« Je me sens bien à l’ASEC Mimosas »

Capitaine de l’ASEC Mimosas depuis deux saisons et contreuse centrale des Eléphantes volleyeuses, KONAN Ahou Prisca surfe sur un nuage de succès pour avoir réalisé le doublé Championnat-Coupe nationale avec l’ASEC Mimosas, en 2014, puis en 2015. Elle nous parle de sa carrière et de ses ambitions sportives. Interview !

– Si vous devez vous présenter aux lecteurs d’ASEC Mimosas Magazine, que diriez-vous ?

– Je m’appelle KONAN Ahou Prisca. Je suis capitaine de l’équipe féminine de volley-ball de l’ASEC Mimosas. J’évolue dans cette équipe depuis 2010. Et depuis deux saisons, nous sommes à la fois championnes de Côte d’Ivoire et vainqueurs de la Coupe nationale. 

– Vous étiez handballeuse au départ. Comment êtes-vous devenue volleyeuse internationale ?

– Je jouais au handball au Collège Sainte Thérèse de Koumassi. Un jour, au cours d’une rencontre de l’OISSU, l’entraîneur de volley-ball du Collège m’avait remarquée. Après le match, il m’avait approchée pour me dire que j’ai une belle taille pour jouer au volley-ball. Je lui ai dit que je n’avais jamais pratiqué ce sport. Il m’a demandé si ça m’intéressait de le pratiquer. J’ai répondu que ça m’intéressait. Alors, il m’a prise en main dans l’équipe de volley-ball du collège. Je jouais à la fois dans les équipes de handball et de volley-ball du collège dans les tournois de l’OISSU. J’ai appris à jouer au volley-ball avec BAGATE Abdoulaye, notre entraîneur du collège qui était aussi l’entraîneur du Stella Club. C’est lui qui m’a ensuite enrôlée au Stella Club. C’est en 2010 que je suis arrivée à l’ASEC Mimosas avec le coach BAGATE et d’autres joueuses du Stella Club.

– Pourquoi avez-vous arrêté le handball ?

– J’ai arrêté de jouer au handball à cause d’une blessure au genou. Je me suis consacrée entièrement au volley-ball après ma guérison.

– Depuis deux ans, vous êtes capitaine de votre équipe et depuis deux saisons, vous réalisez le doublé Championnat-Coupe nationale. Peut-on dire que vous êtes une capitaine porte-bonheur ?

– Je pense que cette performance est le résultat de l’effort de tout le groupe, depuis les dirigeants jusqu’aux joueuses en passant par les encadreurs techniques et médicaux.

– Qu’est-ce qui permet à l’ASEC Mimosas de dominer si outrageusement le volley-ball féminin ivoirien ces deux dernières années ?

– En plus de notre talent, je dirai que c’est grâce à notre expérience et à notre force de caractère. Parce que nous avons été souvent menées largement durant certains sets, mais nous nous sommes toujours battues courageusement pour remporter finalement ces sets et gagner le match. 

-Vous avez été entraînée d’abord par un homme, puis par une femme. Quelle différence y a-t-il entre le coaching d’un homme et celui d’une femme ?

– Entraîner des filles est un peu difficile pour un homme. Il existe souvent beaucoup de petits problèmes entre les filles ou propres à chaque joueuse que nous ne peuvons pas confier à un homme, même s’il est notre entraîneur. Et ces problèmes ont souvent tendance à miner l’esprit d’équipe et à influencer négativement, les résultats. Alors qu’une femme entraîneur connaît mieux les problèmes des femmes. Il est plus facile de se confier à elle comme c’est le cas avec Mme TALL Hadiaratou. Elle est à la fois notre entraîneur, notre maman, notre confidente et notre conseillère. Quand nous avons des problèmes, nous lui en parlons et elle nous donne des conseils ou elle fait ce qu’elle peut pour nous aider.

– Depuis quand êtes-vous devenue volleyeuse internationale ?

– J’évolue en équipe nationale depuis 2011. Dernièrement, j’étais avec la sélection nationale au Ghana, dans le cadre du tournoi des éliminatoires Zone 3 de la Coupe d’Afrique des Nations. Nous nous sommes rendues à cette compétition dans des conditions difficiles. Mais nous avons fait des sacrifices pour défendre les couleurs de notre pays. Nous avons terminé 3es derrière le Nigeria et le Ghana. Je pense que nous avons fait ce que nous pouvions. Dans tous les cas, nous avons gagné forcément quelque chose parce que ce fut une expérience enrichissante. 

– Quelles sont vos ambitions sportives.

– Je me sens bien à l’ASEC Mimosas où il règne un très bon esprit de famille. Je souhaite continuer à porter les couleurs de ce club et à remporter toutes les compétitions auxquelles il prendra part. J’ambitionne aussi de jouer un jour au haut niveau dans un club d’Europe et vivre de nouvelles sensations. 

– Que pouvez-vous dire comme mot de fin ?

– Je formule une doléance au PCA et à toutes les bonnes volontés pour nous aider à donner toujours le meilleur de nous-mêmes. Je souhaite que le club ASEC Mimosas dispose de moyens financiers conséquents pour aider toutes ses sections comme c’était le cas dans le passé. Je vous remercie.

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