« J’y crois parce que tout est encore possible »

Alain GOUAMENE, l’entraîneur de l’ASEC Mimosas, persiste et signe. Pour lui, malgré le manque d’efficacité de son équipe qui, en plus, n’a plus son destin en main, le titre n’est pas encore perdu et il compte tout faire pour amener ses joueurs à relever ce défi. Interview.

 

 Les mauvais résultats de votre équipe, ces dernières semaines, sont incompréhensibles. Faut-il croire qu’elle est à bout de souffle ?

Mon équipe n’est ni en baisse de régime ni à bout de souffle. On a dominé tous les matches qu’on a perdus et ceux qui ont été sanctionnés par des matches nuls. On a simplement manqué de réussite lors de ces différentes rencontres. On a souvent  marqué un seul but ou on n’en a pas marqué du tout. Une équipe qui se crée cinq à dix occasions par match et qui peine à marquer un but, en encaisse forcément et cela est frustrant pour elle, pour ses dirigeants et ses supporters. Mais cela est compréhensible. Notre équipe est en construction. Il faut pour cela faire une projection sur trois saisons et la laisser se construire progressivement pour arriver à maturité. Sinon, ce sera un éternel recommencement et on n’en finira pas. Je comprends la déception de nos supporters parce que notre équipe leur a donné des espoirs à un moment donné.

On vous a souvent reproché de faire jouer votre équipe avec un seul attaquant. Mais depuis plusieurs matches, vous faites jouer votre équipe avec deux attaquants, mais le problème de l’inefficacité offensive demeure. Comment expliquez-vous cette situation ?

C’est la preuve que ce n’est pas un problème de nombre d’attaquants, mais un problème de lucidité devant les buts. Pourtant, on travaille beaucoup à l’entraînement. Malheureusement, on a moins de lucidité devant les buts. C’est un problème qu’on cherche à résoudre.

 Est-ce parce que certains de vos joueurs ne supportent pas la pression, l’intensité et la fréquence des entraînements ?

Certains joueurs ont beaucoup progressé dans le jeu. D’autres nous ont malheureusement démontré qu’ils ne supportent pas la préparation à l’ASEC Mimosas et la pression qui existent autour de l’équipe. Ceux qui n’arrivent pas à s’intégrer seront remplacés la saison prochaine. Mais on ne va pas bouleverser notre effectif et la reconstruire. On recrutera à certains postes. Surtout en attaque où on a besoin de buteurs, de tueurs.

Vous confirmez donc que l’ASEC Mimosas a des attaquants, mais pas de buteurs comme disent les Actionnaires ?

Je confirme qu’on a des attaquants, mais pas de buteur. Ceux qu’on a recrutés pour nous marquer des buts ne trouvent pas le chemin des filets. On se retrouve aujourd’hui avec de jeunes joueurs, qui sont bons certes, mais qui manquent de lucidité et d’efficacité devant les buts. Malgré cela, un garçon comme GUINDO Saliou qui n’a marqué qu’un but jusqu’ici abat un travail colossal en attaque. On a besoin d’un buteur à côté de lui pour exploiter les brèches qu’il ouvre dans les défenses adverses. C’est pour cela que je parle d’une équipe en reconstruction. On gardera un bon nombre de joueurs de notre effectif qu’on renforcera avec quelques joueurs de qualité.

Vous anticipez sur ce qui se fera la saison prochaine. Que dites-vous de la situation actuelle de votre équipe qui ne marque presque pas de but et qui n’a pas non plus son destin en main, à deux journées de la fin de la Ligue 1 ?

Au fond de moi, je suis convaincu qu’on sera champion de Côte d’Ivoire. On est deuxième du championnat sans marquer beaucoup de but et avec des défenseurs qui marquent plus que nos attaquants. N’est-ce pas une preuve que tout est possible ? Je vous le dis, avec Dieu, tout est possible. Il faut seulement qu’on gagne nos deux derniers matches et on verra.

 Vous n’aurez donc pas de préparation particulière pour les dernières journées ?

Sur le plan psychologique, oui. On préparera nos garçons de sorte qu’ils se présentent sur le terrain avec un mental de fer.

 

Interview réalisée par K. Ismaël 

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