« J’ai été une grande championne grâce à l’ASEC-SIFCA»

Née le 9 août 1977, à Anyama, spécialiste du dos, du papillon et de la nage libre, TOPE Patricia a tombé plusieurs records nationaux et fait les beaux jours de la Section natation de l’ASEC-SIFCA. Cette grande championne a reçu les honneurs de RJN qui l’a invitée dans son « Salon des Actionnaires » récemment. La «Fine  Fleur » de l’ASEC Mimosas comme on la surnommait a partagé avec les auditeurs son histoire avec la grande équipe de natation de l’ASEC –SIFCA. Nous vous proposons les grands moments de ses échanges avec Clément DIAKITE, le présentateur de l’émission.

Que deviens TOPE Patricia ?
Je suis aujourd’hui agent de la Mairie de Cocody. Plus précisément, je suis  Maître-nageur au Club Municipal des deux-plateaux. Je vie en couple et je suis également mère de deux adorables filles de 6 et 1 ans.

Comment êtes-vous arrivée à la natation ?
Tout a commencé, lorsque j’étais en classe de CE1, à l’École régionale de Treichville. Etant donné que l’école était non loin de la Piscine d’État, nous nous y rendions très souvent. Le premier jour, j’avais très peur et j’ai été jetée à l’eau par le maître-nageur de service, certainement pour «tuer» cette peur en moi. Malheureusement, lorsque j’ai réussi à sortir de l’eau, je suis rentrée aussitôt à la maison. C’est deux mois après que j’ai décidé d’y retourner. Je suis allée vers M. AKRE qui était le Directeur de la Piscine d’État à l’époque. C’est ce dernier qui m’a mise en confiance, en me mettant une ceinture de sécurité avant de me remettre à l’eau. Tout est parti de là et j’ai commencé à prendre goût à la natation.

Comment êtes-vous devenue nageuse à l’ASEC SIFCA, en 1987 ?
Je suis arrivée à l’ASEC-SIFCA par l’intermédiaire d’OGA Maxime qui avait sollicité M. AKRE pour me recruter au sein de l’équipe de l’ASEC-SIFCA dont il était l’entraîneur. Et comme mon père était un fervent supporter de l’ASEC Mimosas, cela n’a posé aucun problème à mon niveau. Par contre, mon père n’était pas d’accord avec cette idée parce qu’il voulait que je me consacre à mes études. Mais, je me cachais pour aller aux entraînements.

Parlez-nous de vos grands débuts avec cette équipe de l’ASEC-SIFCA.
Les débuts n’ont pas été faciles, mais ils se sont très bien déroulés. Je vais à ce sujet, vous raconter une anecdote. C’était en 1989, nous avions effectué un déplacement à Yamoussoukro, à la Piscine Olympique du Lycée Scientifique pour ma première compétition dotée du trophée Mamie ADJOUA. J’étais très craintive à l’idée d’affronter les sœurs GNABO déjà réputées pour leurs performances à la Piscine d’État de Treichville. Pendant la compétition, j’ai été au coude-à-coude avec GNABO Laure, jusqu’à la finale. En présence du Ministre des Sports d’alors, René DIBY, qui avait levé son pouce en ma direction, au top départ, en signe d’encouragement, j’ai remporté la finale, sans vraiment m’en rendre compte.

 

Que s’est-il donc passé ?
Il faut dire que, j’ai une grande phobie des batraciens. Et donc, juste après le top départ de la course finale, une voix s’était écriée dans mon dos, me signalant la présence de grenouilles dans le bassin. J’ai donc tenté de me sauver et j’ai très vite fait pour atteindre le point d’arrivée. C’est une fois là-bas, que j’ai constaté que j’avais gagné la course et remporté le prestigieux trophée Mamie ADJOUA.

Ainsi démarrait une carrière riche en trophées, avec une grande complicité de certaines coéquipières. N’est-ce pas ?
Oui, nous formions avec Aïssata DESBANS et SEY Pamela, une très belle équipe. Une très grande complicité régnait entre nous. Il était établi que TOPE Patricia soit à la tête de chaque course et que mes deux coéquipières occupent les deux autres places du podium.

Quels étaient les grands atouts de TOPE Patricia ?
Outre mon allure filiforme, je m’imposais un régime alimentaire très strict pour garder une bonne ligne de compétition. Je ne mangeais pas n’importe quoi.

Quels bons et mauvais souvenirs gardez-vous de votre passage à l’ASEC SIFCA ?
Les bons souvenirs à l’ASEC-SIFCA sont très nombreux. Grâce à l’ASEC-SIFCA, j’ai été révélée au grand public avant d’être sacrée, plusieurs fois, championne de Côte d’Ivoire. Je profite de ce temps d’antenne à RJN pour dire tous mes remerciements aux présidents Jack BABIER, Yves LAMBELIN et Me Roger OUEGNIN qui étaient vraiment à nos petits soins pour nous permettre d’être des championnes. Nous avons bénéficié, par exemple, de deux stages de perfectionnement, en France, précisément à Aix-les-Bains et à Montluçon, en compagnie de CISSE Vamoussa, de KORA Ibrahim, de VREMEN Serge, l’actuel président de la FINS et de DIEYE Pierre Raphaël. 
Par contre, je suis vraiment déçue de la Fédération Ivoirienne de Natation et de Sauvetage qui, jusqu’aujourd’hui, ne fait absolument rien pour les athlètes. Raison pour laquelle, je ne permettrai à aucun de mes enfants de faire la natation pour prétendre à un mieux être.

Parlant encore de souvenirs, on se souvient qu’en 1991, vous avez fait une saison fabuleuse en battant 6 records nationaux. Vous avez bouclé les 50 mètres nage libre en 31,42s ; les 100 mètres nage libre en 1mn 11,45s ; les 50m dos en 36,71s ; les 100m dos en 1mn 25s ; les 200m papillons en 3mn 29s et les 200m dos en 3mn.

C’est exact. Cette saison est mémorable. A la suite de cet exploit, le PCA de l’ASEC Mimosas, Me Roger OUEGNIN nous avait réservé une très belle réception dans un grand restaurant de la place.  La soirée s’est achevée avec la remise de petits présents que nous avons emportés à la maison. C’était vraiment merveilleux.

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