« La maman des Académiciens »

TIEMOKO Appie Anasthasie connue sous le nom de « La Vielle-mère » était l’invitée de RJN, dans le « Salon des Actionnaires », l’émission réservée aux illustres serviteurs de l’ASEC Mimosas. Sans faux-fuyant, la Oyé devenue Mimosas et qui  a confectionné des repas  pour toutes les générations d’Académiciens de Sol Béni, s’est exprimée sur RJN. Lourde d’un vecu à l’ASEC Mimosas, nous vous proposons des séquences de l’échange avec Clément DIAKITE.

 Comment êtes-vous arrivée à l’ASEC Mimosas alors que vous étiez une grande supportrice du club rival, l’Africa Sports ?

J’ai été sollicité par AMUAH Lambert (Ex-intendant à l’Académie MimoSifcom), en 1996, pour travailler à l’Académie MimoSifcom, alors que j’étais membre du groupe d’animation des supporters de l’Africa Sports de la Cité policière de Treichville. La décision de venir à l’ASEC Mimosas a été très difficile pour moi. Au départ, j’ai refusé l’offre. Mais sur insistance de Lambert, j’ai fini par céder, à condition qu’on se garde de dire du mal de l’Africa Sports, en ma présence, à Sol Béni. Grande fut ma surprise de constater, lorsque j’ai commencé à travailler, que personne ne faisait cas de l’Africa Sports. Tous vaquaient à leurs occupations sans tenir compte de l’Afric Sport. Cela m’a beaucoup impressionné et au fil des jours, mes plumes vert et rouge sont devenues jaune et noir.

 Comment une femme aussi portée sur le sport et qui suivait les hommes dans les stades a eu le temps d’apprendre à cuisiner pour devenir le cordon bleu de l’Académie MimoSifcom ?

J’ai appris à cuisiner pendant que j’étais encore au village. Je suis arrivé à Abidjan un peu tard. Mais j’ai toujours aimé faire la cuisine. Le premier met que j’ai mijoté pour les pensionnaires de l’Académie MimoSifcom a été un plat de riz à la sauce pistache, qu’on appelle communément sauce arachide ou sauce RDR. Cette recette a été appréciée de tous. C’est ainsi que je suis restée à l’Académie MimoSifcom où avec ma sœur Yvette, nous faisons, tous les jours, des repas pour les pensionnaires.

 Quel est, à ce jour, ton meilleur souvenir à l’ASEC Mimosas ?

Je suis devenue une star à l’ASEC Mimosas parce je suis la maman des stars du football ivoirien. Même à Paris, où j’ai été dans le cadre de mes vacances, des personnes m’ont  reconnue comme étant la vielle-mère des Académiciens. Je retiens un très bon souvenir de l’époque des Académiciens de la première promotion parce qu’ils avaient un jeu attrayant et efficace. Après chacun de leur match, on était fier de se retrouver à Sol Béni, le lendemain.

J’ai été également marqué par la considération qu’a le PCA, Roger OUEGNIN, pour nous, le personnel l’ASEC Mimosas.

 Vous, la maman des stars, vous devriez être pleine aux as actuellement ?

Ma poche est  malheureusement vide pour l’instant. J’espère avoir cette reconnaissance un jour. Mais, pour le moment, j’attends et je reste patiente.

 Comment avez-vous vécu les problèmes survenus à l’Académie en décembre 2001 ?

J’ai beaucoup souffert de cette séparation avec les Académiciens. Je ne savais plus que faire et je me posais de nombreuses questions. Cette période fut ma plus grande déception à l’ASEC Mimosas. Malgré tout, et avec l’aide de Hyacinthe COULIDIATI, l’Intendant Général actuel de l’ASEC Mimosas, nous avons été réintégrés en septembre 2002 lorsque les activités ont repris à l’Académie MimoSifcom, avec le formateur Pascal THEAULT.

 Quels sont vos rapports avec les jeunes générations actuelles ?

Les jeunes d’aujourd’hui sont beaucoup plus difficiles à contrôler. Je suis comme leur grand-mère, ici, à Sol Béni. Les relations entre petits-fils et grands-parents sont souvent émaillés de disputes. Mais, nous nous y faisons parce que nous sommes là pour œuvrer à leur formation et à leur épanouissement futur.

 Quels sont vos relations avec les ex-académiciens qui évoluent aujourd’hui en Europe ou en Asie ?

Quelques uns viennent s’enquérir de mes nouvelles lorsqu’ils sont à Abidjan. Je les adore tous, surtout Copa BARRY qui me rend très fréquemment  visite. Je pense que ceux qui ne sont plus en activités en Europe doivent revenir  au bercail pour relancer leur carrière, à l’image de ce que font les joueurs brésiliens. L’ASEC Mimosas est leur maison et sa porte ne leur sera jamais fermée.

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