« L’ASEC Mimosas est mon club de cœur »

Père de deux enfants et sociétaire de l’équipe du FK Rostov, en Russie, l’ex-pensionnaire de l’Académie MimoSifcom et de l’ASEC Mimosas, Alexandre Lolo IGOR, a profité de ses vacances à Abidjan pour participer à l’émission « Le Salon des Actionnaires » de RJN. Nous vous proposons des extraits des échanges entre lui et l’animateur Clément DIAKITE

Quelle est votre actualité ?

Je suis toujours en activité et j’évolue actuellement au FK Rostov, en première division Russe depuis novembre 2013. Au vu de la belle saison que je viens de réussir dans ce club, j’espérais une place dans le groupe des Eléphants pour le Mondial 2014. Malheureusement, ça n’a pas été le cas et je suis un peu déçu. Mais, bon, ce n’est que partie remise. Il faut savoir rebondir après des échecs.

Comment êtes-vous arrivé au football ?

Le football n’était pas réellement ce que je voulais faire étant tout petit. Mais la victoire des Eléphants  lors de la CAN 1992 a été le déclic qui m’a fait changer d’avis et opter pour ce sport. J’ai donc commencé à rêver et je me voyais à la place des Aka KOUAME, SAM Abouo, GADJI Céli et autres. J’ai débuté dans mon quartier, à la cité policière du Plateau. Plus tard, un ami qui se prénomme Serge m’a proposé de rejoindre l’équipe Donkoff de Yopougon. C’est à partir de là que je me suis lancé dans les tournois de quartier et je jouais un peu partout et surtout avec l’équipe de Nina FC, à Adjamé, avec comme coéquipier Tony KOUTOUAN. Je me suis ensuite retrouvé dans l’équipe Minimes de l’ASEC Mimosas avec le coach KIE Michel et nous nous entraînions au Stade Robert CHAMPROUX de Marcory.

Comment êtes- vous arrivé à l’Académie MimoSifcom ?

En 1994, j’ai eu écho que le coach Jean Marc GUILLOU avait un projet de création d’une Académie de football de l’ASEC Mimosas et donc qu’il sillonnait les différents quartiers d’Abidjan pour des tests de recrutement. J’ai réussi à participer à la séance du Golf hôtel. A la suite du test, le coach Jean Marc m’a dit que j’avais des qualités mais que j’étais un peu trop grand. Malgré cet échec, je n’ai pas baissé les bras. Et quelques mois plus tard, Jean Marc Guillou a assisté à un match de quartier, au stade de Badjame (Adjamé) entre mon équipe FC Nina et Les Inconditionnels d’Adjamé, l’équipe de SAMAKE Siaka (Ropero) dans laquelle figurait les joueurs Kolo TOURE et Aruna DINDANE qui deviendront aussi pensionnaires de l’Académie MimoSifcom. Ce jour-là, j’ai fait un très bon match qui a permis à Jean Marc GUILLOU de m’inviter au Stade FHB, lors d’un match de l’ASEC Mimosas. A la fin du match, je me suis approché du coach qui m’a dit que je pouvais intégrer l’Académie MimoSifcom dès le mardi suivant. C’était une joie immense pour moi parce que cela faisait partie de mes objectifs d’enfance.

Comment s’est déroulée votre intégration dans cette Académie qui comptait déjà 15 pensionnaires ?

Je tiens à signaler que deux mois après mon intégration à l’Académie MimoSifcom, mon coéquipier de Nina FC, Tony KOUTOUAN qui avait également impressionné Jean Marc GUILLOU lors du choc face aux Inconditionnels m’a suivi. Avec lui, l’intégration a été plus que rapide. Le groupe avait une bonne avance sur nous, mais avec notre abnégation et la solidarité dans ce groupe, nous nous sommes très vite adaptés au rythme d’entraînement de l’Académie MimoSifcom. Finalement, nous nous sommes retrouvés à 27 pensionnaires qui ont formé la première promotion de l’Académie MimoSifcom. Malheureusement ZOKORA Armand dit Armando, le petit frère de ZOKORA Didier nous a quittés très tôt. Mais il est resté toujours présent dans nos esprits.

Quelle était votre équipe de rêve étant à l’Académie ?

Jouer dans une équipe des Pays-Bas ou à Liverpool, en Angleterre étaient mes équipes de rêve d’enfance. Mais une fois à l’Académie MimoSifcom mon obsession était de réussir à atteindre le professionnalisme, peu importait l’équipe que je devais rejoindre. Il fallait donc travailler dur pour atteindre cet objectif. Un premier groupe dont Zokora Maestro, Aruna DINDANE et autres nous a précédés. Le fait de les voir partir nous a donné encore plus de punch pour travailler davantage afin d’être les prochains à partir.

Vous avez livré votre premier match avec l’équipe première de l’ASEC Mimosas dans l’axe de la défense, aux côté de KOUASSI Blaise. Quelles sensations éprouviez-vous à ce moment-là ?

J’étais un peu crispé avec quelques appréhensions. Mais au fil de la rencontre, j’ai pris beaucoup d’assurance grâce à mon ainé KOUASSI Blaise qui m’a permis de me mettre à l’aise. Bien avant, je jouais avec la deuxième promotion de l’Académie MimoSifcom pour garder le rythme et la forme.

Quel est le match qui vous a le plus marqué étant à l’ASEC Mimosas ?

C’est incontestablement le match aller des 16es de finales de la Ligue des champions 2003, face à l’AS Niamey, au Stade FHB. Nous avons gagné sur le score de 3 buts à 0 et j’avais inscrit le premier but d’une puissante frappe des 35 ou 40 mètres.

Que représente  l’ASEC Mimosas pour Lolo Igor ?

L’ASEC Mimosas est le club où j’ai  passé une grande partie de mon enfance. Durant 5 ou 6 ans, j’ai fréquenté Sol Béni. L’ASEC Mimosas est mon club de cœur et Sol Béni est ma maison.

Après une bonne saison 2002-2003, vous avez décidé de parti de l’ASEC Mimosas d’une manière un peu clandestine. Que s’était-il passé ?

Effectivement, j’avais fait une bonne saison 2002-2003, d’abord sous TRAORE Idrissa « Saboteur » et ensuite sous AKA KOUAME. Je me suis imposé dans l’équipe et tout se passait bien jusqu’en fin d’année 2003 où nous avons reçu une proposition du KSK Beveren, en Belgique. Zezeto, Joss, Yapi, Yaya TOURE, NE Arsène étaient partis. Je devais être la sixième personne, mais le PCA Me Roger OUEGNIN avait plutôt encore besoin de moi et a donc demandé que je reste. Je n’ai pas forcé la porte pour partir comme certains voudraient le faire croire. J’étais de la prochaine vague et donc j’ai attendu mon tour pour partir.

Quelles sont vos relations avec l’ASEC Mimosas aujourd’hui ?

Les relations sont au beau fixe. Je n’ai aucun problème avec les dirigeants et les travailleurs de Sol Béni. C’est toujours un plaisir pour moi de revenir à Sol Béni. Je suis de près l’équipe qui connaît actuellement des difficultés face surtout à l’équipe du Séwé Sport qui tente de lui voler la vedette.

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