« On assiste déjà à des matches intéressants »

Un mois après la reprise, les choses vont bon train à l’Académie MimoSifcom. Le travail évolue dans une ambiance studieuse avec les regards rivés sur les objectifs de la saison. Comment Julien CHEVALIER et son staff technique gèrent les activités au quotidien ? Notre interview pour tout savoir.

Après la reprise, quel constat général faites-vous de cette entame de  saison ? 

Nous avons repris les entraînements le 7 septembre dernier et entamons, donc, la 6e semaine de travail. La période de reprise est toujours un peu difficile, mais les joueurs commencent à retrouver un rythme intéressant. Nous sommes dans une sorte de préparation de début de saison. Nous travaillons avec différents niveaux de capacités, avec l’intégration de nouveaux joueurs, surtout chez les plus jeunes. Mais, tous sont plutôt sérieux et à l’écoute pour bien travailler. Cela est essentiel pour pouvoir bien évoluer.

 

Combien de pensionnaires comptez-vous et comment sont-ils repartis ?

Nous avons toujours le même système de formation avec deux groupes de travail. Une vingtaine de U19, les plus grands et plus proches de l’équipe professionnelle. Pareil pour les U16, les plus jeunes – avec même des U14, parmi eux – mais là, avec beaucoup plus de nouveaux joueurs qui découvrent un nouveau rythme de travail. Nous avons donc au total un effectif d’une quarantaine de joueurs répartis en deux groupes de travail. Je m’occupe avec plus d’exigence des plus grands et les plus jeunes travaillent, plus patiemment, sous la coupe du coach TRAORE Siaka «Gigi» avec le soutien du coach ZARE Aboubakar.

 

Vous êtes de plain-pied dans le travail, avec les séances d’entraînement, mais aussi des matches amicaux. N’est-ce pas un peu trop précipité ?

Pas du tout ! Nous sommes en pleine reprise et les matches amicaux viennent compléter cette préparation en nous permettant de vérifier si le travail est bien assimilé. Les matches amicaux sont des composants de la préparation et vont aider le joueur à retrouver un rythme et une intensité nécessaires à la performance. En plus de la préparation physique individuelle du joueur, les matches amicaux nous servent de préparation collective pour mettre en place la cohésion de notre jeu afin d’être de plus en plus performants. On a commencé, progressivement, avec des temps de jeu qui augmentent au fur et à mesure. On gère l’état physique des joueurs parce qu’ils ne sont pas prêts au départ, et qu’il ne faut pas également freiner leur progression avec une blessure. On assiste déjà à des matches intéressants pour nos U19 face à des adversaires solides afin de nous mettre en difficulté. Cela permet de valider notre mise en place, de trouver certains réglages et de corriger les choses qui ont été oubliées ou que les joueurs ne connaissent pas encore. C’est plus le contenu que le résultat qui nous intéresse à travers ces matches. Ce sont des séances de préparation améliorées avec plus d’intensité et une rigueur naturellement plus importante demandée aux joueurs.

Avec les plus jeunes, nous avons des oppositions plus faciles qui leurs permettent de trouver des repères et de se mettre un peu plus tranquillement au rythme de l’Académie.

 

Vous parlez de préparation. Mais quels sont vos objectifs ?

Le travail de préparation d’une équipe consiste à se préparer à la compétition. Mais les aléas de l’organisation des compétitions officielles restent encore flou. On le voit pour le groupe professionnel, par exemple. Nous préparons déjà, simplement, nos jeunes à répondre aux efforts et aux exigences que nous leur imposons nous-mêmes, dans le but de les amener à supporter les charges de travail et l’intensité de jeu qui va les amener à progresser vers le niveau que nous recherchons. C’est notre objectif principal. Maintenant, nous  préparons, en effet notre équipe, pour la seule compétition annoncée pour le moment, qui est le TIDA (Tournoi International du District d’Abidjan). Il est relancé après une interruption l’année dernière, due à l’épidémie du virus Ebola et est annoncé pour la fin du mois de novembre. C’est une bonne nouvelle. Cette préparation doit donc nous amener à être performants lors de ce tournoi. C’est le premier grand objectif, à court terme, pour les garçons de l’Académie, cette saison, car le reste du calendrier est toujours aléatoire.

 

 

Qu’en est-il des compétitions officielles de la saison ?

Les choses n’ont pas beaucoup changé, vous savez. On voit que la date de la reprise du championnat professionnel est encore incertaine. Ce sera bien pour une fois que les championnats débutent ensemble. Si, en nous lisant, cela peut enfin donner de bonnes idées aux instances… Mais, pour l’instant, on ne se préoccupe pas de cela. Nous sommes dans la recherche de la progression. Si on ne nous donne pas de compétition, on s’adaptera et on s’en créera en invitant des équipes pour des tournois ou autre.

 

Quel sort est réservé aux joueurs de l’Académie MimoSifcom qui reviennent  de prêt ?

Ces retours de prêts ne concernent plus directement l’Académie MimoSifcom. S’il y a des retours, ce sera pour le groupe professionnel. Certains sont annoncés et c’est très intéressant pour l’Académie. L’objectif était que ces joueurs montrent de quoi ils étaient capables à l’extérieur pour ensuite venir apporter leur pierre à l’édifice de l’ASEC Mimosas. Ce sera le cas cette saison. Ils ont joué la saison dernière et nous ont même posé des problèmes. Ça montre que du travail est fait à l’Académie MimoSifcom. A ces jeunes joueurs de confirmer les bonnes choses qu’ils ont faites dans les clubs où ils ont évolué et se sont affirmés, encore plus, car ils devront faire face à une concurrence plus forte pour gagner une place sur le terrain et répondre aux attentes de l’ASEC Mimosas.

 

A quand est prévu le début des séances de détection de la nouvelle saison et comment se dérouleront-elles ?

Nous avons déjà commencé nos observations. Pour le moment, nous avons choisi de ne rassembler les joueurs qu’à Sol Béni, où nous invitons, chaque mercredi, des joueurs qui nous sollicitent pour venir nous montrer leurs qualités. Avec la période des élections, nous avons voulu éviter de prévoir un calendrier et de ne pas pouvoir le tenir. Nous nous sommes donc organisés autrement. Et puis, on saisit toujours l’occasion de se déplacer à l’improviste. J’ai invité 5 joueurs aperçus, ce samedi, sur des terrains de jeux sans faire d’annonce de ma venue. C’est une excellente façon de repérer des joueurs, en les découvrant dans leur contexte, sans qu’ils se sentent observés et jugés. Nous sommes toujours en éveil pour recruter de bons joueurs, mais nous devons aussi travailler pour aider au maximum ceux qui sont présents à l’Académie MimoSifcom.

Interview réalisée par H.K

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