« Sol Béni est une merveille »

Oga YAPO  Maxime a écrit les plus belles pages de la natation ivoirienne avec l’ASEC-SIFCA (la section natation de l’ASEC Mimosas, Championne de Côte d’Ivoire pendant plus d’une décennie  sans discontinuer).Sous sa direction, des athlètes tels que TOPE Patricia,  SEMBENE Ousseynou, VREMEN Serge, OUATTARA Aïssata Desban, KORA Ibrahim et autres, l’ASEC–SIFCA a tout raflé et battu de nombreux records de Côte d’Ivoire.  Cet homme orchestre du succès de l’ASEC -SIFCA  devenu, en 2009, Président de la Fédération Ivoirienne de Natation et Sauvetage avant de prendre sa retraite, était l’invité du « Salon des Actionnaires », sur RJN, le samedi 28 mars dernier. Nous vous proposons quelques extraits des échanges qu’il a eus avec Clément DIAKITE, lors de l’émission.

Que devient OGA Maxime ?

Depuis mon départ de la Fédération Ivoirienne de natation et Sauvetage, en 2011, j’ai décidé de m’éloigner du sport. Je  me suis reconverti dans le métier du bâtiment.

 Qu’est-ce qui explique cette reconversion inattendue ?

Je suis parti de la fédération avec beaucoup de déception. Je faisais face à des problèmes personnels récurrents alors que mon rôle était de veiller au développement de la natation ivoirienne. Etre Président d’une fédération de sport en Côte d’Ivoire n’est pas chose aisée. On peut venir en aide une fois en passant, mais quand cela devient comme une règle, on ne peut plus travailler efficacement.  J’ai essayé de suivre les traces de TOURE Castilho, mais je n’étais pas nanti financièrement.

 Comment êtes-vous arrivés à la natation ?

En 1973, j’ai concouru pour le métier des postes et télécommunications. A l’annonce des résultats et contre toute attente, avec  deux autres amis, nous avons plutôt été orientés  à l’INJS. Arrivés sur place, nous avons été soumis à des tests qui ont été concluants. Après 3 ans de formation à l’INJS, j’ai été affecté à la maison de la fraternité FHB, à Bietry, qui comprenait une piscine de 25 mètres.  C’est là que tout a véritablement commencé pour moi.

 A quand remonte la relation Oga Maxime – ASEC SIFCA ?

Après la maison de la fraternité, j’ai encore participé à un autre concours pour sortir Conseiller d’Education Physique. Je suis donc retourné à l’INJS pour 3 autres années de formation. En 1986, j’ai été  affecté à la piscine d’Etat de Treichville. C’est là-bas qu’à veritablement débuté mon métier  d’entraîneur de natation. Les autres années, je ne jouais que le rôle de maître nageur. C’est à partir de là, en 1986, que j’ai été approché par les dirigeants de l’ASEC Mimosas pour encadrer la Section natation du club.

 Après, l’ASEC-SIFCA a volé de succès en succès. Sur quoi reposait sa réussite?

 Les choses n’ont pas été faciles au début. Mais avec l’arrivée du sponsor SIFCA dans les années 1990, nous avons eu les moyens financiers, le matériel pour travailler et une infrastructure adéquate. La piscine d’Etat de Bingerville avait été réhabilitée et mise à la disposition de l’ASEC SIFCA. Nous n’avions donc pas de problèmes de partage de bassin pour nous entraîner. Les athlètes étaient bien pris en charge et en voulaient terriblement pour montrer leur attachement aux dirigeants. Les Présidents Yves LAMBELIN, Jacques BARBIER et Roger OUEGNIN à qui je dis infiniment merci, étaient à nos petits soins. Nous ne manquions presque de rien. Toutes les conditions étaient vraiment réunies pour faire du bon travail et glaner des trophées.

 Comment êtes-vous devenu président de la FINS ?

Lorsque je devais aller à la retraite en 2006, le président de la FINS d’alors, TOURE Castilho m’avait fait appel et m’avait coopté comme 4e vice-président de la fédération. Nous avons travaillé ensemble jusqu’en 2008 quand il nous a quittés. Avec plus d’expérience, j’ai été élu le 29 mars 2009, par 30 voix contre 3 pour le Colonel Lanciné FOFANA, pour assurer l’intérim, à la tête de la FINS.

 Pourquoi le choix de TOURE Castilho s’est-il  porté sur vous ?

J’avais obtenu la confiance de TOURE castilho lorsque j’avais réussi à débloquer une situation en faveur de la fédération. Il avait déposé une demande de sponsoring d’une manifestation à la SIFCA qui était restée sans suite. Le Président Ali DAHER lui a donc conseillé d’entrer en contact avec moi pour que je puisse l’introduire auprès du Président Yves LAMBELIN, le PCA de la SIFCA. Il avait hésité, mais s’était finalement résolu à me solliciter. Et j’avais obtenu le rendez-vous avec Yves LAMBELLIN et mieux, grâce à ma contribution à la dite séance de travail, le budget initial de 1.500.000f cfa avait été  doublé (3.000.000f CFA) et décaissé le lendemain. Depuis ce jour, le président TOURE s’était attaché à moi. Je pense que c’est pour cela que, lorsque je partais à la retraite, il m’avait fait appel à ses côtés, à la FINS.

 Que pensez-vous de la dimension qu’a prise l’ASEC Mimosas ?

Je suis ému de me retrouver dans ce beau studio «TOURE Mamadou» de RJN. Je pensais que la communication de l’ASEC Mimosas se limitait au Magazine. La surprise est de taille avec ce que je constate. J’ai vu Sol Béni en construction dans les années 1990. Aujourd’hui, c’est une merveille. Bravo donc à Me Roger OUEGNIN, le président du Conseil d’Administration de l’ASEC Mimosas.

LAISSER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

quatre × un =