« Je suis né à Malherbe »

« Je suis né à Malherbe », un titre évocateur pour une œuvre consacrée à celui qui aura endossé les costumes de joueur, de formateur et d’entraîneur au Stade Malherbe de Caen, actuel pensionnaire de la Ligue 1, en France. Par le biais de cet ouvrage sorti chez Athène Normande (France), Pascal THEAULT nous propose de rentrer dans son univers à travers 326 pages qu’il a pris le soin de subdiviser en deux grandes parties.

La première partie est une biographie complète sur lui et la seconde partie de l’œuvre se présente sous la forme d’un long entretien ; une sorte de flashback sur sa carrière, sa conception du football et de l’Afrique.

Parlant du continent africain, Pascal THEAULT ne pouvait en faire cas sans évoquer son passage à l’Académie MimoSifcom de l’ASEC Mimosas, en Côte d’Ivoire.

Une parenthèse de sa vie qui s’étendit de 2002 à 2008 et qui constitua pour l’homme l’un de ses plus beaux souvenirs. « C’est pour l’Académie MimoSifcom que j’ai mis les pieds pour la première fois en Afrique. J’ai dans le cœur Sol Béni, qui pour moi constitue le cœur du monde du football, l’essence même du football, avec des infrastructures qui offrent un confort pour le travail de qualité. C’est à juste titre que la plus grande partie de mon livre ait été dédiée aux six années passées avec des personnes formidables à l’ASEC Mimosas. C’est normal que tout mon être continue encore de respirer jaune et noir» confiait l’actuel formateur de l’Académie Royale Mohamed VI du Maroc au micro de RJN lors de son récent passage à Abidjan, à la faveur de la 3e édition du TIDA. Pascal THEAULT, c’est un itinéraire exceptionnel entièrement dédié au football, un amour indéfectible pour le beau jeu et l’esprit de la gagne auxquels s’ajoutent un respect démesuré des valeurs de partage, de joie et de travail.

Quelques extraits de ‘’Je suis né à Malherbe’’

La prise de conscience

« L’accident ? Peut-être un mal pour un bien en fait, car pour gagner ma place en équipe fanion, j’avais sans nul doute, plus de dispositions à jouer derrière, libéro, qu’au milieu de terrain…plus décidé et surtout plus compétiteur, c’est comme si j’avais compris l’importance des choses…Je m’étais rendu compte (à temps) que sans le foot, je n’avais plus grand-chose, voire…plus rien ! Dès lors j’ai foncé, toujours, même s’il a fallu encore un arrêt forcé pour enlever le clou de mon tibia (un an après la blessure) ». Pascal THEAULT P. 44

La découverte

« Tout juste débarqué de France, on m’a emmené au quartier dans une vieille bagnole. Il fallait escalader une dune. En arrivant tout en haut j’ai découvert que de l’autre côté, plusieurs centaines de gamins m’attendaient, figés, debout probablement depuis pas mal de temps. L’émotion m’a envahi, des larmes ont coulé, les premières d’une longue série. En un instant, j’ai fais le deuil de 43 ans de vie caenaise. La Côte d’Ivoire allait faire de Pascal une nouvelle personne aux conceptions humaines renforcées ». Pascal THEAULT P. 178.

L’Afrique et le football

« Un enfant qui intègre l’Académie, c’est un enfant sauvé.  En lui apprenant le football, on le sauve, lui et sa famille. Il deviendra au minimum pro en Côte d’Ivoire. En Afrique, le foot a un impact qui dépasse tout ce que j’avais connu avant. Quand des parents te disent: ‘’coach, je te confie mon fils’’, il ne s’agit pas seulement de football ». Pascal THEAULT P. 185

Son empreinte à Sol Béni

« L’empreinte laissée par le technicien caenais est encore bien visible au bord de la lagune d’Abidjan. Outre les infrastructures développées lors de son passage, c’est surtout un esprit qu’il laisse à Sol Béni…» Auteurs P. 211.

LAISSER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

dix-neuf + 14 =