« Nous allons beaucoup travailler… »

Pour sa première grande interview, après sa nomination à la tête de l’encadrement technique de l’ASEC Mimosas, BROU Assoumou Jean-Marie, a été reçu par RJN, dans les Studios Président TOURE Mamadou, au cours de l’émission « La grande Interview ». Les journalistes Clément DIAKITE (RJN), Stéphane SOUMAHORO (Sport-ivoire.ci) et SANH Sévérin (Abidjan Sport) l’ont amené à se dévoiler. Nous avons recueilli des extraits de leurs échanges pour les lecteurs de notre magazine.

Qui est coach Jimmy?  

Je suis, à l’état civil, BROU Assoumou Jean-Marie et « Coach Jimmy » pour les intimes et les sportifs. Le surnom Jimmy provient des initial JM de Jean-Marie. Je suis né dans un village de Bongouanou et je suis le nouvel entraîneur de l’ASEC Mimosas.

Quel a été votre parcours avant de signer à l’ASEC Mimosas ?

De 2002 à 2012, j’ai fait pratiquement toutes les catégories des sélections nationales de Côte d’Ivoire. J’étais soit entraîneur des gardiens de but, soit entraîneur assistant, soit préparateur physique. J’ai travaillé avec les U15, les U17, les U20, les Olympiques, les locaux et les séniors. Après les sélections nationales, je suis allé à l’ES Bingerville où j’ai assuré l’intérim de KAMARA Ibrahim avant de le rejoindre en équipe nationale.  J’ai ensuite fait la formation avec Ivoire Académie pendant deux ans. L’année dernière, j’ai entraîné l’AS Tanda jusqu’à la 13e journée de la Ligue 1, avant de partir en formation au Canada. Je suis revenu en Côte d’Ivoire par la suite et cette saison, j’ai signé à l’ASEC Mimosas.
Il faut dire nous avons eu beaucoup de chances parce que nous sommes arrivés dans le milieu des entraîneurs de football au moment où il y a beaucoup de formations et de communications. J’ai donc profité pour faire des stages en Europe afin d’avoir des diplômes. J’ai côtoyé de grands entraîneurs ivoiriens et des expatriés. Il est bien d’avoir plusieurs cordes à son arc, même si cela ne garantit pas pour autant les victoires. Il ne faut pas vanter sa connaissance, mais rester modeste. Je peux néanmoins  vous certifier que j’ai le parchemin pour entrainer les équipes de Ligue 1.

ASSOUMOU à l’ASEC Mimosas, c’était prévisible, n’est-ce pas, puisque vous avez très souvent côtoyé le club ?

Oui, je viens dans une maison que je connais déjà. Depuis deux ou trois ans, j’ai été contacté par le PCA, Me Roger OUEGNIN. Mais j’avais déjà donné ma parole au Président de l’AS Tanda pour entraîner son équipe. L’année dernière, pendant que j’étais l’entraîneur de l’AS Tanda, je venais à Sol Béni pour suivre les retours de blessure de GOUA Mahan Marc et de KOFFI Gautier. Les discussions se sont poursuivies entre l’ASEC Mimosas et moi et les choses ont été conclues le dimanche dernier. Je sais que nous allons bien travailler et Dieu fera le reste.

Quelles sont vos relations avec Alain GOUAMENE dont on vous dit très proche ?

Alain GOUAMENE a fait une bonne performance en qualifiant l’équipe pour la prochaine Ligue des Champions. N’eussent été les problèmes administratifs, je serais associé à lui depuis l’année dernière. Même cette année, il était prévu que nous soyons associés. Malheureusement, il n’a pu rester. Comme Didier DROGBA ou Yaya TOURE, qui ont rendu d’énormes services au football ivoirien, Alain GOUAMENE est une icône. Je suis pratiquement tout le temps avec lui. Au passage, il est le parrain de ma fille. Il m’a beaucoup aidé et je le respecte beaucoup.

Que pensez-vous de l’effectif à votre disposition ?

On ne peut pas le juger maintenant sinon, on ne ferait pas de prévisions sur  4 ou 5 ans. Si après deux séances vous dites que le groupe est bon et qu’après vous venez dire qu’il n’est pas bon, on ne vous prendra pas au sérieux. Laissez-nous le temps de nous situer. Quand le championnat débutera, on pourra certainement aviser. Mais sachez qu’en Côte d’Ivoire, nous avons de bons joueurs.

Pensez-vous pouvoir bâtir une bonne équipe prête pour le championnat qui commence seulement 17 jours après votre prise de fonction ?

Le temps joue contre nous. Nous aurions bien voulu avoir encore une ou deux semaines supplémentaires pour avoir le temps nécessaire à une bonne préparation. Des équipes sont engagées en coupes africaines et la fédération a certainement des soucis de planification. Tout cela mis ensemble, nous oblige à fournir de gros efforts pour commencer maintenant. Mais ce serait vraiment bien de repousser le début de la saison d’au moins une semaine.

Vous prenez une équipe où pratiquement le recrutement est fait à plus de 90%. N’est-ce pas un gros handicap pour vous ?

L’ASEC Mimosas est un grand club à ce que je sache. Les dirigeants ont certainement pris la peine de faire des recrutements intelligents. Alain GOUAMENE en a fait avant de partir. Et personne ne peut mettre en doute les compétences de ce dernier. Il n’y a donc pas d’inquiétude à se faire à ce niveau.

Comment se sont passés vos premiers contacts avec votre staff et les dirigeants ?

J’ai dit que j’étais en contact avec les dirigeants de l’ASEC Mimosas, dépuis longtemps. J’ai de très bonnes relations avec mes adjoints TRAORE Siaka et KONE Bakary. Tout se passe bien et il n’y a pas de raison que cela se passe autrement.

Quelle est la philosophie de jeu de coach Jimmy ?

Nous venons de commencer avec ce groupe. Vous découvrirez de vous-mêmes notre style de jeu au fil de nos  rencontres.

Qu’attendez-vous des Actionnaires ?

Mon souhait est que les Actionnaires reviennent nombreux dans les stades pour suivre les matches de leur équipe. Qu’ils n’aient pas d’a priori pour venir voir et soutenir l’ASEC Mimosas. Ce n’est pas normal que l’ASEC Mimosas joue devant des gradins vides. Lorsque j’étais à l’AS Tanda et que nous jouions contre l’ASEC Mimosas, le terrain était à chaque fois plein à craquer et acquis à la cause de l’ASEC Mimosas. Mais je ne comprends pas pourquoi les Actionnaires ne se rendent pas au stade, lorsque l’équipe joue à Abidjan. On peut perdre des matches, mais il faut toujours encourager son équipe. Voyez un peu en Europe. Même les stades du dernier du championnat sont toujours pleins.

Comment trouvez-vous le cadre de Sol Béni ?

Le cadre de Sol Béni n’est plus à commenter. Lorsque je suis venu en stage FIFA pour la préparation physique, j’ai trouvé que le cadre est propice à l’épanouissement et à la réussite. C’est un cadre idéal et professionnel. Il faut dire merci au PCA, Me Roger OUEGNIN et aux dirigeants de l’ASEC Mimosas parce qu’ils ont vu grand. Il y a des clubs en Europe qui n’ont pas ce genre d’infrastructure. C’est du beau travail. Je pense qu’il faut continuer et ne pas regarder en arrière parce qu’il y a encore du travail à faire.

 

Retranscription : H.K

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