’hui, c’est le cas. Le Président communal doit pouvoir, souvent, à lui seul, s’occuper des charges de son comité. Ne devient donc pas président qui veut, mais qui peut. On constate néanmoins que les cotisations ne rentrent plus maintenant.

On vous dit très passionné et émotif. Quelles sont vos réactions après un match de l’ASEC Mimosas ?

J’aime beaucoup trop l’ASEC Mimosas. Et tout le monde le savais chez moi, au quartier et à la maison. Je convoyais et j’assurais l’entrée de certains jeunes dans les  stades lors des matches de l’ASEC Mimosas. Mes actions ont permis à de nombreux jeunes de devenir des supporters de l’ASEC Mimosas. Lorsque l’ASEC Mimosas perdait un match, je n’arrivais pas à dormir et les gens se retenaient même de me dire bonjour. Avant les matches de l’ASEC  Mimosas, le week-end, je me rendais à la grande prière du vendredi, tout de jaune et noir vêtu afin que le Bon Dieu accorde ses grâces à mon équipe. Et lorsque l’ASEC Mimosas gagnait un match, je narguais tout le monde, surtout les supporters de l’Africa Sports.  Je faisais le spectacle avec ma voiture dans toutes les rues et les ruelles de la commune. En pareille circonstance, tous mes enfants étaient heureux parce qu’ils savaient qu’ils mangeraient à satiété..

Pouvez-vous, nous raconter l’anecdote du mouton aux couleurs jaune et noir  prêt pour le festin en cas de sacre de l’ASEC Mimosas contre Orlando Pirate,  en finale de la Coupe d’Afrique des Clubs champions ASEC Mimosas en 1995?

Jusqu’aujourd’hui je ne sais pas où est passé ce mouton, tellement le traumatisme était grand. Mais tout compte fait, il aura été un sacrifice qui nous a permis de remporter le trophée en 1998.  Pour revenir  à la finale perdue, j’avais complément oublié que j’avais garé ma voiture non loin du marché du Plateau. J’ai donc marché du Stade Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, à l’entrée d’Attécoubé d’où, je me suis rappelé que ma voiture était restée au Plateau. J’ai donc été contraint  à rebrousser chemin pour chercher la voiture. A mon retour, à la maison, on m’apprend que ma fille qui était également au Stade avait été conduite à l’urgence du CHU de Cocody, suite à une crise dû à la défaite. Dans la douleur, il me fallait mettre cap sur le CHU. Lorsqu’elle m’a vu et entendu, elle a été rassurée parce qu’en réalité, elle plaignait mon sort et c’est ce qui l’avait mise dans cet état. Elle a donc repris ses esprits  et nous sommes rentrés ensemble à la maison. Mais nous n’avions plus l’esprit sur le mouton peint aux couleurs jaune et noir en prévision de la victoire anticipée.

Quel est ton meilleur souvenir à l’ASEC Mimosas ?

La Ligue des champions remportée le 13 décembre 1998, au Stade Félix HOUPHOUET-BOIGNY, face au Dynamos d’Harare fut un grand moment de joie pour moi. J’étais aux anges. Ce jour-là, j’ai rendu visite à tous les supporters de l’Africa Sports avec mon drapeau jaune et noir. La fête a duré plus de deux semaines chez moi avec au menu, du poulet, chaque jour. Cette joie s’est poursuivie jusqu’en 1999, avec la Super Coupe d’Afrique. Les enfants de l’Académie MimoSifcom nous ont fait plaisir, ce jour du 7 février. Dans ma réaction d’après match, sur les antennes de la RTI, j’avais dit que le Président Roger OUEGNIN m’avait tué et que j’attendais d’être enterré. C’était invraisemblable ce que l’ASEC Mimosas venait de réussir avec des gamins face à ces dinosaures africains qu’étaient les joueurs de l’Esperance de Tunis.

Que pensez-vous du bilan de Me Roger OUEGNIN depuis son accession à la tête de l’ASEC Mimosas ?

L’ASEC Mimosas n’a absolument plus rien à démontrer à la Côte d’Ivoire. Nous avons remporté les plus grands titres du continent. Sur le plan national, on n’en parle pas. Nous avons aussi Sol Béni qui fait aussi la fierté de toute la Côte d’Ivoire. Un siège acquis à Treïchville pour les Actionnaires. Tout cela est l’œuvre du PCA Me Roger OUEGNIN qui  a su s’entourer d’hommes compétents pour réussir et mettre au défi les autres clubs. Que les gens arrêtent de trop parler. Qu’ils viennent visiter Sol Béni pour se rendre compte des réalisations de  cet homme futuriste. C’est l’occasion pour moi d’en appeler a la reconnaissance de nos autorités qui doivent comprendre que l’ASEC Mimosas œuvre pour l’insertion des jeunes ivoiriens et le  rayonnement de notre football. En conséquence, il faut aider ce club rien qu’à trouver les moyens pour bitumer la voie qui mène au complexe sportif de Sol Béni.

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